Voyager sans nausées : les solutions contre le mal des transports

Mal de la route, de mer ou de l’air ? Préparez-vous en famille à l’avance pour éviter la crise le jour « J ».

mal des transports couple senior voiture
Un désagrément pour un Français sur cinq et deux fois plus fréquent chez les femmes que chez les hommes. Les troubles varient, mêlant pâleurs, nausées, vomissements, sueurs froides, vertiges, somnolence et troubles de la vision.

Quoi de plus pénible que le « mal au cœur » en voyage ? L’idéal serait de toujours préparer son départ : Vous savez pertinemment que vous risquez de vous sentir mal ? Rendez-vous chez votre pharmacien avant le voyage : En petits comprimés à sucer ou à avaler, les anti-nauséeux vous aideront à passer ce cap sans encombre. Explications.

C’est physiologique !

Pourquoi certaines personnes éprouvent-elles ces malaises ? Lorsque nous bougeons, notre oreille interne détecte et transmet au caveau des signaux décrivant les mouvements que nous faisons. Ces signaux sont utilisés, entre autres choses, pour nous permettre de tenir debout ou de garder une image stable du monde extérieur.

Mais si les informations reçues ne correspondent pas à celles attendues, cela donne lieu à un « conflit sensoriel ». C’est ce qui se produit, par exemple, lors d’accélérations inhabituelles ou d’un tour en voiture sur route sinueuse ou chaotique : le mal de la route.

L’anxiété, un facteur déclenchant

En dépit de ce phénomène physiologique, certains facteurs peuvent aggraver le mal des transports : un endroit fermé, des mauvaises odeurs (tabac, odeur de renfermé dans une voiture), un estomac trop plein ou vide, la fatigue ou encore l’angoisse du départ. Dans ce dernier cas, le pharmacien peut associer à son conseil un médicament contre cette appréhension, par exemple un sédatif léger pour calmer l’inquiétude.

Mais de tels médicaments, conseillés à titre préventif, doivent être pris dès la veille, puis au matin du jour prévu pour le déplacement.

Nos animaux de compagnie peuvent eux aussi avoir le mal des transports.

Le mal de l’air, moins connu

C’est un réel problème pour beaucoup de gens. Les symptômes les plus courants de cette maladie sont des nausées, des douleurs à l’estomac, des vomissements et des vertiges. Cette condition est causée par les mouvements et les oscillations de l’avion en vol.

Une fois l’avion décollé, l’œil humain constate l’absence apparente de mouvement à l’intérieur de la cabine, tandis que l’oreille détecte les oscillations de l’avion. Ainsi, le cerveau reçoit des messages contradictoires de son appareil sensoriel et induit un sentiment de perte d’équilibre et de malaise général. Pour atténuer ce trouble, il existe quelques méthodes que vous pouvez essayer aussi bien avant que pendant le vol.

Voici 5 choses simples que vous pouvez faire pour prévenir et combattre les symptômes du mal de l’air :

  • Prenez un repas léger avant de monter dans l’avion : voler l’estomac vide, contrairement à la croyance populaire, ne permet pas d’éviter le mal de l’air – en fait, il l’exacerbe. Nous vous recommandons donc de prendre quelques collations légères avant le vol, comme des fruits, des légumes ou des craquelins. Il est préférable d’éviter le café, l’alcool, la nicotine et les aliments gras qui pourraient être longs à digérer, ce qui provoquerait des nausées.
  • Choisissez le siège qui vous convient : choisissez un siège près de la fenêtre et essayez de vous concentrer sur un point situé à l’horizon pour donner à votre cerveau une référence externe. Si vous voyagez après le coucher du soleil, choisissez un siège au milieu de l’avion où les mouvements et les oscillations de l’avion sont moins fortes.
  • Évitez de lire ou de regarder les écrans (smartphone etc.) pendant une longue période : comme pour le mal de voiture, se concentrer sur un objet (dans vos mains ou à l’intérieur de la cabine) contribue à une perte d’orientation provoquant des nausées. Essayez de regarder par la fenêtre et concentrez-vous uniquement sur les détails de la cabine pendant de brèves périodes.
  • Mâchez du chewing-gum à la menthe et concentrez-vous sur votre respiration : l’action de mastiquer stimule la digestion et la relaxation. L’arôme de menthe a également un effet apaisant sur l’estomac, atténuant la sensation de nausée et d’indigestion. En attendant, essayez de prendre des respirations lentes et profondes pour vous endormir.
  • Utilisez des médicaments antinauséeux ou des remèdes naturels : il existe divers médicaments couramment utilisés en vente libre contre le mal de l’air, notamment les antihistaminiques sédatifs, que vous devez prendre une demi-heure avant le vol. Il existe également des remèdes naturels très efficaces contre le mal de l’air, tels que le gingembre, qui est censé avoir un effet antinauséeux, ou le citron, dont la saveur piquante incite le cerveau à accorder plus d’attention à l’information provenant du corps.

Si votre avion a un retard important, dans ce cas, pas de problème pour prendre un bon repas, vous aurez besoin de reprendre des forces pendant cette longue attente. Essayez également de trouver un endroit calme pour vous relaxer le temps de l’attente car la colère des passagers risque d’amplifier votre anxiété. Pour vous aider à digérer tout ça, rappelez-vous qu’une indemnisation pour un vol retardé peut aller jusqu’à 600€. Nous espérons que ces conseils vous aideront à lutter contre le mal de l’air.

Les aides phyto

En phytothérapie, l’aubépine, la passiflore ou la valériane calment les nervosités et les troubles légers du sommeil. En homéopathie, Ignatia ou Gelsemium 7 CH calmeront les états émotifs ainsi que Sédatif PC.

Les « allopathiques »

Une seule molécule est présente dans ces anti-nauséeux.

Le dimenhydrinate, un antihistaminique qui possède à la fois une action locale sur le centre des vomissements et une action antispasmodique digestive. Mais il est aussi responsable des phénomènes de somnolence et de sécheresse buccale.

Cependant, à condition que vous ne preniez pas le volant, ces médicaments relâchent la tension, grâce à leur effet sédatif.

Sans effets secondaires

Contrairement à leurs cousins allopathiques, les traitements homéopathiques ne provoquent pas de somnolence. Pour cette raison, ils conviennent bien aux enfants.

  • Cocculine (doses ou comprimés). A prendre la veille ou une heure avant le départ, puis toutes les heures pendant le voyage.
  • Homéogène 21 (2 comprimés la veille, 2 une heure avant le départ, 1 toutes les 1/2 heures au cours du voyage).
  • Pendant le voyage, en granules, à raison de 3 à 5 plusieurs fois de suite :
    • Tabacum 7 CH, si besoin de grand air ;
    • Cocculus 5 CH, si sensation de vide gastrique ;
    • Ipeca 7 CH, si salivation intense ;
    • Veratum album 9 CH, si sueurs froides.

Des bracelets pour vous aider

Ce sont des bandes de tissus, non adhésifs, que l’on passe autour des poignets. Empruntés à l’acupuncture, leur action s’exerce par un ou plusieurs points de pression, insérés dans le tissu même.

Il existe également des pansements anti-nausées renouvelables et à usage unique. Comme les bracelets, ils agissent par auto-massage sur un point précis d’acupuncture, situé sur chaque poignet. Ils sont particulièrement efficaces sur les enfants, à partir de 3 ans.

En résumé, pour mieux voyager…

  • Buvez et alimentez régulièrement votre estomac, en petites quantités, afin de faire face aux vomissements et vertiges éventuels.
  • En voiture, ne fumez pas et demandez à vos voisins d’en faire autant. Aérez l’habitacle et faites souvent des pauses. Évitez de lire et de regarder défiler le paysage : Au contraire, fixez l’horizon.
  • En avion, prenez un sédatif avant le décollage.
  • Votre enfant, aussi, peut être angoissé. Rassurez-le et, si vous-même êtes anxieux, essayez de ne pas lui transmettre votre malaise.

Attention !

Évitez les médicaments de type allopathique :

  • Quand vous prenez le volant, s’il existe un risque de somnolence.
  • En cas de grossesse ou d’allaitement ; de glaucome chez les personnes âgées.
  • Avec l’alcool : Il potentialise l’effet de somnolence.

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