La hernie inguinale

Plusieurs techniques existent pour retirer cette “boule” située à l’aine. Le patient peut se faire opérer le matin et sortir l'après-midi. Tous les détails sur cette intervention très courante.

hernie inguinale

Une boule apparaît dans l'aine. Elle correspond à une partie d'une anse intestinale (ou de la graisse) qui sort de l'abdomen. L'aine est une région mal cloisonnée et donc vulnérable, puisqu'elle est un lieu de passage des vaisseaux et de nerfs qui vont de l'abdomen vers les jambes. Conséquence : En cas de fragilité locale, une hernie apparaît. L'opération chirurgicale est très courante. En France, elle est effectuée chez environ 150 000 personnes par an.

Qu’est-ce qu’une hernie inguinale ?

L’aine est le pli qui joint la cuisse à l’abdomen. Au-dessus de ce pli, la paroi abdominale présente un passage étroit formé par des muscles: le canal inguinal.

Chez l’homme, ce canal laisse passer uniquement le cordon spermatique, qui va de l’abdomen vers le testicule. Cependant, une petite portion de l’intestin, du côlon, voire de la vessie pénètre parfois dans ce canal : c’est la hernie inguinale. Elle forme une petite boule au niveau de l’aine.

Lors d’efforts musculaires ou d’un éternuement, cette boule grossit. En position couchée, elle disparaît. Une hernie inguinale apparaît souvent suite à un effort musculaire important, comme le port de charges lourdes qui dilate l’orifice inguinal. Une hernie inguinale doit être opérée dans les semaines qui suivent sa détection. Quelquefois indolore, ce type de hernie peut pourtant entraîner des complications sévères. Ainsi, si celle-ci “s’étrangle” et se met à comprimer le petit morceau d’intestin (ou de côlon. ..), elle provoque de violentes douleurs et des vomissements. Il s’agit alors d’une urgence chirurgicale.

Quelles sont les interventions possibles ?

La première technique consiste à retendre le tissu qui ferme normalement le canal inguinal au moyen de sutures, afin d’empêcher toute récidive. Cette opération concerne avant tout les patients jeunes : c'est la plus classique et porte le nom d'opération de Shouldice.

Elle consiste donc à réparer et à rapprocher les éléments musculaires qui se sont distendus et qui ont permis le passage de l'anse intestinale. Le chirurgien effectue une incision de quelques centimètres au niveau de l'aine. L'intervention peut se faire sous anesthésie générale, mais elle est souvent réalisée sous anesthésie locale (couplée à un médicament aux effets analgésiques et sédatifs). Cette dernière méthode apporte un certain nombre d'avantages : Le chirurgien peut s'assurer de la solidité des sutures (pendant l'intervention, il demande au malade, qui est conscient, de tousser). Enfin, par cette intervention avec anesthésie locale, certaines complications postopératoires, et en particulier un risque de phlébite, sont beaucoup plus rares. Le patient ne restant pas alité - il peut se faire opérer le matin et sortir l'après-midi, les éventuels problèmes vasculaires sont pratiquement inexistants, et un traitement postopératoire par anticoagulants est donc inutile.

Par coelioscopie est le deuxième type d'intervention. Après anesthésie générale du patient, le chirurgien effectue trois petites incisions sur le ventre pour y faire pénétrer de fins instruments dont une sonde optique munie d'un système d'éclairage pour voir l'intérieur de la cavité abdominale.

L'opérateur fixe ensuite une "plaque" en regard du trou pour empêcher qu'une anse intestinale ne s'y engage.

Les deux autres techniques comportent la pose d’une prothèse. Après avoir remis la portion de l'intestin à sa place, le chirurgien obture le canal inguinal à l’aide d’un filet souple pour empêcher le passage de l’intestin, du côlon ou de la vessie. Cette prothèse est placée à la suite d’une ouverture chirurgicale classique ou par cœlioscopie (le chirurgien opère en utilisant de fins instruments passés par de minuscules orifices sur la paroi du ventre).

Ces trois opérations durent environ une heure.

Quelle anesthésie ?

Seule la cœlioscopie requiert absolument une anesthésie générale. Les deux autres techniques opératoires peuvent se faire sous anesthésie locale ou générale.

Quelles sont les suites, quels sont les résultats ?

Après chacune des trois opérations, le patient peut se lever, manger et rentrer chez lui le jour même. Des anti-inflammatoires et des antalgiques sont prescrits pendant cinq jours. Les fils sont retirés au bout de huit jours. Dans les jours qui suivent, il est possible de reprendre une vie normale surtout si l'intervention s'est faite sous anesthésie locale et si le chirurgien a pu "tester" la solidité des sutures... Sans pour autant se livrer à des efforts physiques excessifs.

Un mois plus tard, le patient peut reprendre le sport. Pour les trois opérations, les risques de récidive sont faibles (environ 1 %).

Les complications sont rares, hormis pour la cœlioscopie. En effet, si cette dernière technique donne de petites cicatrices, peu de douleur et permet une récupération rapide, elle comporte néanmoins un risque chirurgical plus grand (hémorragies...). Pour cette raison, la cœlioscopie est conseillée seulement aux hommes de plus de 40 ans qui veulent reprendre leur activité rapidement et sans souffrir.

Après une intervention, quel est le risque de récidive ?

Après l'opération dite de Shouldice, une hernie inguinale réapparaît dans 6 % des cas environ. Cette récidive dépend en partie de la fragilité très particulière de cette région, variant d'un sujet à l'autre. Une deuxième intervention peut alors être envisagée, elle consiste à placer une plaque" en regard du trou.

Cette opération peut se faire par cœlioscopie.
À Noter : Les hernies bilatérales sont relativement fréquentes. Ainsi, quand la hernie inguinale a été opérée, une seconde apparaît de l'autre côté dans 10 à 15 % des cas.

Quel est le risque de ne pas se faire opérer ?

C'est une hernie étranglée une petite anse intestinale s'engage dans l'orifice qui, ensuite, se referme légèrement.

Des nausées, vomissements, une vive douleur sont les signes qui doivent alerter.

Il s'agit d'une urgence chirurgicale. L'opération peut être quelquefois réalisée sous anesthésie locale. Si la partie l'étranglée" de l'anse intestinale a souffert, le chirurgien doit alors réséquer la "partie morte" de l'intestin.

À retenir la hernie inguinale

  • Une hernie inguinale doit être opérée dans les semaines qui suivent sa détection.
  • Cette opération se fait parfois sous anesthésie locale.
  • L'opération est très souvent recommandée, évitant ainsi tout risque d'étranglement de la hernie.
  • Malgré un confort supérieur, la cœlioscopie présente davantage de risques opératoires.

2 réactions à La hernie inguinale

  • Comment soigner et guérir l’hernie sans faire une opération ?

  • Je dois me faire opérer et après plus de 6 mois de souffrance lié au corona virus, cela me rassure sachant que je n’ai jamais été à l’hôpital. Votre doc me rassure sachant que cela me préoccupé du papier a signé de non responsabilité en cas de mort.

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