Kiné respiratoire : les seniors aussi

Elle permet d'une manière général toutes les de désencombrer les bronches et pneumopathie-chronique-obstructive) d’optimiser le sont améliorées par la kinésithérapie respiratoire. Les plus fréquentes sont fonctionnement les bronchites chroniques et l’emphysème. L’asthme à dyspnée continue et la mucoviscidose sont aussi des indications de choix. Dans le cas particulier des greffes pulmonaires (ou cardiaque), la kiné respiratoire est primordiale pour préparer la cage thoracique à la transplantation. Et la réhabilitation respiratoire en postopératoire est essentielle pour recouvrer une aptitude à l’effort.

En quoi consiste-t-elle ?

La kiné respiratoire des adultes comporte deux axes complémentaires.

  • Le désencombrement bronchique relève de techniques similaires à celles utilisées pour les nourrissons souffrant de bronchiolite. Le patient apprend à utiliser son souffle et, par contraction des muscles expirateurs, à évacuer ses sécrétions bronchiques. Ces techniques sont connues, mais on pense trop peu à les prescrire aux adultes.
  • La réhabilitation respiratoire est un concept plus nouveau. Elle vise à fortifier la musculature dans son ensemble, les muscles cardiaque et ceux de la cage thoracique pour suppléer et optimiser le fonctionnement des poumons défaillants. Un programme personnalisé est établi sur six à huit semaines en fonction de la maladie et de l’état du patient : il consiste à travailler en résistance et en endurance les membres inférieurs et les muscles de l’inspiration pour retrouver un souffle “normal”.

Quels bienfaits en attendre ?

Le but de ces techniques est d’améliorer la survie des malades et de restaurer un mieux-être.

Le désencombrement bronchique permet de stabiliser l’évolution d’une BPCO, et s’il est associé à la réhabilitation respiratoire on peut espérer une réelle progression de la santé respiratoire. » Le bénéfice est sensible dès les premières semaines de prise en charge.

Où et comment en bénéficier ?

Les centres de réadaptation fonctionnelle spécialisés en pneumologie sont malheureusement en nombre insuffisant en France. Ils nécessitent de surcroît une hospitalisation de plusieurs semaines qui ne convient pas à tous les patients. Aussi, dans la majorité des cas, il vaut mieux demander à son pneumologue les coordonnées d’un kinésithérapeute de ville (conventionné) formé aux techniques de désencombrement bronchiques et de réhabilitation respiratoire.

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