Brûlures : réagir vite, et bien !

Dans l'urgence, on oublie souvent les bons réflexes. Premiers gestes et soins.

Femme Qui Range Une Pommade Dans Soon Sac
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On recense 400 000 à 500 000 brûlures en France chaque année. On ne compte plus les enfants de moins de 5 ans brûlés par de l'eau bouillante. En cause parfois aussi l'électricité ou des produits chimiques... Constat préoccupant : seules 10 000 de ces brûlures vont être prises en charge dans des centres spécialisés, dont 3 500 en hospitalisation. Certes, dans nombre de cas, on peut gérer la situation avec les moyens du bord. Mais encore faut-il le faire à bon escient.

Comment distinguer les brûlures simples, que l'on peut traiter à la maison, des brûlures graves qui font courir un risque ? Quelques repères pour prendre la bonne décision.

Comment reconnaître si c'est grave ?

Le premier critère de gravité d'une brûlure est son degré. Il en existe trois (ou plutôt quatre). Comment les différencier ?

  • La douleur et la rougeur signent la brûlure du 1er degré. On peut l'assimiler au classique coup de soleil.
  • Le 2e degré, lui, se caractérise par l'apparition d'une cloque. Attention, la sitUation est cependant plus, complexe car on distingue deux stades de gravité : le 2e degré superficiel et le 2e degré profond.

Dans les brûlures du 2e degré superficiel, la douleur est très intense et la peau, sous la cloque, est rose et suintante, avec des phanères (ongles, poils) adhérents. Ces brûlures cicatrisent sans problème. A l'inverse, dans celles du 2e degré profond, la douleur est diminuée et la peau, sous la cloque, est blanche. La cicatrisation spontanée reste possible, mais la prudence s'impose. Il y a un risque de séquelle.

Enfin, les brûlures du 3e degré se traduisent par un aspect caractéristique de peau cartonnée, noire ou, au contraire, blanche, raide. A ce stade, le plus grave, il n'y a plus de douleur.

Quand peut-on traiter seul ?

Connaître le degré d'une brûlure ne suffit pas, sauf dans le 3e degré où l'hospitalisation s'impose. La décision dépend aussi de l'étendue de la surface brûlée et du lieu de la brûlure.

Pour les brûlures du 1er degré, pas besoin d'aide. Tout le monde peut se débrouiller en respectant des règles simples (voir encadré).

Les brûlures du 2e degré peuvent être traitées à la maison seulement si elles répondent à trois conditions :

  1. Être une brulure du 2e degré superficiel.
  2. Ne pas porter sur les mains ou le visage, car toutes ces localisations font courir un risque esthétique et fonctionnel.
  3. Ne pas dépasser la surface d'une paume de la main chez l'adulte et d'une demi-paume de la main chez l'enfant.

Attention, traiter à la maison ne signifie pas remèdes de grand-mère ! Et une brûlure superficielle doit cicatriser en 10 jours. Au-delà, il faut consulter un spécialiste.

Consultations spécialisées

Quels que soient le degré et l'étendue de la brûlure, certaines lésions relèvent systématiquement de la consultation spécialisée. Par exemple, les brûlures d'origine électrique qui imposent un bilan plus approfondi, notamment cardiaque. Et celles causées par des pro- duits chimiques qui peuvent continuer de pénétrer dans la peau, aggravant ainsi le degré de la brûlure. Ils peuvent aussi avoir un effet toxique sur les poumons, le rein...

Un bilan spécialisé est aussi nécessaire dans les brûlures dues à des feux générateurs de fumée (feux d'huile, incendie...). Là encore, il faut dépister une éventuelle atteinte pulmonaire. Dernier cas à signaler : les brûlures du périnée. Même peu étendues, elles peuvent s'infecter plus facilement.

À faire :

  • Mettre tout de suite la brûlure sous l’eau du robinet et l’y laisser durant dix à quinze minutes pour éviter l'approfondissement de la lésion et calmer la douleur,
  • Pour les brûlures du 1er degré, type coup de soleil, on peut utiliser de la Biafine.
  • Au-delà du 1er degré, dans les lésions superficielles, passer au tulle gras ou au tulle avec des colloïdes. Il existe également des pansements qui associent tulle gras et colloïdes que l'on peut utiliser dans ce cas.
  • Pour les brûlures du 2e degré superficielles (voir plus haut), recourir à une pommade antiseptique à la sulfadiazine argentique spéciale pour les brûlures.

À ne pas faire :

  • Mettre un glaçon sur la brûlure.
  • Un antiseptique agressif, comme de l'alcool.
  • Des colorants tels que l'éosine, pouvant masquer l'évolution de la lésion.
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