Genou douloureux : C’est la rotule !

D’origine congénitale, professionnelle ou à la suite d’un choc, le syndrome rotulien se manifeste par une douleur en position assise prolongée.

douleur genouxEn terme très scientifique, on parle d’arthropathie fémoropatellaire. De fémur, l’os de la cuisse et patella, la rotule. Car ce qui est touché, c’est le cartilage situé entre la rotule – ou patella – et le fémur.

C’est-à-dire l’articulation du genou. Plus couramment, on parle de syndrome rotulien.

Cette pathologie, assez courante en consultation de rhumatologie, se manifeste essentiellement par une douleur sur le devant du (ou des) genou(x) qui se déclenche à la montée et surtout à la descente des escaliers. Mais aussi lorsque la personne essaie de plier la jambe.

D’où l’expression traditionnelle de « signe du cinéma » (au cinéma, on ne peut pas avoir les jambes tendues étant donné le peu d’espace entre deux rangées). Mais les habitudes modernes pourraient plutôt la remplacer par « signe de l’avion transatlantique ». Ce signe est l’élément majeur du diagnostic.

Dans la pratique, l’examen clinique et l’interrogatoire suffisent à poser le diagnostic. En cas de doute cependant, notamment sur la cause de cette pathologie, des radios peuvent être prescrites pour le confirmer.

Les trois responsables du syndrome rotulien

Tout d’abord (et cette cause touche surtout les jeunes filles) :

La dysplasie. La rotule n’est pas à sa place. Au lieu de glisser dans une sorte de coulisse, elle glisse sur le côté ou se luxe, c’est-à-dire sort de sa « poulie ». Cette malformation congénitale se manifeste souvent entre 10 et 15 ans. Plus tard, cette dysplasie peut entraîner une usure du cartilage.

Les microtraumatismes répétés. Ce qui explique que certaines professions génèrent plus de syndromes rotuliens que d’autres. Ce sont celles qui obligent la personne à être à genoux ou à quatre pattes : tapissiers, carreleurs, poseurs de moquette…

Enfin, le vrai traumatisme, ou coup direct sur la rotule, est aussi responsable de douleurs. Les spécialistes l’appellent « l’accident du tableau de bord », en raison de sa fréquence lors d’arrêt brusque en voiture.

Les vertus de la rééducation

Le traitement est relativement simple puisqu’il consiste généralement en quelques séances de rééducation centrées sur la musculation du quadriceps.

« La kinésithérapie a des vertus thérapeutiques, tandis que le kinésithérapeute a des vertus formatrices » dit-on avec humour.

Les séances sont nécessaires pour démarrer une rééducation mais surtout pour apprendre à la personne les bons mouvements qu’elle fera toute sa vie afin d’éviter les rechutes. Une dizaine de séances sont habituellement prescrites (sans utilisation de poulies) et donnent 75 % de bons résultats. Si la rééducation n’apporte pas les résultats escomptés, d’autres investigations seront prescrites. Au moindre doute d’épanchement (du liquide est présent dans l’articulation), une ponction et une analyse du liquide sont effectuées. En cas de syndrome rotulien provoqué par un traumatisme récent, l’articulation est mise au repos grâce à une attelle empêchant toute flexion.

Dans certaines indications (très rares), l’opération chirurgicale est proposée. Mais, dans ce domaine, la prudence est de mise, car les complications peuvent avoir des conséquences né- fastes et très douloureuses.

Pour les arthroses fémoropatellaires, liées à l’usure naturelle du cartilage, le médecin prescrira, parallèlement à la rééducation, des médicaments dont on pense qu’ils pourraient retarder l’usure du cartilage. Enfin, dans certains cas d’usure prononcée à la radio et de handicap important au plan clinique, le remplacement du cartilage par une prothèse est envisageable.

La rotule en quelques mots

De forme triangulaire, la rotule est un os qui se trouve dans la partie antérieure du genou et permet les mouvements de flexion extension de l’articulation.

Située entre le tendon du quadriceps (ou muscle de la cuisse) en haut qui le maintien en place et le tendon rotulien en bas qui la relie au tibia, elle s’articule en arrière avec l’extrémité inférieure du fémur pour former l’articulation fémoropatellaire.

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