Les principes communs aux régimes des retraites

Le système de retraite français se révèle parfois compliqué à aborder. Il est impossible de calculer sa retraite sans comprendre comment fonctionne le régime dont vous dépendez. Que vous soyez salarié du privé, du public ou non salarié, nous sommes là pour vous aider à clarifier votre vision sur ce système. Pour cela, quel que soit votre statut, nous vous présentons les principes communs régissant les trois grands types de régimes de retraite.

Régime de retraite de base

Le régime de base est le fondement du système de retraite français. Il s’agit du premier niveau de revenu d’un retraité. Statutairement parlant, le régime de base est inscrit et régi par la loi, contrairement aux régimes complémentaires comme nous le verrons plus bas. Le revenu apporté par une retraite de base dépend directement de la durée pendant laquelle un assuré a cotisé. Autrement dit, plus le salaire de l’assuré et sa durée de cotisation sont élevés, plus le montant des revenus de retraite seront importants.

Il faut également savoir que le calcul de la retraite de base prend en compte :

  • le salaire moyen ;
  • un décompte des droits par trimestre ;
  • un plafonnement du revenu retenu de l’assuré.

Le plafonnement des salaires retenus place à un niveau modeste le revenu de la pension de retraite de base. Pour améliorer ce revenu, le régime complémentaire a été instauré.

Régime de retraite complémentaire

Le régime de retraite complémentaire est le deuxième niveau de rémunération d’un retraité. Il s’agit d’un régime obligatoire offrant des revenus additionnels valant parfois les deux tiers d’une pension de retraite. Le régime complémentaire est le résultat d’un accord entre les différents partenaires sociaux et le résultat de cet accord est nommé « convention collective ».

Pour le calcul de la retraite complémentaire, un système de cumul de points de retraite est adopté. La valeur en euro de ce point retraite varie d’une année à l’autre, en fonction du nombre de retraités et d’assurés qui cotisent.

Sachant que les revenus apportés par votre régime complémentaire sont indispensables à un niveau de vie correct et sachant que la valeur en euro d’un point retraite variera d’une année à l’autre, nous vous conseillons de bien planifier l’année de votre départ en retraite.

En effet, selon votre salaire moyen et si vous avez atteint l’âge légal de départ en retraite, il pourrait être plus avantageux pour vous de partir sans une retraite à taux plein, mais avec des points retraite élevés l’année de votre départ.

Indépendamment des régimes de base et complémentaire, le système de retraite français a prévu la possibilité d’ajouter des revenus facultatifs.

Régime de retraite supplémentaire

Le régime de retraite supplémentaire est le troisième niveau de rémunération d’un retraité. Il s’agit d’un régime facultatif offrant des revenus additionnels au moyen de plusieurs dispositifs de type assurance-vie. Toute personne ayant une activité professionnelle, qu’elle soit salariée, non-salarié ou agent de la fonction publique, peut souscrire à l’un de ces contrats.

La retraite supplémentaire est un régime par capitalisation, c’est-à-dire que l’assuré social décide d’épargner un capital de départ rapportant des intérêts. Lorsque l’assuré arrive à l’âge légal de départ à la retraite, il peut décider de récupérer l’ensemble du capital ou bien les intérêts sous forme de rente viagère.

Les principes communs aux régimes de retraites

Doté d’une grande diversité de régimes d’assurance vieillesse, le système français de retraite est construit autour de quelques principes communs valables pour les salariés du privé et pour ceux du public.

Principe de répartition.

Le principe fondateur de l’assurance vieillesse est un système par répartition. c’est-à-dire que les actifs actuels financent les revenus des retraités. Autrement dit, l’ensemble des cotisations prélevées sur les revenus des actifs est reversé aux retraités d’une année.
De plus, lorsqu’ils cotisent, les actifs financent la pension des retraités et acquièrent des droits de retraite sur les générations suivantes.

Principe social et familial.

Selon ce principe, il est pris en compte qu’une vie professionnelle peut avoir des périodes de ralentissement dues au chômage, à des congés parentaux ou à des arrêts maladies. Voilà pourquoi l’assurance vieillesse est obligatoire. À la fin de son activité professionnelle, l’assuré bénéficie d’un minimum de revenus garantis. Lorsqu’il part en retraite à un taux plein, si les prestations sont inférieures au seuil minimum, l’assuré recevra quand même un minimum contributif. Il y a aussi les majorations et les bonifications dont peuvent bénéficier les pères et mères de famille.

Principe de solidarité.

Il n’y a pas que la solidarité générationnelle qui entre en compte dans le système français. L’assurance vieillesse est un système solidaire ou l’ensemble des régimes de retraite accepte la compensation entre régimes afin de respecter une balance budgétaire. Selon les régimes de retraite, il peut y avoir une différence démographique dans le rapport entre les actifs qui cotisent et les retraités. Afin de maintenir en équilibre l’ensemble des régimes par répartition, le principe de compensation amène à répartir, entre les différents régimes, les ressources de cotisations.

En bref

Tout futur retraité bénéficiera d’une pension minimum de retraite. En effet, le système d’assurance vieillesse prévoit une retraite de base et une retraite complémentaire obligatoires. Grâce aux principes fondateurs de l’assurance vieillesse que sont la solidarité, la répartition des cotisations et un aspect social et familial certain, vous êtes maintenant prêts à consulter nos dossiers relatifs au calcul de votre retraite.

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