La micronutrition (complément alimentaire) pour bien vieillir : ça marche ?

Les compléments alimentaires aident à se rapprocher d'une alimentation "santé". De "nouveaux" médecins traquent ainsi nos faiblesses et préviennent le vieillissement de nos organismes.

Illustration Micronutrition Aliment Gelule(1)

À la question "Peut-on lutter contre le vieillissement avec certains régimes alimentaires ?" la plupart répondront qu'aucune étude bien conduite n'a pu encore démontrer l'efficacité de régimes alimentaires contre la sénescence cutanée.

Pourtant, certains micronutriments ont été identifiés comme ayant un rôle actif sur la bonne santé de la peau. Mais comment les utiliser ? Doit-on se "bourrer" de vitamines et d'oligo-éléments ? Doit-on s'astreindre à des règles de diététique dictatoriales ?

Y a-t-il LA vitamine, l'acide gras essentiel unique, "complément alimentaire générique anti-âge" portant la mention "bon pour tous" ? Non. Car la micronutrition respecte la différence et travaille sur l'individu. À partir d'habitudes alimentaires, de troubles fonctionnels aigus ou chroniques, les micronutritionnistes observent et analysent. Ils l'affirment : c'est notre terrain nutritionnel qui, en fait, pose problème !... Il était une fois la micronutrition qui lutte contre le vieillissement...

Micro Nutrition Shema

Que reste-t-il après avoir mangé ?

Les micronutriments permettent de compléter la stratégie de défense de l'organisme. Ils aident ainsi à lutter contre le vieillissement. Vitamines, oligo-éléments, acides gras essentiels participent à la bonne santé de notre peau. Les vitamines ? La E lutte contre les UV et pourrait protéger contre certains cancers de la peau ; la C a un effet protecteur contre les UV ; la A donne à la peau une bonne souplesse.

Les oligo-éléments ? Zinc, cuivre, manganèse, silicium, sélénium... agissent pour certains contre les radicaux libres, ces fameuses molécules qui se forment sous l'action de diverses agressions et, particulièrement, sous l'action des UV au niveau de la peau. Le sélénium, par exemple, a un effet protecteur face au soleil.

Quant aux acides gras essentiels, ils sont d'origine alimentaire — surtout des poissons des mers froides ou des huiles de certains végétaux et sont nécessaires au bon état épidermique. On peut tout trouver dans l'alimentation ; pourtant, l'adage selon lequel manger varié et diversifié permet de rester jeune et en bonne santé ne suffit pas.

Certes, quand le contenu de l'assiette est de qualité et équilibré, les chances pour que l'organisme en bénéficie se multiplient, mais ce n'est pas pour autant aussi simple... Selon le Dr Didier Chos, à assiette égale résultat cellulaire fondamentalement différent.

« Il existe une véritable inégalité d'utilisation de la nourriture par notre organisme ! »

Les systèmes digestifs et d'assimilation de la nourriture sont génétiquement programmés et donc diffèrent pour chacun d'entre nous.

Ainsi, nous pouvons manger la même chose, nos cellules n'en retireront pas les mêmes bienfaits ou méfaits. C'est cette réalité du terrain nutritionnel de l'individu qui conduit à la mise en place de bilans individuels mettant en évidence ce que ni l'interrogatoire médical ni l'auscultation ne peuvent suspecter : les déficiences nutritionnelles. Celles-ci se retrouvent à tous les niveaux de l'organisme. L'assiette responsable de bien des maux ? En tout cas, une fonction nutritionnelle qui a un rôle clef sur l'état de santé.

Les médecins micronutritionnistes ont choisi une voie pédagogique qui dépasse l'idée de dire à quelqu'un : "Vous mangez mal, il faut changer toutes vos habitudes." En effet, une femme qui mange du sucre le soir sait sans doute inconsciemment que c'est "toxique" pour son organisme, mais il est aussi vrai qu'elle ne peut pas s'en passer et ce, pour une cause aussi indéterminée que réelle.

Déterminer cette cause et la compenser est le rôle du micronutritionniste qui va considérer cette façon de manger comme un symptôme. Les micronutritionnistes ont identifié les rapports qui existent entre les symptômes fonctionnels et les déficiences micronutritionnelles. Loin des diktats diététiques basés sur la restriction et la seule volonté, ils aident les individus à retrouver un bien-être avec une supplémentation adaptée, qui leur permet d'adopter un mode de vie mieux équilibré.

Vive la biologie de terrain !

Prise de sang, analyse d'urine, test salivaire... Grâce à des biologistes curieux, il est aujourd'hui possible de connaître l'état de santé d'un individu au niveau des grandes fonctions avant que la maladie n'apparaisse. La mission préventive de cette "nouvelle" biologie est relayée par des médecins qui étudient la fonction immunitaire, nutritionnelle, inflammatoire ou infectieuse dans un cadre biologique pré-clinique.

Ces bilans, aujourd'hui parfaitement identifiés, présentent des profils qui associent, sur un même graphique, différents paramètres à sensibilité proche. Ainsi, la biologie d'un individu est conçue d'un point de vue global, en tenant compte des interactions entre les différentes fonctions. Le potentiel génétique est étudié grâce au bilan protéique.

Le terrain allergique est détecté avec le dosage des acides gras plasmatiques. Le typage lymphocytaire renseigne sur l'état de nos défenses immunitaires. Le dosage des neurotransmetteurs détecte un tempérament, une personnalité, le rythme de vie : hyperactif, colérique... Enfin, le bilan nutritionnel antiradicalaire est le traqueur de radicaux libres.

Bilan anti-radicalaire

Lutter contre ce que l'on appelle le stress oxydatif, c'est lutter contre le vieillissement prématuré et l'altération de nos cellules. Cet examen inhabituel détermine les vitamines C et E, minéraux (fer, zinc, sélénium) et enzymes engagés dans le combat contre l'ennemi "stress oxydatif'.

Il les dose grâce à une prise de sang. En fait, ce bilan va s'assurer de notre résistance au stress, vérifier que nos défenses antiradicalaires sont suffisantes et les renforcer, au besoin, avec des antioxydants.

La DHEA traquée dans la salive

Les dernières recherches scientifiques identifient aujourd'hui certaines causes du vieillissement physiologique. Il serait marqué par une diminution de certaines hormones. Comme, entre autres, la DHEA qui, dès l'âge de 25 ans, commence à s'amenuiser. Mais les taux de départ dans l'organisme sont variables d'une personne à l'autre. De plus, cette hormone ne fonctionnerait pas de la même façon pour tout le monde. Est-ce là que réside le secret de ceux qui vivent plus vieux ?

Mis au point par un biologiste français, un test salivaire permet aujourd'hui d'identifier la partie libre de l'hormone, c'est-à-dire sa partie fonctionnelle, sa partie active, et de donner un profil hormonal fonctionnel. Les interactions des hormones entre elles sont visualisées : sont ainsi dosés la DHEA, l'œstradiol, la testostérone, le cortisol et la progestérone.

Et si le micronutritionniste était le médecin généraliste "nouvelle génération" ? Celui que l'on consulte quand on n'est pas malade. Celui qui ralentit nos prédispositions génétiques à telle ou telle maladie. Celui qui redresse nos fâcheuses tendances biologiques au vieillissement prématuré. Celui qui, avec l'aide des micronutriments, vient rétablir ces inégalités qui nous gouvernent.

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