Dépendance : comment organiser le maintien à domicile ?

Parce que le maintien à domicile permet de conserver ses repères et ses souvenirs, les personnes âgées préfèrent vieillir chez elle. Malgré la perte d'autonomie, il existe des solutions adaptées.

Maisons de retraite ou établissements médicalisés ne sont pas une fatalité. Plébiscité par 90 % de la population, le maintien à domicile est une solution envisageable grâce aux aides de l'État et des collectivités territoriales. A condition de bien s'organiser. Tour d'horizon des aides techniques et financières.

soignant professionnel féminin prenant soin de la femme âgée à la maison
© istock

Un éventail de solutions pratiques

Le maintien à domicile ne tient souvent qu'à un fil et repose sur l'organisation d'un relais permanent de professionnels et d'assistance.

L'aide-ménagère et l'auxiliaire de vie

Ces professionnels assistent la personne quelques heures par jour pour accomplir les actes de la vie quotidienne : soins d'hygiène, ménage, courses, repas...

L'aide-ménagère intervient chez les personnes âgées défavorisées, son salaire est en partie pris en charge par les aides sociales ou les caisses de retraite complémentaire. L'auxiliaire de vie est rémunéré par la personne âgée et travaille pour des associations ou entreprises spécialisées.

Jeune homme aidant le voisin aîné avec la paperasse à la maison
Un large panel d'aides est prévu pour permettre aux personnes âgées de rester chez elle pour leurs vieux jours. © istock

 

Le garde malade

Il veille au bien-être physique et moral des personnes dépendantes. Il s'agit d'un service à la carte, pour assurer une mission de surveillance de jour ou de nuit, selon des durées variables (journée, demi-journée, soirée, week-end).

Des soins à domicile

Le médecin traitant peut demander à la caisse d'assurance-maladie l'intervention de spécialistes pour réaliser des actes de soins. Il peut s'agir de soins infirmiers ou paramédicaux comme l'intervention d'un kinésithérapeute, pédicure ou orthophoniste. Les frais sont pris en charge par l'assurance-maladie aux conditions habituelles.

Le portage de repas

Certaines communes proposent un portage de repas équilibrés aux personnes ne pouvant les préparer seules ou se déplacer. Le coût est généralement partagé entre la collectivité et le bénéficiaire.

Les technologies

Appelés domotique, des systèmes électroniques intelligents garantissent la sûreté et améliorent la qualité de vie des personnes âgées. La télésurveillance, par exemple, permet à la personne dépendante équipée d'un bracelet ou d'un médaillon émetteur d'appuyer sur un bouton pour contacter une centrale d'écoute chargée d'apaiser ou d'alerter les urgences en cas de besoin. L'installation de capteurs permet également de décrypter les mouvements de la personne et de signaler, par exemple, une chute ou une absence de mouvements.

Les aidants familiaux

Cette solution consiste, pour les proches, à apporter le soutien nécessaire au maintien de la personne dépendante à domicile. Il intervient généralement en complément des aides précédentes.

L'aidant familial peut être rémunéré au titre de l'Allocation personnalisée d'autonomie (Apa) pour devenir le salarié de ses parents.

Les aides financières

Une personne âgée dépendante peut prétendre à l'Apa, en fonction de sa situation médico-sociale (niveau de dépendance GIR et revenus). Les personnes ne pouvant pas prétendre à l'Apa peuvent bénéficier de l'aide sociale des collectivités locales pour financer les aides ménagères. Dans chaque département, les Centres locaux d'information et de coordination (Clic) orientent les personnes et leurs familles.

Les aides pour aménager son domicile

La réalisation de travaux afin de faciliter les déplacements et prévenir les accidents est parfois nécessaire. Plusieurs services de l'État et organismes proposent conseils et subventions.

L'Agence nationale de l'habitat (Anah)

L'Anah accorde des subventions aux propriétaires occupants. Le revenu fiscal de référence ne doit pas dépasser 24 002 € pour une personne seule vivant en Ile-de-France et 18 262 € pour les autres régions.

Le taux de la subvention est de 35 % ou 50 % du montant des travaux, selon les ressources, dans la limite de 20 000 € HT.

Le réseau associatif Pact Arim

Cette structure diagnostique, accompagne (conseils sur les financements, montage des dossiers administratifs et financiers) et assure le suivi des travaux d'adaptation des logements. Ce mouvement est actif dans toute la France et se compose de professionnels et experts (architectes, techniciens du bâtiment, travailleurs sociaux, ergothérapeutes...).

La caisse nationale d'assurance vieillesse

Elle prévoit une aide à l'aménagement du domicile. Elle est destinée aux retraités du régime général âgés d'au moins 55 ans, ne bénéficiant pas de l'Apa. Le montant est fixé en fonction des travaux et des ressources de la personne, dans la limite d'un plafond défini par la caisse régionale.

Enfin, la Fédération nationale d'habitat et développement (FNHD) oriente et conseille sur les subventions accordées par les collectivités locales.

>> Personnes âgées : quelles aides à domicile ?

Le crédit d'impôt

Les dépenses des propriétaires ou locataires liées aux équipements conçus pour les personnes âgées ou handicapées ouvrent droit à un crédit d'impôt de 25 % de l'investissement (article 18 ter Code général des impôts). Il concerne les travaux des sanitaires (éviers et lavabos à hauteur réglable, baignoires à porte, sur élévateurs de baignoire, cabines de douches intégrales...) ainsi que les équipements de sécurité et d'accessibilité (barre d'appui, revêtement de sol antidérapant.. .)

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