Essoufflement chronique : méfiez-vous !

Quand on souffre d’insuffisance respiratoire, l’air semble trop rare. Comment alors préserver la santé de ses alvéoles ?

Le rôle des poumons est d’apporter l’oxygène au sang et d’en éliminer le gaz carbonique. L’insuffisance respiratoire est la faillite de cet échange gazeux indispensable à la vie des cellules de l’organisme. Le déficit en oxygène dans le sang va entraîner une perturbation du cœur, des reins, du cerveau. Au niveau des poumons, ce manque d’oxygène va provoquer une réduction du calibre des artères pulmonaires et une augmentation de la pression du sang dans celles-ci.

A la longue, elles vont se transformer, épaissir leurs parois et entraîner une surcharge de travail pour le cœur.

Quels signes ?

Certains signes cliniques inhabituels persistants doivent conduire à effectuer un bilan pneumologique.

Parmi ces symptômes :

  • essoufflement à l’effort,
  • toux chronique,
  • expectorations persistantes,
  • infections bronchiques à répétition etc.

A un stade plus avancé : coloration bleutée des lobes des oreilles, des doigts, des lèvres, signes d’insuffisance d’oxygénation du sang. L’idéal serait de diagnostiquer précocement la maladie respiratoire qui risque de conduire à l’insuffisance respiratoire chronique (I.R.C.) car, une fois installée, celle-ci est irréversible (on parvient seulement à la stabiliser).

Quelles causes ?

L’I.R.C. est le stade évolutif ultime d’un grand nombre d’affections respiratoires chroniques. Les principales causes sont les « broncho-pneumopathies chroniques obstructives ».

Celles-ci comprennent la bronchite chronique (80 % des cas) avec pour principal coupable le tabagisme, l’asthme très évolué, installé depuis longtemps mais négligé (traitement mal suivi).

Autres causes : certaines suppurations bronchiques chroniques telles que les dilatations des bronches (DDB), la mucoviscidose…

Au cours de ces affections, l’inflammation et l’hypersécrétion bronchiques freinent la respiration, perturbent l’arrivée de l’air dans les alvéoles pulmonaires et peuvent conduire à la destruction progressive des poumons (emphysème). L’insuffisance respiratoire chronique peut aussi être d’origine « restrictive c’est-à-dire qu’elle n’est pas liée à une obstruction des voies aériennes limitant le débit d’air, mais à une réduction des volumes d’air mobilisables par la respiration.

Cette I.R.C. se rencontre notamment à la suite de séquelles de tuberculose pulmonaire, de certaines déformations thoraciques, de maladies neuro-musculaires (myopathies). D’autres affections peuvent aussi conduire à une I.R.C. : fibroses pulmonaires, silicoses… qui relèvent le plus souvent de maladies professionnelles.

Prévention et traitement

La prévention s’attache au traitement de toutes les maladies causales alimentant l’I.R.C. Ce traitement comportera toujours l’arrêt du tabac et de l’alcool (ils entretiennent l’irritation et l’inflammation bronchique) ainsi que la prévention et le traitement des infections. Lorsque l’I.R.C. est installée, le traitement vise surtout à améliorer l’oxygénation du sang. Il peut aller jusqu’à l’oxygénothérapie (traitement par l’oxygène qui a très nettement amélioré la prise en charge des malades), voire une ventilation assistée.

A retenir

  • Le tabagisme est le principal responsable de la bronchite chronique.
  • En cas de gêne respiratoire majeure, la prise d’oxygène à domicile peut être nécessaire.

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