Adapter son logement à la perte d’autonomie

Bien souvent, personnes âgées ou handicapées préfèrent opter pour le maintien à domicile. Si leur condition physique le permet, plusieurs solutions offrent confort et sécurité. Tour d’horizon des meilleurs moyens pour adapter convenablement son logement à la perte d’autonomie.

Adapter son logement à la perte d’autonomie est souvent une mission remplie d’obstacle…

Les chutes représentent la première cause de mortalité par accident chez les personnes de plus de 65 ans. Les pièces doivent donc être suffisamment éclairées, notamment en privilégiant les sources de lumière multiples.

Les sols trop glissants, comme le carrelage ou un parquet trop ciré, se révèlent dangereux ; privilégiez donc la moquette. Les tapis doivent, quant à eux, être fixés au sol avec de l’adhésif double-face.

Enfin, des barres d’appui peuvent être fixées à plusieurs endroits pour faciliter les déplacements.

Protéger son escalier

Là encore, les sols glissants sont dangereux et les barres d’appuis indispensables.

Une autre solution, plus coûteuse mais parfois nécessaire, consiste à installer un monte-escalier. Il existe différents modèles qui s’adaptent à toutes les configurations. Leurs prix sont relativement élevés, variant entre 3 000 € et plus de 8 000 €.

Une cuisine fonctionnelle et sécurisée

Pour la cuisson, les plaques électriques sont à préférer au gaz qui demande plus de surveillance. L’évier peut être équipé d’un mitigeur thermostatique pour maîtriser le débit et la température de l’eau.

Enfin, les rangements doivent être pensés afin que les accessoires de cuisine soient accessibles, c’est-à-dire placés ni trop haut ni trop bas. Les plans de travail doivent aussi prévoir un espace suffisant pour permettre le passage d’un fauteuil roulant.

Bon à savoir : Les locataires en situation de handicap peuvent effectuer, à leurs frais, des travaux d’adaptation nécessaires à leur maintien dans les lieux, sans l’autorisation préalable du bailleur si ce dernier ne répond pas dans un délai de quatre mois (Loi n°2O15-1776 du 28 déc. 2015, article 16).

Une douche adaptée

Il s’avère important de choisir la douche ou la baignoire en fonction de la mobilité et des contraintes de la personne. Les douches sont plus faciles d’accès que les baignoires, notamment celles de plain-pied. On peut alors les équiper d’un siège et de barres d’appui. Les baignoires à porte sont également une option, car elles facilitent l’accès au bain sans que la personne ait besoin d’enjamber. Mais, leur prix reste élevé: entre 3 000 € et 10 000 €.

Organiser la chambre

La chambre doit se montrer à la fois pratique et confortable. Les lits peuvent être équipés de rehausseurs à glisser sous le matelas pour faciliter le passage de la position assise à la station debout.

Il existe aussi des lits électriques qui permettent de régler l’inclinaison du sommier avec une télécommande. Si la personne nécessite un couchage adapté, les lits médicalisés sont la solution: hauteur réglable, barrière de sécurité, potence…

Enfin, la table de nuit doit être suffisamment stable, les interrupteurs faciles d’accès et le chemin vers les toilettes dégagé.

Des aides financées

Les dépenses des propriétaires ou locataires liées aux équipements conçus pour les personnes âgées ou handicapées ouvrent droit à un crédit d’impôt de 25 % de l’investissement. Il concerne les travaux des sanitaires (évier et lavabo à hauteur réglable, baignoire à porte…), ainsi que les équipements de sécurité et d’accessibilité (barre d’appui, revêtement de sol antidérapant…) Son plafond est de 5000 € pour une personne seule et de 10000 € pour un couple, majoré de 400€ par personne à charge.

De plus, de nombreux organismes proposent des subventions et accompagnements comme l’Agence nationale de l’habitat (Anah), la fédération Soliha ou encore la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav).

Foire aux questions

Qu’est-ce que la Maison domotique d’application pédagogique ?

Le premier objectif de cet endroit est pédagogique. Des formations aux nouvelles technologies, qui seront demain intégrées aux domiciles des patients, y sont organisées pour les professionnels du domaine médical, social et des services à la personne.

Ensuite, il s’agit d’un « Living lab », un laboratoire vivant, qui permet aux personnes âgées et handicapées de rencontrer les différents acteurs du service à la personne. Nous les mettons en réseau afin de trouver de nouvelles solutions en termes de maintien à domicile.

Enfin, la maison sert de vitrine auprès du grand public avec l’organisation de portes ouvertes où les particuliers peuvent découvrir différents matériels en évoluant dans une vraie maison équipée de technologies.

En quoi la domotique offre-t-elle des solutions intéressantes pour le maintien à domicile ?

La domotique comprend tous les objets connectés destinés aux personnes âgées ou handicapées. Il peut s’agir, par exemple, de capteurs d’ouverture sur la porte du frigo qui alertent des personnes identifiées à l’avance si la porte n’a pas été ouverte au bout d’un certain temps. Il y a des indicateurs sur la consommation d’eau : si celle-ci chute brutalement, c’est qu’il y a un problème.

Tout est personnalisable selon les besoins. La domotique permet donc aux personnes de rester chez elles et d’avoir une vie normale sans intrusion, tout en étant rassurées et en permettant d’alerter leurs proches si besoin.

L’objectif n’est pas de remplacer l’humain par les technologies, loin de là: les deux doivent fonctionner ensemble.

Ces technologies sont-elles en pleine expansion ?

Les structures du service à la personne s’y intéressent de plus en plus. Mais c’est aussi aux usagers de devenir acteurs de développement de cette filière. La génération actuelle ne veut pas se laisser surprendre par le vieillissement et le marché sera prêt lorsque les générations ouvertes à ces nouvelles technologies seront en âge de les acquérir plus largement.

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