Médicaments dangereux au volant : liste complète et explications

Plus de 3 000 médicaments peuvent avoir une influence sur notre attitude au volant ! Collyres, sirops contre la toux, somnifères, tranquillisants... Ils sont nombreux à rendre notre conduite plus qu'incertaine. Explications et tour d’horizon.

Medicament Volant

Le saviez-vous ? Le plus léger des sirops contre la toux peut provoquer des somnolences. La moindre goutte dans les oreilles est susceptible de donner des vertiges. Quelques vaporisations d'un soluté pour déboucher le nez peuvent aussi engendrer somnolence ou troubles visuels, etc. ! Un simple collyre dans les yeux peut engendrer des troubles de la vue.

Ces médicaments d'utilisation courante peuvent être dangereux s'ils sont absorbés avant de prendre le volant. Au total, on en compte plus de trois mille capables de retentir sur notre comportement de pilotage. Certes, des efforts considérables ont été mis en place en obligeant les gens à boucler leur ceinture de sécurité, à installer les petits dans des sièges spécialement étudiés pour eux, à faire souffler le conducteur dans le ballon pour des tests d'alcoolémie...

Mais que fait-on pour détecter les conducteurs dangereux sous traitement médicamenteux ? Pas grand-chose, car la législation n'autorise pas les prélèvements nécessaires à une recherche toxicologique.

Gare aux tranquillisants !

On connaissait les problèmes de l'alcool au volant. Désormais les experts de la médecine du trafic se penchent sur les accidents provoqués sous substances médicamenteuses.

Parmi les médicaments méritant d'être mis en cause, les psychotropes dont les Français font un usage considéré comme immodéré. Il suffit de voir l'augmentation constante de la consommation de somnifères et de tranquillisants.

A cela s'ajoutent d'autres médicaments dits "de confort" dont les éventuels effets secondaires sont mal connus et peuvent parfois entraîner somnolence, étourdissements, troubles de la vue, troubles auditifs, brusques chutes de tension. Bref, une série de troubles pouvant provoquer au volant des mouvements involontaires ou des gestes inconsidérés avec pour conséquence l'accident.

De même, certains mélanges qui ont une apparence anodine peuvent entraîner ce que les médecins appellent une conduite "ébrieuse". En clair, toute personne se trouvant au volant et ayant pris certains médicaments dans les heures qui précèdent n'est pas en possession de toutes ses facultés.

Aucune législation sur les médicaments au volant

En France, seules les personnes occupant des postes à responsabilités et mettant en jeu la sécurité du public, comme c'est le cas pour les pilotes d'avion, les conducteurs de train ou d'autobus, peuvent être soumises à un contrôle concernant leur consommation de médicaments.

En dehors de ces cas bien particuliers, la recherche d'une substance suspecte ne peut être demandée qu'en cas d'accident important donnant lieu à une inculpation d'homicide involontaire ou encore si le ou les conducteurs impliqués dans l'accident présentent un comportement anormal.

Encore faut-il que la personne n'ait pas bénéficié d'un tranquillisant sous perfusion, administré par l'équipe de secours arrivée sur le lieu de l'accident !

Le fait qu'il n'y ait pas de législation provient certainement du manque de statistiques valables pouvant justifier une réglementation. Car il est très difficile de doser exactement la présence ou la trace de Substances toxiques dans le sang. Sans compter qu'il peut toujours y avoir un risque de confusion. Certaines analyses insuffisamment fouillées peuvent, par exemple, faire confondre des traces d'héroïne avec celles de la codéine, que l'on retrouve généralement dans les sirops contre la toux !

De même, on peut trouver des traces de drogues dont la prise est bien antérieure à l'accident ! Bref, le système de recherche mis en place doit être fiable pour être reconnu et susceptible d'accompagner une réglementation plus contraignante.

A ce jour, les responsables de la sécurité "planchent" sur une réglementation, laquelle risque de voir le jour plus rapidement qu'on ne le croit en raison de directives européennes.

Un triangle rouge

Les accidents causés par médicaments ne sont pas faciles à prouver. Toujours est-il que les risques semblent indiscutables. Mais au lieu de chercher à démontrer que l'erreur vient de l'armoire à pharmacie, ne vaudrait-il pas mieux tenter de mieux informer les consommateurs ?

Aujourd'hui, seules les notices fournies dans les boites de médicaments mettent l’accent sur les précautions d'emploi et les éventuels effets secondaires sur les conducteurs, mais tout le monde ne les lit pas !

Effets secondaires qui devraient en principe être signalés par le médecin prescripteur ou le pharmacien mais ne le sont pas toujours !

Alors, pourquoi ne pas s'inspirer du système scandinave qui impose sur chaque boîte de médicaments pouvant être à risque un logo avertisseur en forme de triangle rouge.

Toujours lire attentivement la notice

Il ne s'agit pas de refuser de se soigner sous prétexte que l'on prend la route, mais de céder le volant en cas de prise de médicaments contenant certaines substances dont les effets secondaires peuvent être dangereux.

Aussi, lisez bien les précautions d'emploi de vos médicaments avant de conduire (même si vous n'en prenez qu'un seul). Parmi les plus courants à connaître :

  • Les antidépresseurs : plupart d'entre eux entraînent des somnolences et des vertiges. Attention à l'alcool associé qui modifie alors le comportement !
  • Les somnifères : A bannir la veille d'un grand départ, car ils peuvent laisser des traces et entraîner des troubles pendant la conduite.
  • Les tranquillisants : entraînent somnolence et léthargie, deux phénomènes accrus par l'alcool.
  • Les antispasmodiques : Risque de vue brouillée.
  • Les antiémétiques : groupe de médicaments utilisés pour combattre les nausées et les vomissements provoqués par le mal des transports (voiture, bateau, avion) entraîne comme effets secondaires une somnolence.
  • Les antihistaminiques : Ils altèrent les réflexes, provoquent de la somnolence et des vertiges, quelquefois même une vision brouillée.
  • Les vasoconstricteurs : Certains décongestionnants utilisés pour soulager le nez bouché et contenant de la tripolidine peuvent engendrer de l'excitation ou des troubles visuels.
  • Les analgésiques : Médicaments usuels pour traiter la douleur pouvant entraîner de la somnolence.
  • Les antitussifs : Ils calment la toux et ont un effet sédatif, d'où la possibilité de pro- voquer de la somnolence.
  • Les collyres : Certains d'entre eux, contenant de l'atropine comme principe actif, entraînent des troubles de la vue, avec risque de vision floue.
  • Les bronchodilatateurs : Utilisé contre les crises d'asthme, ce type de médicament, ayant la propriété de dilater les voies aériennes intrapulmonaires, peut provoquer divers effets secondaires : palpitations, tremblements et troubles du rythme cardiaque. C'est pourquoi mieux vaut s'abstenir de conduire lorsque l'on suit de tels traitements.

À retenir : En cas de baisse de la vigilance, picotement des yeux, raideur de la nuque... arrêtez-vous ! Même faible, l'absorption d'alcool est formellement interdite avec certains traitements.

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