Zona : tout savoir de A à Z

Cette affection de la peau est due à l‘herpes zoster – le même virus que la varicelle. Pourquoi survient-elle ? Et comment la traiter ?zona personne agee

Depuis quelques temps, vous vous sentez fatigué, vous avez un peu de fièvre, mal à la tête, ça vous brûle à droite, sur le buste. Puis, de petites plaques rouges, groupées « en bouquet », sont apparues exactement au même endroit. Surmontées de petites gouttes d’eau, elles semblent suivre un trajet défini. Pas de doute, c’est un « zona ».

En fait, c’est la « réactivation du virus varicelle-zona (VZV), endormi dans les ganglions sensitifs après une varicelle. L’expression de cette maladie infectieuse est essentiellement cutanée.

Deux maladies, un même virus !

Tout a commencé, le plus souvent, dans l’enfance, quand vous avez attrapé la varicelle. Souvenez-vous, ces vilains petits boutons disséminés sur tout le corps qui vous grattaient tant. Ils étaient déjà dus à ce virus varicelle-zona. Mais au lieu de disparaître avec la maladie en quelques semaines, le virus responsable est allé se cacher dans les ganglions nerveux de la moelle épinière ou du crâne et il s’y est endormi.

plaque rouges zona
Le zona se traduit par des plaques rouges surmontées de petites vésicules.

Si, lors de cette varicelle de l’enfance, l’organisme a élaboré assez d’anticorps, c’est-à-dire de substances immunisantes, le virus ne se réveillera jamais. C’est pourquoi, la plupart des personnes ayant eu la varicelle, sont généralement également protégées contre le zona. Les statistiques en témoignent. Plusieurs millions de cas de varicelle sont recensés chaque année en France pour seulement 100 à 300 000 zonas.

Quand et pourquoi fait-on un zona ?

Il n’y a pas d’âge pour avoir un zona, mais c’est plus fréquent après cinquante ans. Le virus peut se réactiver quand vos défenses immunitaires diminuent. Ce peut être à l’occasion d’un traumatisme, d’une maladie grave (type leucémie, cancer, sida…), d’un traitement pour des pathologies digestives, rhumatismales… Bref, tout ce qui entraîne un effondrement de l’immunité.

Comment se manifeste-t-il ?

Les signes précurseurs sont peu significatifs. (Légers maux de tête, picotements ou sensation de brûlure dans la zone du nerf atteint…). Ils précèdent l’éruption de petites plaques rouges (toujours situées d’un seul côté sur le trajet nerveux) qui se couvrent de vésicules transparentes. En séchant, les boutons forment des croûtes qui tombent deux à trois semaines après, laissant parfois de légères cicatrices.

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Les zones atteintes

Grâce aux anticorps fabriqués après la varicelle, le virus n’a pas la possibilité de passer dans le sang. S’il vient à se réveiller, il ne peut donc infecter que le nerf correspondant aux ganglions où il avait pris refuge. Ainsi, une éruption de zona est toujours localisée sur le trajet d’un nerf.

Elle atteint le plus souvent un nerf intercostal et se déclare sur le thorax, la ceinture ou l’abdomen.

Parfois, elle envahit la racine d’un membre (épaule, cuisse).

Plus rarement, elle touche les nerfs du crâne ou de la face (joue, front, aile du nez, conduit auditif…).

L’infection d’une des branches du nerf trijumeau provoque une atteinte de la cornée (membrane extérieure de l’œil). C’est ce que ‘l’on appelle le « zona ophtalmique ».

Y a-t-il des récidives ?

En principe, le zona ne survient qu’une fois dans la vie. Il peut pourtant resurgir à tout âge, voire se généraliser, chez les malades dont les défenses immunitaires sont vraiment déficientes.

Est-ce une maladie grave ?

Non, le zona est une maladie bénigne, pas ou peu contagieuse qui, dans plus de 50 % des cas, n’est pas douloureuse. Certains zonas peuvent néanmoins entraîner des complications plus ou moins graves s’ils ne sont pas traités rapidement.

Et les complications ?

Les algies post zostériennes sont des douleurs qui persistent après le zona, surtout chez les personnes âgées, ou après un zona ophtalmique.

Souvent très pénibles, elles s’expriment sous forme de brûlures intenses et/ou d’élancements violents (comme des décharges électriques) parfois insupportables.

Ces douleurs peuvent disparaître en quelques semaines ou durer pendant de longues années après les manifestions cutanées du zona.

Des troubles sensitifs (peau insensible ou hypersensible à certains endroits) peuvent persister longtemps.

Très rarement, le virus peut également toucher la racine motrice du nerf et provoquer une paralysie, généralement transitoire.

L’atteinte de la cornée est une complication particulièrement redoutable du zona ophtalmique car elle peut altérer gravement la vision. D’où l’importance du traitement très précoce de cette forme de zona.

Tous les traitements

Localement

  • Toute éruption cutanée peut se surinfecter. Vous devrez donc avoir une hygiène rigoureuse (se savonner chaque jour, même sur les boutons et, surtout, se sécher minutieusement car les microbes aiment l’humidité). Vous pouvez aussi utiliser un talc hypoallergénique qui, en plus, apaise les sensations de brûlure.
  • En cas de surinfection, le médecin vous prescrira un antiseptique ou un antibiotique à appliquer localement.

Par voie générale

Le traitement de la douleur : Un zona douloureux nécessite une prescription d’antalgiques (type aspirine ou paracétamol, parfois associés à la codéine).

Dans les douleurs intenses, persistant pendant et après la maladie, des antidépresseurs peu- vent être associés aux antalgiques.

En cas de douleurs post-zostériennes, on peut avoir recours à une brève corticothérapie, suivie éventuellement d’une consultation dans un centre anti-douleur. Ces traitements doivent être pris sous surveillance médicale afin d’éviter des associations ou des surdosages dangereux.

Le traitement de la maladie : Contrairement à l’herpès, le zona n’est pas une maladie récidivante ; les traitements anti-viraux ne sont donc généralement pas d’un grand intérêt.

A base d’aciclovir (par voie intraveineuse, en comprimés ou en solution buvable), ils peuvent être utiles dans les cas graves.

Le meilleur traitement du zona serait l’éradication de la varicelle par la vaccination.

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