Senior et assurance vie : Contrat en euros ou en unités de compte ? 

Cette question revient à dire : Sécurité ou performance ? Pour constituer une épargne ou la valoriser, le souscripteur d’un contrat a le choix entre deux formules : les « euros » et les « unités de compte ». Les premiers privilégient la sécurité et les secondes la performance.

L’assurance vie est une enveloppe fiscale qui permet de créer ou de valoriser une épargne (les primes versées enrichies des intérêts) dont le souscripteur pourra profiter ultérieurement ou au dénouement du contrat. En cas de décès du souscripteur, l’épargne acquise sera attribuée à un ou plusieurs bénéficiaire(s) désigné(s) librement même en dehors de tout lien de parenté, dans la plupart des cas, sans droits de succession. Pour remplir ce double objectif, l’épargnant a plusieurs types de versements à sa disposition (prime unique, programmées ou libres). Mais il doit surtout choisir entre deux familles de supports : les euros ou les unités de compte.

Bon à savoir : Les supports euros sont traditionnellement et à juste raison présentés comme un placement sage car le souscripteur ne prend pas de risque de perte en capital. Les supports « unités de  compte» sont investis en OPCVM (Sicav et FCP). Ils offrent des perspectives de gains importants, mais sont assortis d’un risque de pertes.

Les contrats en euros

Ils reposent essentiellement sur l’achat d’obligations faites par la compagnie. Ils disposent d’un atout important: l’effet de cliquet. Cela signifie que la performance acquise une année est définitive. Ces contrats offrent donc une grande sécurité. Revers de la médaille, leur rendement peut être amené à décroître si les taux des obligations sur lesquels ils reposent sont de moins en moins attractifs.

Le contrat en unités de compte

C’est le souscripteur qui supporte le risque de perte, mais profite de la hausse des marchés boursiers. Pas de minimum garanti ou d’effet de cliquet.

Depuis la loi de finances, il faut distinguer deux types de contrats.

  • Les classiques et « multisupport» qui permettent au souscripteur de loger toutes sortes d’OPCVM du monde entier. Ils sont souvent assortis d’une possibilité d’arbitrage libre (possibilité donc de changer de support, sans changer de contrat) ou conçus sous forme de profils de gestion composés par la compagnie (prudent, équilibré ou dynamique).
  • Les DSK (du nom de l’ancien locataire de Bercy, Dominique Strauss-Kahn): l’actif doit comprendre au moins 50% d’actions européennes dont 5% de titres à risques (essentiellement des fonds communs d’innovation).

Une fiscalité différente

La réduction annuelle d’impôt à l’entrée (autrefois 150€ maximum puis 300€ par personne à charge) est dorénavant réservée à ceux qui ont souscrit un contrat à primes périodiques avant le 20 septembre 1995. Une réponse de l’administration faite à un parlementaire en date du 20 octobre 1997 y a même ajouté une condition restrictive : les commissions versées à l’apporteur doivent être précomptées.

En conséquence, le contrat ne doit pas présenter de valeurs de rachat au cours des deux premières années de souscription. Ce qui revient à favoriser, au détriment du souscripteur, les contrats les plus gourmands en frais !

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