Le vinaigre : un aliment santé ?

On lui prête beaucoup de propriétés médicales. Est-ce justifié ?

Vinaigre de cidre de pomme et pommes fraîches
© istock

II calme les démangeaisons et les piqûres d'insectes. Le vinaigre est un produit naturel fabriqué à partir d'une base alcoolisée (vin, cidre, jus de fruit fermenté, alcool de céréale...) dans laquelle on introduit des ferments pour transformer l'alcool en acide. Sa composition est donc dépendante des produits utilisés et du processus de fabrication.

On retrouvera certains tanins du vin dans le vinaigre de vin, et les flavonoïdes de la pomme dans le vinaigre de cidre. Minéraux et oligoéléments sont présents dans un litre de vinaigre.

Mais, comme une consommation usuelle est de 10 à 20 ml (1 à 2 cuillerées à soupe), leur influence reste minime. Il en est de même pour la teneur en acides aminés (proline et acide glutamique provenant des bactéries nécessaires aux fermentations). Le principal intérêt santé du vinaigre repose essentiellement sur son acidité (pH faible), à la fois antiseptique et astringente au niveau des muqueuses.

Comment l'utiliser ?

En interne : Les indications usuelles sont essentiellement la stimulation de la digestion (1 cuillerée à café dans un verre d'eau, une demi-heure avant les repas riches en protéines) et la cure "nettoyante" à pratiquer à jeun pendant trois semaines (1 cuillerée à café dans un verre d'eau, au lever). La préférence est souvent donnée au vinaigre de cidre.

Grâce à sa teneur en potassium (120 à 200 mg aux 100 g), il aide la diurèse et permet de lutter contre l'hypertension. Cette pratique est toutefois contre-indiquée en cas de gastrites et d'ulcères.

Localement : Une étude récente montre l'efficacité d'une solution moitié eau, moitié vinaigre contre les infections bactériennes du conduit auditif (à appliquer avec un bâtonnet ouaté). Cela permettrait d'éviter les otites externes. Attention cependant au risque d'irritation du conduit auditif par soins excessifs !

Le vinaigre (dilué à 50 %) est un bon désinfectant (pour les plaies et les brûlures superficielles). Il calme les démangeaisons et les piqûres d'insectes. Il peut aussi s'utiliser en prévention comme répulsif (contre les moustiques). Peu coûteux, il permet surtout d'éviter l'emploi d'insecticide sur la peau.

Le vinaigre, et surtout celui de vin blanc, y trouve de nombreuses applications. En macération dans son milieu acide (pH de 2,7 à 2,9), les végétaux libèrent de précieux principes actifs. Autrefois, la médecine en faisait grand usage.

Quelques exemples :

  • Vinaigre antiseptique dit des "quatre voleurs", avec 12 plantes différentes.
  • Vinaigre de colchique, avec bulbes de colchique, contre la goutte.
  • Vinaigre de digitale, avec fleurs de digitale, pour le cœur.

Un vinaigre antiseptique à faire soi-même :

Dans un litre de vinaigre de vin ou de cidre, mettez à macérer, pendant 15 jours, 20 grammes de chacune des plantes sèches suivantes : cannelle (écorce), girofle (clous), lavande vraie, menthe poivrée, romarin, sauge, thym, et 10 g d'ail frais. Filtrez. Conservez dans une bouteille opaque bien fermée.

  • Utilisation : 1 cuillerée à café à jeun dans un demi-verre d'eau en cure de trois semaines, ou diluée sur les petits "bobos". Recette de Guy Roulier.
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