Je n’arrive plus à uriner : Que faire ?

Dans les heures qui suivent, la douleur apparaît, particulièrement violente, car la vessie continue à se remplir, et on ne parvient toujours pas à évacuer l’urine. La rétention urinaire aiguë est un événement rare chez les hommes souffrant de troubles urinaires, mais traumatisant par le caractère brutal et par la nécessité de se rendre d’urgence à l’hôpital.

“Je me suis levé et je n’arrivais pas à uriner, explique Jacques, 72 ans. C’est arrivé brutalement un matin. J’étais très choqué.”

Une stase de l’urine, pourquoi ?

« La rétention urinaire aiguë se produit généralement chez des hommes ayant un adénome de la prostate, c’est-à-dire une augmentation de volume ou une modification de consistance de la prostate liées à l’âge », explique le Dr Alexandre Molet, urologue.

Rappelons les signes de l’adénome : envie impérieuse d’uriner, fuites urinaires, levers nocturnes, besoins fréquents d’uriner, impression de vidange incomplète de la vessie et jet urinaire faible.

II ne faut pas avoir peur d’une sonde urinaire ! Beaucoup d’hommes appréhendent la pose d’une sonde urinaire. Il faut les rassurer.

Du fait de cette augmentation de volume, la prostate bloque le passage de l’urine par l’urètre, canal qui conduit l’urine de la vessie vers l’extérieur. Cet adénome fait alors obstacle à l’évacuation de l’urine, qui se trouve piégée dans la vessie. Peu de signes laissent présager l’apparition de cette complication, bien que parfois on constate un jet particulièrement faible dans les heures ou les jours qui précèdent. Cet épisode peut être favorisé par une constipation ou par la prise de certains médicaments.

Première urgence: soulager la douleur

Dans un premier temps, il faut évacuer les urines de la vessie pour soulager le patient. Cette évacuation est réalisée à l’aide d’une sonde urinaire que l’on introduit par l’urètre après une anesthésie locale.

La sonde est laissée en place deux à trois jours avant de la retirer et de constater la reprise ou non des mictions.

Le succès peut être favorise par l’administration d’un médicament dit alpha-bloquant, qui va relâcher la pression de la prostate et renforcer le muscle de la vessie pour qu’il se contracte mieux. Dans 50 à 70 %, la miction reprend normalement.

Dans 30 % des cas, on opère

Si le traitement par médicament ne permet pas la remise en route normale de la miction ou que la rétention urinaire aiguë se reproduit dans les mois qui suivent, ce qui arrive malheureusement chez un patient sur deux, l’intervention s’impose. L’objectif est de réaliser une réduction de l’adénome de la prostate soit par les voies naturelles (par endoscopie) soit par une incision abdominale (c’est ce que l’on appelle une adénomectomie). Cette intervention est aujourd’hui bien maîtrisée et impose quatre à cinq jours d’hospitalisation.

En revanche, il est important de savoir que cette intervention est responsable chez 95 % des patients d’une éjaculation rétrograde, ce qui signifie que le sperme remonte vers la vessie au lieu d’être émis vers l’extérieur.

« Cette modification de l’éjaculation n’a pas d’incidence sur le désir, l’érection ou l’orgasme, mais elle rend l’homme infertile. Ce qui pose un problème chez les patients jeunes désireux de paternité » précise le Dr Molet.

Une réaction à Je n’arrive plus à uriner : Que faire ?

  • Bonjour j’j’ai eu une sonde urinaire durant une semaine on me l’a retiré il y à deux jours tout allait bien et deux jours après j’ai un besoin fréquent d’uriner mais pas moyen de vider ma vessie complètement est ce normal merci

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