L’hôpital à domicile

 

En lui permettant de rester dans son environnement familial, l’hospitalisation à domicile évite au patient de séjourner à l’hôpital ou diffère cette échéance. Une bonne alternative pour les personnes en fin de vie.

hopital à domicile

« La qualité de l’hôpital, le confort de la maison », le slogan de la Fédération nationale des établissements d’hospitalisation à domicile (FNEHAD), résume bien le service proposé. En effet, grâce à l’hospitalisation à domicile (HAD), les interventions des différents professionnels sont coordonnées et des soins hospitaliers sont assurés au sein de l’environnement familial.

Pour être plus précis, et selon la circulaire du 18 mars 2013, l’HAD apporte au domicile des patients des soins médicaux et paramédicaux continus et coordonnés. Sans l’intervention de l’HAD, les patients seraient hospitalisés en établissement de santé d’activité 2014-2015 avec hébergement.

Chez soi ou en établissement

Si votre situation clinique le justifie et si vos conditions de logement le permettent, vous êtes susceptible de vous voir proposer une HAD. La notion de domicile est très large, puisqu’elle recouvre le logement personnel mais également les établissements d’hébergement collectif (type maison de retraite). Attention, vous devez résider dans une zone géographique couverte par une structure d’hospitalisation à domicile.

Aujourd’hui, l’activité s’est largement développée et est proposée sur la majeure partie du territoire.

Des soins spécifiques

En HAD, les soins peuvent être ponctuels. Tel est le cas si votre maladie n’est pas stabilisée ou si vous avez besoin de soins techniques et complexes pour une période déterminée (chimiothérapie, antibiothérapie). Ils peuvent aussi intervenir après la phase aiguë d’une maladie neurologique ou cardiaque pour une réadaptation au domicile. Enfin, il peut s’agir de soins palliatifs dans le cadre d’un accompagnement en fin de vie.

L’hospitalisation à domicile en chiffres

  • 105923 bénéficiaires d’une HAD ;
  • + 4,4 millions de journées d’HAD ;
  • 874 millions d’euros, c’est le montant du coût global de I’HAD à domicile, ce qui représente à peine plus de 1 % de toutes les dépenses d’hospitalisation et 0,5 % des dépenses de l’Assurance maladie ;
  • + 196,80 euros, c’est le coût moyen d’une journée d’HAD pour l’Assurance maladie (Rapport d’activité 2014-2015 FNEHAD).

La fin de vie

Les soins palliatifs des services d’HAD ont représenté un quart de l’activité globale en 2013.

La fin de vie est donc au cœur des missions de ces établissements. Malheureusement, un récent rapport d’étude effectué par l’Observatoire national de la fin de la vie et la FNEHAD, révèle que le recours à l’HAD par les établissements hospitaliers reste trop peu fréquent et trop tardif. Ainsi, une part importante des demandes de prise en charge en HAD ne peut aboutir du fait du décès du patient ou de l’aggravation de son état de santé pendant son séjour à l’hôpital. Pourtant, le dispositif gagnerait à se développer : il est souvent qualifié de « secteur d’avenir », parce qu’il répond à l’évolution du système de santé français.

Les protocoles de soins sont planifiés par l’équipe soignante de coordination.

Maintenir le lien. La formule est conforme au souhait des patients de finir leur vie chez eux.

Cette modalité permet le maintien du lien avec sa famille et ses proches, n’induit pas de limites d’horaires pour les visites, évite l’éloignement géographique… Elle permet au malade de ne pas être dépossédé de sa fin de vie et d’agir dans un processus « naturel de fin de vie se déroulant dans les meilleures conditions, tant pour le malade lui-même que pour son entourage familial et institutionnel » (Comité consultatif national d’éthique).

Reste à ce que les établissements d’HAD développent eux aussi leurs compétences. Car les structures sont, pour l’heure, peu enclines à investir les Etablissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ou les établissements d’hébergement pour personnes adultes handicapées, alors qu’elles sont autorisées à le faire.

Admission et prise en charge

Vous ne pouvez bénéficier d’une HAD que sur prescription médicale (médecin hospitalier ou médecin traitant) et avec votre consentement.

Avant toute admission, une évaluation de la situation est réalisée par l’équipe de coordination de l’HAD, qui se rend au domicile pour confirmer la faisabilité de la prise en charge et fixer les conditions matérielles et les compétences requises par le projet de soins de la personne. Le matériel et les fournitures nécessaires sont livrés au domicile.

L’HAD est prise en charge comme toutes les hospitalisations que ce soit par l’Assurance maladie (à hauteur de 80 % sauf pour les personnes qui bénéficient du 100 % pour une affection de longue durée) ou les complémentaires santé. Bien sûr, le forfait hospitalier n’est pas dû puisque vous êtes soigné chez vous.

Le projet thérapeutique. Votre admission est décidée par le médecin coordinateur du service HAD sur la base d’un projet thérapeutique (programme de soins et d’accompagnement individualisé selon votre état de santé). Les protocoles de soins sont ensuite planifiés par l’équipe soignante de coordination, portés à votre connaissance et à celle de votre entourage.

Selon les cas, les produits pharmaceutiques sont livrés par la pharmacie de 1’HAD (comme à l’hôpital) ou par un pharmacien d’officine en ville. En cas d’urgence, l’établissement d’HAD met à votre disposition un protocole d’alerte, variable selon les établissements (a minima, une permanence téléphonique 7 jours/7 et 24 heures/24).

Fin de séjour

Selon votre état de santé, à la fin de l’hospitalisation à domicile, vous restez en principe chez vous ; c’est ce qu’il se passe dans la majorité des cas. Un relais est éventuellement organisé pour des soins infirmiers à domicile ou une intervention de professionnels libéraux (kinésithérapeute par exemple).

En revanche, il n’y a plus de soins hospitaliers. Parfois aussi, votre état de santé se dégrade et nécessite un séjour en établissement; 1’HAD se charge alors du transfert dans la structure.

Enfin, l’HAD peut également prendre fin par le décès du patient. Ce cas de figure concerne 10 % des malades, dont le souhait de décéder à leur domicile aura ainsi été respecté. 4

La fin de vie des patients hospitalisés à domicile : disponible sur : http://www.spfv.fr/.

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