Une bonne nutrition ne veut pas forcément dire régime !

Le mot diététique revêt souvent une connotation restrictive. Il s’agit au contraire d’un véritable mode de vie qui non seulement tient compte d’une bonne alimentation, équilibrée et savoureuse, mais s’appuie sur l’art culinaire, tout aussi pertinent dans la recherche d’une nourriture saine.

 

Une alimentation agréable

Adopter une bonne diététique consiste à s’intéresser aux différentes étapes qui conduisent à manger agréablement: acheter de bons produits, tant au plan gustatif qu’au plan nutritif, les cuisiner pour optimiser leurs qualités sans nuire à leurs atouts, les savourer sans excès ni restriction.

Le poids : variations sous surveillance

L’évolution du poids au fil des ans n’a rien de linéaire. D’un individu à un autre, selon le mode de vie, l’activité physique (régulière ou non) et bien entendu l’histoire personnelle (grossesses et ménopause pour une femme, arrêt du tabac, choc psychologique...), il subit des fluctuations et la silhouette peut changer.

Le poids de forme. Quand le poids a peu varié au fil de la vie, il est plus facile de maintenir une stabilité après 50 ans. Dans le cas contraire, à défaut d’atteindre un poids idéal ou correspondant à celui des 20 ans, il convient de trouver, et si possible de maintenir, un poids de forme confortable.

Celui-ci doit permettre une alimentation agréable, n’imposant pas de restrictions permanentes, et être compatible avec une activité physique régulière, qui ne soit pas obsessionnelle.

Ce sont surtout les fluctuations de poids qui doivent être surveillées, quand elles varient de plus de 2 kilos. Du côté de la silhouette, la graisse située autour de la taille devient plus dangereuse car elle entoure les viscères.

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Faut-il se priver ?

Les diktats nutritionnels n’ont pas d’action bénéfique sur le comportement alimentaire. « Manger moins de graisses ou de sucres », « ne pas manger en dehors des repas », «éviter les sucreries »... sont autant d’obstacles à une bonne façon de se nourrir. Lorsqu’on ne parvient pas à les suivre en permanence, la culpabilité s’installe et génère une spirale infernale à laquelle il devient difficile d’échapper. Au lieu d’essayer de s’y plier de façon sporadique, en oscillant entre réussite et échec, mieux vaut être à l’écoute de son corps.

En marge des régimes, souvent source de privations de « bonnes choses », il convient de miser sur le plaisir de manger en toute modération.

Le plaisir de manger

Pour manger avec plaisir, il faut savoir qu’aucun aliment n’est bon ou mauvais sur le plan nutritionnel. Les frites et la charcuterie sont plus grasses que les pommes vapeur et l’escalope de poulet, mais ce n’est pas une raison pour classer les premières parmi les « mauvais » aliments et les secondes parmi les « bons ».

La bonne mesure. Sans être expert en nutrition, cette appréciation entre aliments plus riches (ou caloriques) et aliments plus diététiques semble assez évidente. La mise en application de ce bon sens va permettre à chacun de ne pas supprimer des aliments à éviter a priori et, au contraire, de les apprécier en connaissance de cause. La dégustation d’un carré de chocolat de qualité devient un plaisir modéré et autorisé : elle n’a rien de culpabilisant si elle a lieu au moment du café, après un déjeuner pris en bonne compagnie. Manger le même chocolat de façon abusive entraînera une culpabilité qui fera ensuite l’objet d’une période de restrictions. Le plaisir de manger risque de disparaître.

Une alimentation sereine incite donc à miser sur la qualité des aliments plus que sur leur quantité. Elle nécessite également que l’on prenne conscience du seuil de satiété afin d’arrêter de se nourrir dès qu’il est atteint, une fonction instinctive qui a disparu. Il ne s’agit plus de réfléchir et de dicter son comportement alimentaire, il s’agit d’être attentif aux messages du corps.

Une cuisine saine, légère et nourrissante

Prendre le temps de cuisiner, de mijoter de bons petits plats, n’est plus une pratique très répandue, même chez les retraités. Il est vrai que les plats préparés que proposent les rayons et les nombreux produits prêts à l’emploi ont de quoi séduire. D’ailleurs, une bonne barquette peut être utile en dépannage.

De même, ¡I serait prétentieux de faire abstraction de toutes les aides culinaires, qui, comme leur nom l’indique, rendent de précieux services si l’on souhaite réaliser rapidement des recettes fort agréables.

Le bon choix, Tout le monde n’a pas la chance d’avoir un potager ou de faire régulièrement son marché de produits frais. D’où l’intérêt d’acheter des ingrédients utiles, sans abuser des gadgets de mauvaise qualité nutritionnelle.

En outre, faire ses courses au supermarché, en remplissant son Caddie au rayon frais ou dans les bacs de surgelés, n’est pas incompatible avec une nourriture équilibrée. Il suffit de préférer les aliments les moins transformés et les moins cuisinés : par exemple, les boîtes de pulpe de tomate au lieu des bocaux de sauce tomate préparée, les mélanges de légumes surgelés au lieu des poêlées de légumes.

Non seulement cette solution est plus économique, mais elle évite la consommation d’ingrédients indésirables, comme les matières grasses, les sucres ajoutés et les additifs divers.

Une fois les placards, réfrigérateur et congélateur remplis, il ne manque plus que les idées pour réaliser des recettes attrayantes, légères et nutritives :

  • des champignons en boîte, de la crème fleurette légère et du basilic surgelé pour une sauce maison accompagnant des pâtes complètes;
  • des poivrons grillés surgelés pour agrémenter une omelette;
  • des escalopes de volaille émincées avec un cube saveur huile d’olive-ail-persil;
  • une coupe de fruits en cubes pris dans une gelée pour un dessert sophistiqué.

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