Santé des seniors : l’importance de la surveillance médicale

Le médecin traitant, variante moderne du médecin de famille, est le pilier central de la protection de la santé chez les plus de 50 ans. Il connaît l'histoire médicale individuelle et familiale de chacun, ses habitudes de vie (logement, situation de famille, travail) et ses facteurs de risque (tabac, alcool, sédentarité, alimentation).

C'est lui qui centralise les analyses de laboratoire et les informations émanant des différents spécialistes.

Il est plus efficace d'avoir un médecin traitant que de pratiquer le nomadisme médical, car chaque nouvel interlocuteur ne perçoit qu'une partie des problèmes.

Les risques des seniors

Après 50 ans, le médecin traitant doit surveiller plus particulièrement l'hypertension artérielle, le diabète, le taux de cholestérol, les fonctions hépatique et rénale, l'état du cœur, les globules sanguins, les signes d'alerte des différents cancers, ainsi que les seins chez la femme et la prostate chez l'homme.

Le bon usage des médicaments

Le vieillissement de l'appareil digestif, du foie et des reins modifie lentement la cinétique des médicaments et peut contraindre le médecin à réévaluer les doses d'un traitement au long cours. Dans ce domaine, l'âge physiologique est plus important que l'âge civil.

Les accidents liés aux médicaments sont responsables de 10 % des hospitalisations et de 1% des décès après 70 ans. Respecter la prescription du médecin est fondamental, même s'il est désagréable de prendre chaque jour des comprimés dont on ne perçoit pas immédiatement l'effet bénéfique (c'est le cas des traitements de fond pour l'hypertension, le diabète ou le cholestérol).

Les vaccins recommandés après 50 ans

  • Le tétanos. Surtout pour les personnes qui jardinent ou bricolent (validité, 10 ans).
  • Les infections à pneumocoque. Recommandé chez les personnes fragiles et après65 ans (validité, 3 à 5 ans).
  • La grippe. Chez les personnes fragiles et après 65 ans (validité, 1 an ; à faire chaque automne).
  • La diphtérie. Pour voyager dans les pays ou cette maladie resurgit (validité, 10 ans).
  • La coqueluche. Les 45 000 cas annuels touchent en majorité les plus de 50 ans (validité, 10 ans).

Attention à la polymédication

Lorsqu'un patient consulte plusieurs médecins, il est fréquent que les prescriptions de l'un s'ajoutent à celles de ses confrères sans toujours en tenir compte.

Outre l'accumulation quotidienne des prises, le risque d'effets secondaires ou d'interactions chimiques entre les produits augmente avec leur nombre.

C'est l'une des raisons pour lesquelles il est souhaitable de confier sa santé à un seul médecin, qui joue le rôle de coordinateur.

Les dangers de l'automédication

De nombreux produits sont en vente libre en pharmacie : antalgiques, sédatifs, remèdes contre le rhume ou la grippe, laxatifs, anti nauséeux ou antitussifs notamment. Consommer ces produits sans avis médical expose à deux inconvénients majeurs, encore plus fréquents après 50 ans.

  • L'automédication peut masquer des symptômes qui pourraient alerter le médecin sur une maladie grave, comme un cancer du côlon ou du poumon.
  • L'automédication peut cumuler les risques d'interactions chimiques avec des traitements prescrits par le médecin.
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