Comment en finir avec le rhume : nos solutions

Nez bouché, éternuements, fièvre... Tous nos conseils pour prendre le bon médicament Avec nos indications pratiques.

Sick Woman Blowing Her Nose
© istock

L'hiver, c'est la saison préférée des rhumes ! Pas parce que le froid favorise la contamination des microbes, mais parce que nous restons plus souvent dans nos habitations, dans une atmosphère confinée, propice à la dissémination des virus. Sans oublier le rôle nocif du chauffage excessif, qui assèche la muqueuse nasale et la rend sensible aux attaques infectieuses.

Si ces rhinos représentent chez les enfants une sorte de "passage obligé" le temps d'acquérir une immunité suffisante, on aimerait bien qu'elles se fassent oublier à l'âge adulte !

Les symptômes sont souvent les mêmes : d'abord des éternuements et des petits picotements au niveau des narines et de la gorge. Puis le nez se bouche et commence à couler abondamment. La fièvre peut alors monter jusqu'à 38-39°. Et, parfois, la toux s'en mêle. Ensuite, les sécrétions nasales deviennent plus épaisses. Souvent, la couleur jaune-vert affole un peu, mais cet aspect correspond à l'évolution classique d'un rhume banal.

Une fièvre élevée et des courbatures d'apparition brutale associées au rhume doivent faire penser à la grippe (surtout en période d'épidémie).

Plus de 200 virus peuvent pénétrer dans les cellules de la muqueuse nasale et s'y multiplier. Difficile, dans ces conditions, de traiter l'infection de façon spécifique. Il n'existe donc aucun médicament pour guérir le rhume qui, en l'absence de complications, disparaît spontanément au bout de sept à dix jours.

Mais, heureusement, on trouve en pharmacie des traitements sans ordonnance agissant sur les symptômes désagréables.

À lire aussi : Le spray anti-rhume : Pour qui ? Bonne ou mauvaise idée ?  

Votre nez coule

À force de vous moucher, même les bords de vos narines sont irrités... En prime, vous éternuez par crises et vos yeux, "brillants" se mettent aussi à couler… un peu comme si vous aviez un rhume des foins. Tous ces symptômes ne sont pas dus aux virus, mais à une substance chimique (histamine) libérée par certaines cellules (l'histamine inter- vient dans les processus allergiques).

Prenez des antihistaminiques

En empêchant l'effet de l'histamine, ils stoppent l'écoulement nasal. Principal inconvénient : leur effet sédatif. Parfait le soir, mais pas idéal au travail. Les cocktails anti-rhume, renferment 100 à 200 mg de vitamine C par prise pour contrebalancer l'action sur la vigilance, mais aussi renforcer les défenses immunitaires. Les adeptes des tisanes opteront pour les formules sachets. Tous ces anti-rhume contiennent aussi du paracétamol pour lutter contre la fièvre et les maux de tête.

Attention :

  • Ne prenez pas d'antihistaminique en cas de glaucome ou en cas d'adénome prostatique.
  • Arrêtez le traitement si une sécheresse de la bouche, des troubles visuels ou des problèmes pour uriner apparaissent.
  • Ces médicaments risquent d'entraîner des petits problèmes de vigilance (attention en cas de conduite).
  • Ne buvez pas d'alcool pendant le traitement, au risque d'augmenter le phénomène de somnolence.
  • Il existe une seule formule enfants, qui peut être administrée à partir de six ans.

Votre nez est bouché

Vous êtes obligé de respirer par la bouche, tellement il est encombré. La muqueuse nasale est très enflammée, les vaisseaux dilatés et les sécrétions épaisses.

Là aussi, fièvre et maux de tête peuvent faire partie du tableau.

Ayez recours aux décongestionnants

Tous les décongestionnants nasaux renferment un vasoconstricteur pour ramener les vaisseaux dilatés à un diamètre normal, permettant alors à l'air et aux mucosités de circuler librement à l'intérieur des narines.

Depuis juillet 2001, la phénylpropanolamine, jusqu'alors utilisée en auto- médication, ne peut s'obtenir que sur ordonnance, car de rares cas d'hémorragie cérébrale ont été observés aux Etats-Unis. Aujourd'hui, plus aucune spécialité en vente libre n'en contient.

Les anti-rhume renferment désormais de la pseudoéphédrine associée à un anti-inflammatoire (ibuprofène) dans les comprimés d’Anadvil Rhume et de Nurofen Rhume, ou à du paracétamol (à privilégier si vous êtes sujet aux maux d'estomac) dans les formules de Dolirhume et d’Actifed Rhume.

Attention :

  • Évitez la prise de vasoconstricteurs si vous souffrez d'hyperthyroïdie, de maladie cardiaque ou d'hypertension artérielle mal équilibrée.
  • Le traitement est contre-indiqué en cas de glaucome et d'adénome prostatique.
  • Interrompez le traitement si une tachycardie ou des palpitations surviennent.
  • Demandez conseil à votre médecin si vous êtes enceinte ou si vous allaitez.
  • Ces traitements sont réservés aux adultes et aux enfants de plus de 12 ans.

À lire aussi : L'eau de mer, c'est bon contre le rhume

Il coule et se bouche en alternance

Les symptômes du rhume varient souvent : une narine se débouche. et c'est l'autre qui prend le relais.

Prenez des médicaments qui traitent jour et nuit

Ils agissent à la fois sur l'obstruction et l'écoulement nasal. Le principe : prendre l'antihistaminique le soir pour mieux dormir et, le jour, profiter de l’action du vasoconstricteur. Pour ne pas se tromper, Humex Rhume propose des comprimés pour le jour et des gélules pour la nuit, tandis qu'Actifed Jour et Nuit présente des comprimés blancs (jour) et bleus (nuit).

Attention : L'inconvénient de ces médicaments est de cumuler les contre-indications et les effets secondaires des antihistaminiques et des vasoconstricteurs.

Quand prendre des antibiotiques ?

Dans environ 80 % des cas, le rhume est une infection purement virale. Aucune raison donc de prendre des antibiotiques (actifs sur les bactéries uniquement) en première intention. Chez l'adulte, le risque tient aux surinfections bactériennes se manifestant le plus souvent sous forme de sinusites.

Le caractère purulent des sécrétions et la présence de fièvre (signe de défense de l'organisme) ne marquent pas la présence d'une complication.

Une consultation médicale, avec mise en route éventuelle d'un traitement antibiotique, est justifiée :

  • Quand la fièvre persiste au-delà de trois jours ou apparaît tardivement après les premiers symptômes.
  • Si le rhume ou la toux persistent au-delà de dix jours.
  • Lorsqu’une douleur apparaît au niveau des sinus.
  • Quand l'état général se détériore beaucoup (fatigue, amaigrissement…).
  • Si des manifestations particulières surviennent : violents maux de tête, troubles digestifs, gêne respiratoire...

Dans tous les cas que faire contre le rhume ?

  • Utiliser des traitements locaux par pulvérisations. Avant de les employer, penser à bien se moucher.
  • Bannir les mouchoirs en tissu, véritables nids à microbes.
  • Ne jamais renifler, car cette mauvaise habitude propage les virus au niveau des sinus et des oreilles.
  • Se laver souvent les mains, pour limiter la contamination des enfants.
  • Faire une croix sur la cigarette et humidifier l'air de la chambre à coucher.
  • Associer au traitement par voie orale des gouttes nasales antiseptiques pour bien désinfecter et accélérer la guérison.
  • Ne pas prolonger le traitement en automédication plus de cinq jours.

À lire aussi : Nos 6 conseils de prévention pour passer un hiver sans maladies !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. - * Champs obligatoires

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

ante. mi, Lorem adipiscing efficitur. tristique