L’incontinence urinaire : des solutions existent !

 

20 % des femmes de plus de 60 ans en souffrent : l’incontinence urinaire n’est donc pas une rareté.

Extrêmement invalidante, elle doit être diagnostiquée car on peut souvent la traiter. Or, nombre de médecins n’osent aborder ce sujet avec leurs patientes… et les femmes encore moins. D’autant que la fuite d’urines est parfois ancienne et souvent considérée comme une fatalité.

Elle est due avant tout toujours du fait de cette carence hormonale – à une diminution de force des muscles du périnée, d’où une moins bonne élasticité, une perte de la capacité de contraction et d’excitabilité. Ce phénomène (à la fois musculaire et vasculaire) est aggravé par des lésions anciennes survenues lors d’accouchements par voie naturelle, lésions extrêmement fréquentes dans ces cas. Enfin, l’atrophie des organes du pelvis participe à ces troubles de la continence.

Les femmes souffrent alors de fuite d’urine à l’effort (toux, soulèvement de poids, course…), de besoins impérieux et fréquents d’uriner, de levers nocturnes. Mais aujourd’hui, des solutions existent.

Le traitement hormonal substitutif permet de lutter contre l’atrophie vulvovaginale et d’améliorer la vascularisation et la force du muscle. Il permet aussi une rééducation plus efficace.

La rééducation, en effet, est un moyen de faire disparaître ces troubles bien connus de la jeune femme qui vient d’accoucher, mais mal connus de la femme ménopausée. Le principe est évident: renforcer la musculature du périnée. Plusieurs techniques existent : rééducation manuelle, par biofeedback (rééducation active faite au cabinet du kinésithérapeute) ou par stimulation électrique (passive).

Cette dernière présente l’avantage de pouvoir être faite à domicile. Lorsque l’on sait qu’il  faut souvent deux mois de séances quotidiennes (remboursées par la Sécurité sociale après entente préalable, avec un électro-stimulateur agréé, sur prescription médicale), on comprend l’intérêt de ce point. Bien conduite, la rééducation permet, d’après différentes études, de guérir le tiers de ces incontinences et d’en améliorer un autre tiers. Cependant, dans certains cas de prolapsus ou de lésions graves, le recours à la chirurgie se révélera indispensable.

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