La cataracte en 7 questions

En France, une personne sur trois sera un jour concernée par ce problème. Quand faut-il opérer? Quels sont les risques de l’intervention ?

Qu’est-ce qu’une cataracte ?

C’est l’opacification progressive du cristallin (la lentille présente dans le globe oculaire qui règle notre vision de près).

En quoi consiste l’intervention ?

On enlève le cristallin et, dans une large majorité des cas, on le remplace par un implant (une lentille artificielle).

Quand se faire opérer ?

Lorsque la gêne est trop importante. Quelquefois la vision tend nettement vers le jaune, ensuite survient une baisse franche de l’acuité visuelle, avec une sensation de brouillard devant les yeux.

La décision opératoire dépend donc en grande partie des désirs et des besoins de chacun.

L’opération peut-elle être réalisée sous anesthésie locale ?

L’opération de la cataracte est très souvent effectuée sous anesthésie locale, par piqûre dans les paupières supérieures et inférieures.

Dans d’autres cas, l’anesthésie générale est préférée (chez des patients anxieux, par exemple).

Quelles sont les différentes techniques opératoires ?

1 – La première est dite intracapsulaire. Le cristallin est enlevé en bloc, l’avantage est qu’il n’y a alors aucun risque d’opacification ultérieure (il ne reste rien du cristallin). En général, les chirurgiens préfèrent la deuxième technique qui offrirait davantage de sécurité.

2 – En extracapsulaire. Le chirurgien n’enlève pas tout le cristallin. L’arrière est laissé. Il s’agit de la technique opératoire la plus répandue. Son inconvénient : il peut survenir une opacification ultérieure (cataracte secondaire), ce qui nécessitera alors une autre opération ou un traitement par laser.

3- Par ultrasons. Son nom scientifique est la phako-émulsification. Le chirurgien introduit dans le globe oculaire une petite sonde qui désagrège et aspire le cristallin. Comme précédemment, une partie du cristallin est laissée.

Avantage: l’incision de la cornée est petite et, en général, le port de lunettes se fait plus tôt qu’avec les autres techniques. En raison de difficultés opératoires, c’est une technique qui reste encore assez marginale.

Quelles sont les suites ?

Le plus souvent, l’opéré peut sortir de l’hôpital 24 à 48 heures après l’intervention. Une surveillance postopératoire régulière par le chirurgien est obligatoire. Un collyre est administré pendant environ deux mois. Par la suite, il est souvent nécessaire de porter des lunettes (quelques semaines après l’intervention) pour adapter la vision de chacun.

Et les résultats ?

Retrouver la vue, ou tout au moins une vue de bien meilleure qualité, constitue pour ces patients opérés un réel événement ! Les éventuelles complications sont rares : une paupière qui “tombe”, des éblouissements nécessitant le port de verres teintés… D’où la nécessité d’une surveillance sérieuse après l’intervention.

 

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