Chez soi : comment tester sa santé ?

Prendre sa tension à la maison, surveiller son cholestérol ou sa glycémie... c'est possible grâce à de petits appareils ingénieux et pratiques. Tout sur les "autotests".

Mieux maîtriser sa santé ? C'est désormais possible avec le développement des tests à domicile. Contrôler son taux de glycémie chaque jour est même devenu un geste obligatoire pour de nombreux diabétiques. Le marché des hometests prend de l'ampleur, avec un succès notable pour les tests de grossesse, d'ovulation, et les autotensiomètres.

Et les tests de diagnostic in vitro (sur le sang, les urines, les selles ou la salive) font l'objet de moult contrôles de qualité, suivis d'un enregistrement obligatoire à I'ANSM. Pour les autres appareils (tensiomètres, alcootests électroniques...), la norme NF ou CE n'est pas un gage de fiabilité. Un seul mot d'ordre : évitez les gadgets.

Pour les tensiomètres, I'ANSM, en collaboration avec la Société française d'hypertension artérielle, publie régulièrement une liste d'appareils validés.

Plus récemment, les « autotests » se sont ouverts à de nouveaux domaines thérapeutiques : le cholestérol, les infections vaginales et la gastro-entérologie avec le dépistage du sang dans les selles.

Les enjeux sont de taille puisqu'il s'agit d'améliorer la prévention et le suivi de maladies. Petit tour d'horizon des nouveaux tests sur le marché.

Évaluer sa fertilité grâce aux tests d’ovulation

Le principe. Le test d’ovulation détecte le pic hormonal d'hormone lutéinisante (LH), précédant toujours l'ovulation de 24 à 36 heures. Une indication utile pour connaître la période la plus fertile pour concevoir un bébé.

Pour qui ? Le test d'ovulation s'adresse bien sûr à toutes les femmes désirant un enfant "tout de suite", mais surtout : à celles qui ont un cycle irrégulier. A celles dont la grossesse se fait attendre plusieurs mois.

Attention, ces tests ne peuvent pas s'utiliser si vous suivez un traitement pour la fertilité.

En pratique. Il ressemble à s'y méprendre à un test de grossesse ! La tige absorbante du "stylo" se place cinq secondes sous le jet d'urine. Le résultat (présence ou absence d'un trait bleu) apparaît trois minutes plus tard. Il faut recommencer chaque jour à la même heure, jusqu'à obtenir un résultat positif.

Le plus. Cette méthode est beaucoup moins aléatoire que celle de la température (qui s'élève normalement de 0,2 à 0,5 °C lors de l'ovulation). Un test négatif sept jours consécutifs peut révéler un dysfonctionnement hormonal à l'origine d'infertilité.

Le moins. Il faut éviter de boire abondamment car des urines trop diluées peuvent diminuer la concentration de LH et fausser les résultats.

Notre avis. Ces tests permettent assurément de donner un petit coup de pouce au destin ! Néanmoins, ils ne garantissent pas une grossesse à 100 %, même si les rapports sexuels ont lieu durant les deux jours "fatidiques". Concevoir un bébé peut prendre du temps... N'hésitez pas à en parler à un gynécologue.

Détecter des vaginoses grâce à un kit de dépistage

Le principe. Le kit de dépistage des vaginoses est en quelque sorte un indicateur du taux d'acidité (le pH) vaginal. Un test positif traduit un pH vaginal élevé, accompagnant fréquemment les infections bactériennes ou parasitaires. Un test négatif peut faire suspecter une mycose.

Pour qui ? Vos souffrez de pertes anormales, excessives ou irritantes ? Vous êtes abonnée aux mycoses ? Effectuez le test :

  • Avant une consultation pour orienter le diagnostic du médecin.
  • Avant de vous traiter en automédication avec l'accord de votre médecin. Et si la mycose que vous soignez depuis des mois n'en était pas une ?

Dans tous les cas, un test positif doit donner lieu à une consultation. Les vaginoses bactériennes demandent une prise en charge spécifique (antibiothérapie ou rééquilibrage de la flore vaginale).

En pratique. Sur certains tests, il suffit de porter pendant six à douze heures un protège-slip. Une bandelette jaune réactive s'en détache et se place dans une boîte de séchage. Le résultat apparaît en dix minutes. Une coloration (généralement bleue ou verte) indique un risque de vaginose bactérienne.

Le plus.  Une présentation discrète, confortable et hygiénique pour les formules protège-slip. Le résultat reste visible 48 heures et peut donc être montré à un médecin.

Le moins. La plupart des tests ne peuvent être utilisés dans les 12 heures qui suivent un rapport sexuel.

Notre avis sur ces tests. Enfin des tests qui vont aider de nombreuses femmes à mieux comprendre et gérer les troubles de leur intimité ! Cependant, pas d'affolement, un test positif n'indique pas obligatoirement une infection. Une déficience en œstrogène peut aussi être à l'origine d'un pH vaginal élevé.

Contrôler son poids grâce à une balance spéciale

Le principe. En plus du poids, un courant électrique de faible intensité détermine le taux de graisse corporelle et le pourcentage d'eau dans le corps.

Pour qui ?

  • Pour tous ceux et toutes celles qui veulent maigrir intelligemment : c'est-à-dire perdre de la graisse et non de l'eau, indispensable au bon fonctionnement de l'organisme.
  • Pour les personnes qui désirent surveiller leur taux de graisse en prévention de "l'encrassement" des artères, de l'hypertension artérielle, ou des problèmes cardiaques qui peuvent survenir.

Notre avis. Ces balances dont la technique est comparable à celle utilisée par les nutritionnistes peut-être d’une extrême utilité dans certains cas.

Doser son cholestérol

Le principe. A partir d'une goutte de sang, un système filtre les globules rouges puis dose le cholestérol total. Pour qui ? Si nous savons tous qu'un taux de cholestérol élevé est en relation directe avec les accidents cardiaques, nous ne connaissons pas toujours son dosage exact.

Idéalement, un contrôle devrait être systématiquement réalisé vers vingt ans, puis, en l'absence d'anomalie, tous les trois à cinq ans à partir de cinquante ans.

Ce genre de test concerne particulièrement :

  • Les jeunes adultes ne prenant pas le temps de consulter un médecin, d'autant plus s'ils fument et ont quelques kilos en trop.
  • Les femmes qui prennent la pilule, car dans certains cas, elle risque d'élever leur taux de cholestérol. Les personnes suivant un traitement contre le cholestérol et désirant effectuer un contrôle entre les dosages du laboratoire.

En pratique. Après avoir déposé dans l'orifice prévu quelques gouttes de sang (prélevées au bout d'un doigt à l'aide d'un « auto-piqueur », il ne reste plus qu'à tirer sur un petit dispositif en plastique et attendre dix à quinze minutes pour obtenir une coloration (couleur variable selon les tests) sur une échelle graduée. Un tableau de correspondance aide à interpréter les résultats.

Le plus. S'effectue à tout moment de la journée. Evite la corvée du laboratoire. (En cas de taux élevé, il faut néanmoins consulter un médecin.) Simplicité d'utilisation.

Le moins. Petite douleur lors de l'impact de la mini-piqûre.

Notre avis. Des résultats hors normes doivent toujours vous conduire à consulter, le dosage de cholestérol total ne permettant pas à lui seul d'évaluer correctement le niveau de risque cardiaque.

Prendre sa tension grâce aux autotensiomètres

Le principe. Pour une mesure exacte de la tension, il faut être détendu. Pas toujours évident au cabinet médical, avec le stress après une longue attente... un suivi régulier à domicile permet de mesurer la tension dans des conditions optimales, afin de vérifier l'efficacité du traitement médicamenteux. C'est donc tout l'intérêt, désormais reconnu par les médecins, des autotensiomètres.

Pour qui ? Pour les personnes qui souffrent d'hypertension, en complément d'un suivi médical. Cependant, ces tensiomètres ne sont pas adaptés en cas d'arythmie et d'obésité.

En pratique. Serrez le tensiomètre autour du poignet et amenez-le au niveau du cœur en pliant le bras. La mesure se prend et s'affiche automatiquement.

Notre avis. Simple, fiable et facile à généralement très facile à transporter facilement.

Surveiller ses selles grâce aux tests de dépistage du sang

Le principe. Des feuillets-tests imbibés d'un réactif réagissent en présence d'hémoglobine. Tout l'enjeu de ces autotests est de dépister la présence de sang dans les selles, signe d'une maladie gastro-intestinale dont le cancer colorectal.

Pour qui ? Il s'adresse à toute personne à partir de 50 ans dans le cadre du dépistage du cancer colorectal qui, une fois sur deux, provoque des saignements invisibles à l'oeil nu. Le test doit être renouvelé tous les deux ans. Attention, il ne remplace pas la coloscopie chez les patients à risques (antécédents familiaux).

En pratique. Après avoir vérifié la qualité de l'eau des toilettes à l'aide d'un feuillet-test, le test s'effectue sur trois selles différentes (le sang n'étant pas obligatoirement présent dans toutes les selles). Si le feuillet jeté dans les toilettes présente une croix bleu-vert au bout de deux minutes, le test est positif.

Le plus de ces tests. Hygiène optimale dans la plupart des autotests de selles. Pas besoin donc de manipuler les selles.

Notre avis. Un test à faire connaître... En cas de résultat positif, il faut consulter.

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