Un hallux valgus qui fait mal, il faut opérer !

Cette déviation anormale du pied est à l’origine de douleurs importantes, qui peuvent limiter la marche. Drôles de bosses sur le côté intérieur de ses pieds, quelques douleurs plus ou moins fréquente etc… Il convient alors de se faire opérer.

Hallux valgus oignon

Quels facteurs aggravants ?

Les douleurs sont localisées sur l’oignon, saillie causée par un déplacement anormal des os du gros orteil, qui dévie vers les autres doigts de pied. En effet, cette bosse s’enflamme par frottement contre les chaussures. Port de talons hauts, chaussures pointues, pieds plats sont des facteurs aggravants. Il est en effet moins facile de s’en rendre compte lorsque l’on est toujours en baskets.

De plus, cette déviation apparaît le plus souvent vers 50 ans. Elle touche neuf femmes pour un homme, car une hyperlaxité ligamentaire chez elles favorise l’apparition de l’hallux valgus. Une prédisposition génétique ou un mauvais appui du gros orteil peuvent aussi précipiter sa formation chez les jeunes.

Le bon réflexe : se faire opérer dès que l’on se sent gêné tant par l’aspect inesthétique que par la douleur qui entravait la marche. Si l’on attend, les autres orteils se recroquevillent en griffes, ce qui complique l’intervention chirurgicale.

Une opération de moins en moins douloureuse

Celle-ci vise à réaligner le gros orteil sous anesthésie locale. Elle consiste à réorienter le premier métatarsien et le gros doigt de pied en réalisant un glissement des différents fragments osseux. Ils seront stabilisés par des agrafes et des plaques métalliques qui resteront à vie.

L’intervention dure moins d’une heure et nécessite une journée d’hospitalisation. Les douleurs post-opératoires sont atténuées par la morphine et des analgésiques. Pourtant, il peut arriver que certains ex-patient gardent un mauvais souvenir de l’opération :

« J’ai eu mal au réveil. Et même si la morphine m’a soulagée, il a fallu trois jours pour que cela devienne supportable. » nous confie Jacqueline, 55 ans.

Mais il s’agit d’un passé révolu à en croire les spécialistes, puisque les progrès de la chirurgie ont contribué à la diminution des souffrances.

Des complications rares

Après l’opération, le patient marche généralement pendant deux à trois semaines, avec une canne et une chaussure spéciale (souvent peu esthétique, mais qui empêche l’appui sur l’avant du pied).

A noter : un œdème important du pied peut survenir et durer plusieurs mois.

Même s’il est bénin, ce n’est pas facile de se chausser avec un pied enflé ! Grosse fumeuse, Jacqueline a ressenti des problèmes de circulation dans le pied « Surtout quand je restais immobile ou longtemps debout. »

Contre le risque de phlébite, aggravé par le tabac, il faut souvent lever la jambe, et prendre un traitement anti-coagulant prescrit par le médecin.

Un risque de récidive

Au bout de la troisième semaine, Jacqueline a fait une dizaine de séances chez le kinésithérapeute. Ce qui permet de détendre les articulations qui se sont rigidifiées. Au bout d’un mois, elle a pu enfin poser le pied à terre et remarcher.

Malgré les succès obtenus dans la majorité des cas, des récidives peuvent néanmoins survenir, nécessitant une nouvelle intervention.

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