L’arthroscopie : comment se déroule l’opération ?

Cet examen diagnostique – peu agressif permet de visualiser l’intérieur de l’articulation avec une mini caméra – et de traiter si nécessaire en ambulatoire un problème articulaire du genou, de la hanche, de la cheville ou encore de l’épaule.

opération arthroscopie
Le genou est l’articulation qui bénéficie le plus souvent de cet examen.

Le principe

Il s’agit d’une technique de vidéo-chirurgie s’intéressant à la pathologie articulaire. Après introduction d’un arthroscope (tube de fibres optiques permettant de retransmettre l’image sur écran vidéo) dans la cavité articulaire, le chirurgien examine l’intérieur de l’articulation. Il réalise le plus souvent aussi un certain nombre de gestes opératoires.

Pourquoi réalise-t-on cet examen ?

Pour rechercher une pathologie des gosses articulations comme le genou (site le plus fréquent), l’épaule, la cheville ou la hanche.

Ainsi, il est possible de détecter une lésion d’un ménisque ou des ligaments reliant entre eux deux os d’une articulation.

Que faut-il faire avant ?

La consultation d’un anesthésiste est obligatoire. Un bilan préopératoire sanguin peut être demandé. Vous devrez être à jeun depuis au moins six heures.

Comment ça se passe ?

En pratique, l’intervention a lieu au bloc opératoire, souvent sous anesthésie générale. Après désinfection cutanée, le chirurgien effectue deux petites incisions au niveau du genou pour introduire l’arthroscope et les micro-instruments.

Parfois, il place un garrot à la cuisse pour interrompre la circulation sanguine. Un petit tuyau (trocart) est placé au-dessus de la rotule. Du sérum salé (95 % des cas) ou du gaz est injecté pour gonfler le genou. L’articulation du genou est nettoyée en permanence grâce à l’action de pompes dites d’arthroscopie.

Le chirurgien s’aide de l’écran pour examiner l’intérieur de la cavité articulaire. Ensuite, si nécessaire, il régularise les lésions méniscales et peut éventuellement reconstruire des ligaments endommagés. Les incisions sont suturées avec des fils résorbables ou non.

Est-ce douloureux ?

Normalement non, car une solution anesthésique puissante et à action durable a généralement été injectée en prévention dans le genou avant la fermeture. Une gêne peut durer quelques jours.

Combien de temps ça dure ?

De dix minutes à une heure selon l’importance et la difficulté du geste opératoire.

Comment se sent-on après ?

Souvent bien. Mais, pour empêcher le gonflement du genou, il est conseillé de le refroidir avec de la glace (trois à quatre fois par jour minimum). En fonction de la pathologie traitée, il est permis ou non de s’appuyer sur son genou.

Quand a-t-on les résultats ?

Le chirurgien vous les communique dans tous les cas avant votre sortie de l’hôpital, et un compte rendu vous sera remis lors de la consultation de contrôle.

Existe-t-il des risques et des contre-indications ?

En principe, il n’y a pas de contre-indication à cet examen. Les complications possibles sont celles inhérentes à toute chirurgie : la phlébite essentiellement.

Pour l’éviter, un traitement anticoagulant est prescrit pendant huit à dix jours. Le gonflement du genou et une perte musculaire peuvent se produire. Les risques infectieux sont rares.

À retenir

  • C’est l’examen le plus pratiqué en orthopédie dans la chirurgie du genou ou de l’épaule, car il permet des gestes opératoires précis et peu traumatisants.
  • L’arthroscopie peut se pratiquer en ambulatoire (entrée le matin, sortie le soir) ou lors d’une hospitalisation de 48 heures.

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