Bien vieillir : c’est aussi dans la tête !

L’âge dépend bien évidemment de l’âge physiologique, mais il est lié aussi en grande partie à l’âge social, intellectuel et affectif.

La vieillesse n’est pas qu’une affaire d’état civil, c’est aussi et avant tout un état d’esprit ! Bien vieillir est d’autant plus important que l’espérance de vie a fortement progressé ces dernières décennies. Une augmentation qui devrait se poursuivre dans les années à venir. Mais vivre vieux ne suffit pas, il faut vieillir bien !

Se préparer tôt pour bien vieillir !

Se maintenir en bonne santé est une des premières conditions à une vieillesse réussie mais pas seulement. Le vieillissement est un phénomène complexe dans lequel intervient une multitude de facteurs : biologiques évidemment, émotionnels, culturels et sociaux.

Le psychisme joue un rôle fondamental dans le retardement du processus de vieillissement. D’ailleurs, les personnes qui vieillissent avec succès semblent posséder des particularités communes. Certains médecins ont en effet remarqué que les individus qui vivent longtemps ne se sont pas contentés d’avoir une bonne hygiène de vie : activité physique, alimentation variée et équilibrée, pas d’alcool, pas de tabac…

Ils ont en commun un certain nombre de paramètres au niveau du mental et de la vie relationnelle. Tout l’intérêt est d’anticiper et de développer le plus tôt possible des comportements vertueux face à la vie, car ces qualités seront décisives pour bien vieillir. Et quand on sait bien vivre, on sait bien vieillir surtout si on ne considère pas l’âge comme un « couperet ».

Alors, n’attendez pas d’être à l’aube de votre vieillesse pour engranger votre capital jeunesse !

Le mental comme moteur !

Dans les études qui ont été menées sur des centenaires, on a constaté qu’ils avaient en commun des traits de personnalité beaucoup plus que des qualités physiques. Ce sont en effet des individus qui font face à la vie avec une bonne dose d’optimisme, qui ne vivent pas dans le passé mais se projettent dans le futur en étant actifs. Par ailleurs, ce sont des personnes qui sont résilientes, c’est-à-dire qu’elles sont capables dans l’adversité d’affronter la difficulté, de rebondir, de gérer le stress.

Se forger un mental réunissant ces qualités tout au long de sa vie est un gage de longévité.

Mais en quoi l’optimisme prolonge-t-il la vie ? Il semblerait que cette qualité mentale offre une meilleure réponse immunitaire, une moindre incidence aux états dépressifs, une meilleure capacité d’adaptation dans les situations de stress et une meilleure capacité à prévenir les maladies.

Comment développer ces qualités mentales ?

On ne peut pas devenir un optimiste béat du jour au lendemain, mais on peut apprendre à le devenir un peu plus chaque jour. Pour ce faire, il est nécessaire de développer une confiance dans l’existence et dans ses capacités à garder le contrôle sur sa vie. De même pour le stress, il faut essayer autant que possible de le maîtriser, car il a un effet très délétère sur la longévité.

Autre facteur important pour une longévité accrue : être curieux. En effet, la curiosité n’est pas qu’un vilain défaut, c’est même une qualité essentielle dans la vie et dans la prévention du vieillissement.

Faites travailler votre cerveau : la mémoire et l’intelligence ne s’usent que si l’on ne s’en sert pas.

Cultiver l’art d’être entouré

couple senior heureux
Avoir un partenaire avec lequel on partage des choses intimes est un gage de longévité.

On aurait pu intuitivement le deviner, mais des études le confirment : la solitude nuit à la santé et au vieillissement.

Paul Valéry disait : « Un homme seul est toujours en mauvaise compagnie ».

On constate à quel point la solitude fait le lit de nombreuses maladies comme la dépression, à l’origine, elle-même de maladies physiques. Selon certaines études, il a été montré que les individus avec une vie sociale active avaient une mortalité deux à cinq fois inférieure à ceux qui avaient peu de relations ou étaient mal intégrés.

Développer une vie relationnelle amicale serait donc un gage de longévité. Certes, la vie familiale est essentielle, mais l’amitié est complémentaire et tout aussi importante. Quand la vie professionnelle s’arrête, certaines personnes, notamment les hommes, qui ont tissé des liens au travers de leur métier, se sentent alors démunis. C’est pourquoi il est nécessaire d’acquérir tôt une aptitude à aller vers les autres et à se l’imposer comme une discipline pour dépasser ses freins intimes.

Arrivés à un certain âge, plusieurs voies permettent de parvenir à créer des liens : le voisinage, mais aussi la vie associative. L’altruisme est un bon moyen d’être entouré et de se défendre des difficultés du vieillissement. Donner de soi-même et se sentir utile est fondamental pour trouver sa place. Le sentiment d’inutilité est un sentiment très nuisible, de même que l’inactivité.

Et l’amour dans tout ça ?

Ce qui est essentiel, c’est être aimé, aimé et désiré… Pourtant, ce sujet semble rester encore tabou et ce n’est finalement que très récemment que la sexualité à un âge avancé a été évoquée.

Plusieurs théories font le lien entre vie amoureuse et longévité : libération d’hormones bonnes pour le corps et le système immunitaire, exercice physique positif pour la santé… Mais c’est le fait d’avoir un partenaire dans la vie qui est déterminant, partenaire avec lequel on partage et on échange des choses intimes et physiques.

Enfin, rien ne sert de lutter contre le vieillissement, mieux vaut apprivoiser et accepter son âge en s’adaptant au fur et à mesure aux difficultés qu’il crée, en trouvant des parades pour les gérer.

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