Un zona : que faut-il faire très vite ?

Il faut se préoccuper rapidement de cette maladie qu'est le zona, sinon la douleur risque de s'installer pour longtemps.

femme mure qui se gratte le bras a cause du zona
© istock

Les personnes âgées sont les premières personnes concernées par le zona

Zona : Agir dans les 72 heures

Les premiers signes sont assez faciles à reconnaître. Le patient ressent une douleur à type d'élancement ou de cuisson le long d'un trajet nerveux. Dans le même temps, une rougeur apparaît. La moitié des zonas surviennent dans la zone intercostale.

Il vaut mieux vite consulter un médecin pour démarrer dans les 72 heures, et si possible dans les 48 heures, un traitement antiviral (aciclovir, valacyclovir ou famciclovir) qui va bloquer la prolifération du virus dans les cellules nerveuses sensitives. Des antalgiques (du paracétamol à la morphine) et un antiseptique local pour éviter la surinfection complètent l'ordonnance. Ce traitement doit être poursuivi une semaine.

A ce stade, 80 à 90 % des patients récupèrent à condition d'avoir été soignés suffisamment tôt. Mais cette guérison est, en général, plus longue et difficile chez les plus de 50 ans.

Après la cicatrisation du zona

Si les élancements, les brûlures ou les douleurs à l'effleurement (allodynies) persistent après la cicatrisation du zona, qui survient en dix à vingt jours, le médecin peut prescrire un antiépileptique ou un antidépresseur tricyclique, des médicaments efficaces sur ces complications caractéristiques.

Il reste malgré tout un petit nombre de patients qui ne sont pas soulagés après trois ou quatre mois de traitement.

D'autres solutions peuvent être tentées, comme la neuro-stimulation transcutanée (de petites impulsions électriques envoyées via des électrodes masquent la douleur). Il existe aussi un patch à la lidocaïne, anesthésique local, qui soulage les allodynies chez 50 % des patients participant à l'étude (source Afssaps). Pour l'instant, il est seulement délivré par les pharmacies hospitalières.

La gestion du stress et des émotions, en particulier chez les seniors, fait partie du traitement. Les personnes âgées sont parfois désœuvrées et solitaires. Elles ont tendance à se centrer sur ce qui ne va pas. Or, tout ce qui est émotionnel potentialise la douleur. Ceci explique que les séquelles du zona sont parfois difficiles à traiter chez les plus âgés.

À lire aussi :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. - * Champs obligatoires

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.