Hémorroïdes : que faire ?

Dues à une dilatation anormale des veines de la zone anale, elles provoquent des crises parfois très douloureuses pendant une à deux semaines.

Outre la prédisposition familiale, les plus de 50 ans, les personnes constipées ou hypertendues, les femmes ayant accouché par voie basse y sont plus sujettes que d'autres. Mais inutile de souffrir en silence, même si la pudeur vous freine, sachez qu'un adulte sur trois en souffre et que des solutions existent...

Douleur à la selle, brûlures, démangeaisons, sensation de pesanteur, saignements... sont les signes d'une crise hémorroïdaire.

Les bons gestes pendant une crise

Prenez des bains de siège à l'eau tiède trois à quatre fois par jour. Pour renforcer l'apaisement, faites infuser des fleurs de camomille allemande (5 g de fleur/litre d'eau). Certaines pharmacies ou magasins spécialisés vendent de petits bains que l'on peut facilement installer sur les toilettes.

A la selle, essuyez-vous très délicatement sans frotter avec une compresse humide, moins irritante que le papier. Appliquez des compresses froides ou, mieux, des compresses imbibées d'hamamélis aux propriétés anti-inflammatoire et hémostatique. Autre conseil bon à rappeler : ne poussez pas à la selle et évitez de rester assis trop longtemps (notamment en lisant !).

Il peut s'avérer nécessaire d'utiliser un laxatif doux (sans toutefois en abuser), dit osmotique à base de fibres et de mucilages, afin d'augmenter le volume et l'hydratation des selles. Choisissez des laxatifs naturels à base de son ou de psyllium.

Évitez de soulever des objets lourds ou de faire des efforts intenses, car cela favorise la dilatation des veines. Si la douleur est trop forte, restez allongé.

Soulager l’irritation

Les crèmes ou les suppositoires anti-hémorroïdaires, en vente libre en pharmacie, soulagent l'irritation et favorisent la cicatrisation. Certains contiennent un anesthésique local qui renforce l'apaisement. On peut y associer des veinotoniques (tisanes ou gélules de marron d'Inde, de vigne rouge ou de gingko).

En application locale, après chaque toilette, des préparations à base d'huiles essentielles de cyprès, de genévrier, d'huile de calophylle (qui lutte contre la fragilité capillaire) et de rose musquée (qui régénère les peaux fissurées). En cas de démangeaisons, remplacez le genévrier par du géranium rosat.

Du côté de l'homéopathie, on conseille Arnica 9 CH (5 granules matin et soir) et localement une pommade Aesculus composé.

Si les douleurs sont trop intenses, le médecin peut prescrire des anti-inflammatoires par voie orale. Enfin, la chirurgie ne concerne, quant à elle, que 5 à 10 % des cas.

Éviter les récidives

Il est indispensable de traiter la constipation : buvez 2 litres par jour et mangez des fibres (fruits, légumes, céréales).

Évitez les facteurs déclenchant : sédentarité, alimentation trop grasse et trop épicée, café, alcool...

Ne restez pas assis de longues heures. Évitez le vélo, la moto ou l'équitation.

Faites confirmer par un médecin

Toute douleur ou saignement n'est pas forcément dû aux hémorroïdes. Consultez votre médecin car ces symptômes pouvant révéler des pathologies plus sévères. Soyez vigilant si vous constatez du sang de couleur foncée mêlé à vos selles.

>> À lire aussi : Hémorroïdes : quand faut-il envisager l’opération ?

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