Senior : De l’utilité de l’activité physique

La pratique d'une activité physique est bénéfique pour la santé, et ce d'autant plus qu'elle est régulière.  Elle permet de s'entretenir, mais aussi de se protéger en retardant ou en ralentissant certains processus délétères pour l'organisme.

Sport Senior
Le sport aide à guérir. On reprend à son rythme, en adoptant la bonne position.

Ne pas bouger, c'est s'exposer à la maladie

Sur le plan physique, la sédentarité favorise le développement de maladies chroniques, en particulier métaboliques (diabète) et cardio-vasculaires, augmente le risque de cancer du côlon et aggrave l'ostéoporose. Sur le plan psychique, elle accroît l'anxiété et le risque de dépression. Selon un rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) paru en 2008, chaque année à travers le monde 3,2 million de décès seraient imputables aux conséquences de la sédentarité.

Un impact positif

Les bénéfices de l'activité physique sur le bien-être et la santé sont patents. Faire un sport, est donc une des conditions sine qua non pour bien vieillir, à condition de bien le pratiquer et de ne pas prendre de risques. De nombreux organes et fonctions sont concernés.

Le Cœur et les artères. L'activité physique réduit l'occurrence des pathologies coronariennes, cérébrales et vasculaires, ainsi que l'effet des facteurs de risque cardio-vasculaire (tabac, obésité, hypertension artérielle). Elle augmente en outre le bon cholestérol (HDL). Face aux actifs, les sédentaires ont un risque de maladie cardio-vasculaire multiplié par 3 et une mortalité coronarienne (infarctus du myocarde) multipliée par 1,9.

Les muscles, les os et les articulations. La masse musculaire diminue de 0,5 à 1 % par an à partir de 30 ans. La pratique d'exercices permet d'augmenter sa force de 30 % à 70 ans. La perte osseuse, qui peut conduire à l'ostéoporose, débute en général à la ménopause chez la femme et à 70 ans chez l'homme. Les conséquences les plus graves de cette fragilisation des os sont les fractures consécutives aux chutes. Avec l'activité physique, la force musculaire, l'équilibre et l'amplitude articulaire sont maintenus, ce qui entraîne une réduction des chutes et une reprise de confiance en soi. A propos des articulations, on note que les personnes arthrosiques qui pratiquent une activité physique consomment moins d'antalgiques. Cela confirme que l'activité physique modérée et adaptée (piscine, vélo) non seulement n'aggrave pas l'arthrose mais constitue un des éléments de sa prise en charge.

Les hormones. L'hormone de croissance a un rôle de synthèse musculaire et osseuse, or son taux se réduit d'environ 14 % par décennie après 20 ans. C'est une des raisons de la diminution de la masse maigre (les muscles) et de l'augmentation de la masse grasse que l'on observe avec l'âge. La production d'hormone de croissance s'élève avec l'exercice, qui contribue ainsi à l'entretien de la masse musculaire et de la masse osseuse et freine le développement de l'adiposité. L'un des mécanismes d'apparition du diabète est l'insulinorésistance, dont le surpoids est la cause. Le sucre étant moins bien utilisé par l'organisme, la sécrétion d'insuline augmente et agit sur la prise de poids : un cercle vicieux s'installe alors. L'activité physique lutte contre cette insulinorésistance et diminue l'incidence du diabète.

Le cerveau. Les activités mnésiques, en particulier l'attention, la richesse verbale, la mémoire visuelle, la structuration spatiale et l'habileté intellectuelle, sont stimulées par l'activité physique, en raison d'une meilleure utilisation de l'oxygène et/ou d'un accroissement du débit sanguin cérébral.

Mais ce n'est pas tout. Une récente enquête a démontré que l'exercice pratiqué trois fois par semaine permettait de réduire le risque de développer une maladie d'Alzheimer ou une autre pathologie organique touchant la mémoire. Cette mesure est bénéfique même au-delà de 65 ans. Par ailleurs, l'activité physique favorise un état de bien-être psychologique et réduit l'anxiété grâce à la création de nouveaux liens sociaux et à un investissement positif de son corps.

Une protection contre le cancer

On en parle peu, et pourtant l'impact est indéniable et devrait à lui seul nous motiver ! Si la pratique de l'activité physique est régulière, la mortalité par cancer est réduite, en particulier pour les cancers du côlon, du sein, de l'endomètre (utérus) et de la prostate. L'action est mal élucidée, mais pourrait être en rapport avec des propriétés antioxydantes, une action sur les défenses immunitaires et l'équilibre hormonal.

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