Faites taire la toux grâce aux plantes

Eucalyptus, lierre, coquelicot… autant de plantes actives et apaisantes. Sèche ou grasse ? C’est important de le savoir. Car du type de toux dépend le traitement.homme qui tousse

La toux sèche

D’origine virale ou irritative (tabac, pollution atmosphérique), elle est pénible, parfois douloureuse et fatigante. Comment traiter au mieux ? Il s’agit de bloquer le réflexe de la toux.

Pour stopper la toux d’irritation, le grindelia fait merveille depuis plusieurs siècles chez les Indiens de Californie. La conquête des Amériques l’a fait connaître en Europe et aujourd’hui, il reste très largement utilisé pour la préparation des sirops. En général, la toux de la coqueluche ne lui résiste pas. La teinture mère est très largement utilisée en homéopathie et en phytothérapie. Il est possible de l’associer au coquelicot ou au lierre, qui présentent des propriétés tout à fait complémentaires.

La toux grasse

Conséquence d’une infection bronchique ou d’un écoulement rhino-pharyngé vers les voies respiratoires, elle s’accompagne d’expectorations. Dans ce cas, le traitement consiste à rendre les sécrétions O.R.L. et bronchiques plus fluides.

Pour faciliter l’expectoration sans excès, la primevère mériterait d’être mieux connue. Le plus souvent, c’est la fleur qui est utilisée. Mais il est préférable de choisir la racine qui contient près de 10 % de principes actifs en plus. Elle sera conseillée pour les bronchites chroniques. Il est possible de l’associer à la racine de Polygala de Virginie pour préparer une décoction à parties égales.

Beaucoup d’autres plantes ont leur place ici, notamment la mauve, la saponaire, la violette, la guimauve, le sureau...

La fleur de tussilage (tussilago farfara) offre l’avantage de bloquer la toux et de limiter le risque d’infection car elle renferme une substance antibactérienne.

Elle sera tout particulièrement indiquée chez le fumeur qui est sujet aux bronchites hivernales. Cette plante est disponible en nébulisat et sera prescrite par le phytothérapeute à des doses variant de 0,30 à 1,40 g par jour pour un adulte

Quelle que soit la cause de la toux, le risque de surinfection est toujours possible. D’où l’intérêt d’associer à ces différentes préparations quelques huiles essentielles ayant des propriétés antibactériennes ou antivirales comme par exemple celles d’eucalyptus, de pin, de serpolet, d’hysope…

En pratique, le plus simple est alors d’ajouter une à trois gouttes de l’une d’elles dans une tasse d’infusion composée à parties égales de tussilage, bouillon blanc et racine de violette pour faciliter l’expectoration, ou de thym, lierre ou anis pour limiter la toux sèche.

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