Aromathérapie : les pouvoirs des huiles essentielles

L'aromathérapie est à la mode Mais qui sait exactement ce qu’elle soigne ? Extraits de thym, de lavande ou de sauge, en massage ou en gouttes, découvrez les bienfaits de ces essences odorantes.

Huiles Essentielles

De la même famille que la phytothérapie, l'aromathérapie propose de soigner certaines maladies grâce à des essences de plantes appelées huiles essentielles. Alors que la première discipline utilise des végétaux qui renferment peu ou pas d'huiles essentielles, la seconde utilise, elle, des espèces dites aromatiques qui en regorgent. Notamment le thym, le serpolet, la cannelle, l'origan, le basilic, la lavande, la menthe, la sauge...

Volatiles et odorantes, ces huiles essentielles sont extraites par distillation à la vapeur d'eau ou par expression des feuilles, fleurs ou tiges. Exemples 100 kilos de camomille donnent 0,6 gramme d'essence ; 100 kg de romarin, 200 grammes. Ce qui en fait une médecine efficace mais assez coûteuse.

C'est naturel et personnalisé

Sans compter que les essences à prendre par voie orale doivent subir des tests de sécurité pratiqués de manière scientifique grâce à un procédé que l'on nomme chromatographie.

Les huiles essentielles doivent contenir suffisamment de principes actifs mais pas la moindre trace de produits toxiques. Ainsi, elles ne doivent pas avoir été contaminées par des pesticides et, a fortiori, par la radioactivité.

De même, elles ne doivent pas être trop riches en phénols ou en cétones, deux produits pouvant être toxiques pour le système digestif, hépatique, neurologique. En revanche, si l'on utilise des huiles essentielles uniquement en usage local, pour masser une zone douloureuse ou dans le bain, de tels contrôles sont souhaitables mais pas indispensables.

Toutes ont un pouvoir bactéricide et bactériostatique. Certaines, comme la lavande, ont, en plus, des vertus antimycosiques. D'autres sont antivirales ou ont une action hormonale. Comme celle de la sauge, l'huile essentielle de cyprès est un phyto-estrogène que les médecins phytoaromathérapeutes prescrivent parfois pour soigner les troubles des règles ou de la ménopause et certains syndromes prémenstruels.

Pour autant, le choix d'une huile essentielle ne se fait pas en fonction d'une pathologie mais d'un terrain, ce qui rend difficile le fait de les classer selon leurs propriétés thérapeutiques. Ainsi, pour soigner une mycose vaginale chez une personne dont la vésicule est paresseuse, le médecin est susceptible de prescrire une plante comme la sarriette, qui a une action à la fois bactéricide et anti-mycosique, et du romarin, aux vertus antiseptiques, qui stimule aussi la vésicule biliaire. Chez une autre patiente qui, parallèlement, se plaint de douleurs de règles, il associera, par exemple, sauge et valériane.

Une préparation magistrale doit contenir au maximum quatre plantes. Au-delà, il risque d'y avoir des interactions imprévisibles entre les différentes molécules qui peuvent, notamment, entraîner une allergie ou d'autres effets indésirables.

Otite, bronchite, cystite…

Huiles Essentielles

Nombre de maladies infectieuses, qu'elles soient O. R.L., pulmonaires, urologiques, gynécologiques, intestinales... peuvent être soignées par des huiles essentielles.

Les pathologies O.R.L. des enfants en crèche. Utilisées sous forme de suppositoire chez les nourrissons ou en gouttes chez les plus grands, les huiles essentielles de basilic, de géranium, d'origan, de sarriette, de thym, de niaouli font merveille pour enrayer rhinopharyngites et otites à répétition. Selon les cas, les médecins les prescrivent de manière ponctuelle ou sous forme d'une thérapeutique de terrain associant des oligo-éléments destinés à stimuler l'immunité de l'enfant, des extraits fluides de plantes et des huiles essentielles à prendre à petites doses pendant tout l'hiver.

Et si, malgré tout, l'enfant fait une poussée aiguë, il est possible d'augmenter les doses pendant quelques jours pour reprendre, après, un rythme de croisière. Les huiles essentielles peuvent aussi donner de bons résultats chez un adulte enrhumé.

Une bronchite banale, qu'elle soit due à une bactérie ou à un virus, peut aussi guérir si l'on prend, par exemple, de l'huile essentielle d'origan.

Absorbée par voie orale, elle fluidifie les sécrétions bronchiques, mais a aussi un effet bactéricide et antiseptique. Le traitement dure, en moyenne, dix jours, soit plus longtemps que si l'on prend un antibiotique, mais il est sans effets indésirables.

Les cystites à répétition. La plupart des cystites chroniques peuvent être guéries par les huiles essentielles.

Dans un premier temps, on obtient un espacement des crises et de leur sévérité. Dans un second temps, on arrive, dans 80 % des cas, à éradiquer le germe en cause. Là aussi, le traitement tient compte du terrain. Chez une femme très anxieuse, le médecin est susceptible de prescrire une association de lavande et de thym. Si, parallèlement, elle a tendance à être constipée, ce sera plutôt du thym, de la sarriette, du romarin et de la coriandre.

Les leucorrhées chroniques, dues à des germes fréquents, type streptocoques ou proteus, ou à des champignons, type candida albicans, peuvent également disparaître grâce à un traitement à base d'huiles essentielles. Dans ce cas, on les utilise sous forme d'ovules gynécologiques à faire préparer en pharmacie et associant, par exemple, de la lavande, car c'est un bon antiseptique non agressif pour les muqueuses vaginales, et de la sarriette, qui a une bonne action anti-mycosique.

En revanche, il ne faut rien espérer de ce traitement si les leucorrhées sont dues à des trichomonas ou à des mycoplasmes. Les huiles essentielles ne seront pas assez efficaces. Seul un traitement classique à base d'antibiotiques peut en venir à bout.

Les crises de colite infectieuse, genre gastro-entérite, peuvent être guéries grâce à un traitement d'huiles essentielles associant, par exemple, lavande, cannelle, romarin, thym. Tout dépend de l'intensité, de l'état général, de l'âge de la personne... Parfois, il faut se résoudre à utiliser des antibiotiques.

Pas pendant la grossesse

Cependant, il faut savoir que des virus sont rebelles aux huiles essentielles. Notamment certaines pathologies, même O.R.L., pour lesquelles un remède d’aromathérapie sera inefficace. Ensuite, une maladie qui s'accompagne d'une fièvre élevée doit être traitée par des antibiotiques. C'est l'une des raisons pour lesquelles l'aromathérapie par voie interne ne doit pas être utilisée sans diagnostic médical.

De même, elle est contre-indiquée en cas de grossesse. Parce qu'elles sont volatiles, les huiles essentielles traversent la barrière du placenta et peuvent être toxiques pour le fœtus. Ainsi, certaines essences de sauge, d'hysope... peuvent provoquer des convulsions. D'autres des malformations.

Enfin, les huiles essentielles peuvent aggraver une inflammation de la paroi interne de l'estomac (gastrite aiguë) et nombre d'entre elles ne font pas bon ménage avec certains médicaments allopathiques dont elles peuvent potentialiser les effets. Elles peuvent aussi entraîner des effets indésirables. Par exemple, l'huile essentielle de thuya qui présente l'inconvénient d'être convulsivante ne doit pas être prescrite à une personne épileptique suivant un traitement allopathique. D'autres essences sont incompatibles avec la prise de certains antibiotiques, notamment à base de streptomycine, mais aussi avec des traitements à base d'iode destinés à traiter un problème thyroïdien ou un traitement utilisant des bêtabloqueurs... Enfin, quantité d'huiles essentielles (bergamote, sauge, persil, angélique, berce...) sont particulièrement photosensibilisantes.

Si on les prend alors que l'on s'expose au soleil, elles peuvent entraîner un masque ou des pigmentations assez importantes de la peau, voire des brûlures.

Recettes faciles à base d'huiles essentielles

  • Quelques gouttes d’essence d’estragon déposées sur la langue suppriment instantanément le hoquet.
  • Quelques gouttes d’essence de cyprès sur l’oreiller stoppent rapidement une toux spasmodique.
  • La lavande calme l'excitabilité du système nerveux.
  • Deux gouttes d'essence de thym sur un demi-morceau de sucre, deux fois par jour, permettent de guérir un rhume.
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