Comment convaincre un proche d’aller voir un psy ?

aider quelqu'un a aller voir un psyL’un de vos proches va mal. Vous le sentez fragile psychologiquement, mais il refuse de consulter. Voici ce que vous pouvez faire. L’état psychique d’une personne est très difficile à évaluer. Tout va être dans la perception d’un ressenti, d’un changement de comportement par rapport à d’habitude. La personne touchée est souvent la dernière à en prendre conscience. Le rôle des proches est très important : s’ils perçoivent une souffrance importante, des répercussions sur la vie professionnelle (absentéisme, fautes répétées…) ou sociale (agressivité, paranoïa, isolement…), il faut inciter cette personne à consulter un psychiatre ou un psychologue. Que faire si elle refuse ?

Inutile d’agir par la contrainte

Pour qu’il y ait efficacité, le patient doit être actif dans sa thérapie, ou son traitement. La motivation du patient interviendrait pour 40 % dans l’issue positive d’une thérapie. C’est cette motivation qui permet de construire « l’alliance thérapeutique » la confiance qui s’instaure peu à peu entre le patient et son médecin ou thérapeute. Cette alliance est déterminante dans le traitement.

Ouvrez-lui les yeux sur sa souffrance

Chez les enfants et les adolescents, il est souvent nécessaire de leur forcer la main pour franchir la porte d’un cabinet. L’alliance thérapeutique n’est pourtant pas remise en cause, car ils font très vite confiance à leur médecin ou thérapeute.

Mais alors comment convaincre un adulte de consulter ?

Ouvrez-lui les yeux sur sa souffrance et sur les répercussions qu’elle engendre sur la famille en général.

Le mal-être psychique touche 40 % des Français.

S’il connaît mal sa maladie, aidez-le à se documenter par le biais d’ouvrages spécialisés ou la découverte d’associations…

Proposez-lui de l’accompagner chez un spécialiste. Même s’il est réticent au départ, il peut sortir confiant de cette première consultation et vouloir commencer un traitement.

Mais surtout, la personne a besoin d’être rassurée. La maladie mentale est toujours considérée comme honteuse. Pourtant, la souffrance psychique touche aujourd’hui 40 % des Français.

Ne pas abandonner trop rapidement

bien trop fréquemment encore de nos jours, les personnes pensent qu’il est impossible d’aider quelqu’un qui refuse d’aller consulter. En cause ? La psychologie elle-même qui a lourdement insisté sur le fait qu’il était soi disant impossible d’aider quelqu’un contre son gré !

Néanmoins, la thérapie stratégique et systémique brève se montre autrement pertinente et appropriée en la matière et prend une position bien plus nuancée.

Alors ne baisser pas les bras face à un personne en position de refus.

Il y a urgence si… Vous constatez l’un des comportements suivants :

  • Un état d’abattement extrême (la personne est prostrée, ne s’alimente plus).
  • Une violence envers elle-même (tentative de suicide, automutilation), envers autrui ou son environnement matériel.
  • Un délire, des hallucinations, un état d’agitation anormale.
  • Une angoisse ou une souffrance psychique extrême, un état dépressif intense.

Ce qu’il faut faire ?

  • Contacter le Centre médico-psychologique (CMP) le plus proche de chez vous.
  • Urgences Psychiatrie : 01.40.47.04.47.
  • SOS Psychiatrie : 01.47.07.24.24.
  • En cas d’extrême violence, appelez les pompiers (18), le Samu (15), la police (17).
  • Si vous estimez que la personne doit être hospitalisée mais s’y refuse, la loi du 27 juin 1990 vous autorise à procéder à une « hospitalisation sans consentement » (hospitalisation à la demande d’un tiers).

Sources : www.legifrance.fr

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