La prêle

De réputation ancienne, c'est un véritable "concentré" de silice. Une plante de premier plan pour ses propriétés reminéralisantes. Plante très commune dans les champs du monde entier, on utilise depuis longtemps en phytothérapie ses tiges stériles dont la richesse en minéraux est très importante. Explications !

Prele

La prêle contient du calcium, du magnésium et du potassium en quantités appréciables. Mais c'est surtout la plante la plus riche en silice (jusqu'à 8 % de la plante sèche), présente sous formes minérale et organique, beaucoup mieux assimilable par l'organisme.

Oligo-élément essentiel à la santé de l'homme, la silice est concentrée dans les tissus conjonctifs. Elle est impliquée dans la synthèse du cartilage et l'équilibre de la 3/4, elle structure osseuse améliore la résistance et la souplesse des tendons.

En prévention de l'ostéoporose

Les carences en silice ne sont pas rares et s'accentuent avec l'âge, d'où le développement de rhumatismes et le risque de survenue de fractures.

Ses qualités reminéralisantes font conseiller la poudre totale de prêle dans le traitement des douleurs articulaires, notamment au cours de l'arthrose, en l'associant habituellement à une plante anti-inflammatoire comme l'harpagophytum. Elle est utilisée avec succès dans la consolidation des fractures.

C'est aussi naturellement dans la prévention de l'ostéoporose que la prêle trouve tout son intérêt. L'ostéoporose correspond à une déminéralisation progressive de la trame osseuse. La silice et le calcium contenus en grande quantité dans la prêle ralentissent efficacement la perte calcique et pré- servent la solidité osseuse. Une étude clinique est en cours afin de démontrer l'action favorable de la poudre totale cryobroyée de prêle dans cette indication.

Plus accessoirement, certains recommandent la prêle pour prévenir les caries dentaires, pour soigner les ongles ou les cheveux fragiles et cassants.

Une plante préhistorique

La prêle est apparue sur terre à l'ère secondaire et a probablement servi de nourriture aux dinosaures. Si elle pouvait alors mesurer jusqu'à trente mètres, elle est aujourd'hui beaucoup plus modeste et ne dépasse pas une cinquantaine de centimètres.

Elle pousse volontiers dans les terrains humides et siliceux. Son aspect caractéristique permet de la reconnaître facilement.

Elle porte deux types de rameaux : Les uns sont fertiles, sous forme d'épis brunâtres porteurs de spores, et apparaissent les premiers ; les autres, stériles, divisés en segments filiformes verts, lui donnent une allure de panache (d'où ses surnoms comme 'queue de cheval" ou "queue de renard"). On récolte les tiges stériles au printemps.

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