Calcul de son poids idéal : comment calculer son IMC ?

Toutes les enquêtes le montrent nous, les femmes, nous ne sommes pas vraiment satisfaites de notre poids… Selon un sondage IPSOS, nous serions 65 % à juger notre poids excessif (30 % seulement parmi les hommes), et 22 % à suivre un régime pour maigrir… sans compter celles qui « font attention » à ce qu’elles mangent !une femme se pese pour connaitre son poids ideal

Pour quelques kilos de trop

Cependant, en général, nous ne nous jugeons pas obèses pour autant ! Le plus souvent, nous ne nous plaignons que de 2, 3 ou 5 kilos de trop… Des kilos, toujours les mêmes, sur lesquels nous faisons quasiment une fixation ! ils nous empoisonnent la vie et nous gâchent, en tout cas, le plaisir de manger.

C’est à cause d’eux que nous n’osons plus déguster un plat en sauce et que nous avons mauvaise conscience quand nous nous régalons d’une pâtisserie !

Encore heureux s’ils ne nous entraînent pas dans des comportements alimentaires « à risques » (voir plus bas).

Parce que nous serions prêtes à tout – ou presque ! – pour atteindre le poids dont nous rêvons. Mais ce poids si désiré est-il bien notre véritable « poids idéal » ? Comment déterminer à coup sûr celui qui est le nôtre ? En fait, cela ne paraît pas si simple ! Car s’il existe de nombreuses méthodes pour calculer ou connaître le poids idéal, les résultats obtenus sont rarement les mêmes… Preuve, peut-être, de la difficulté de cette entreprise !

Certes, il faut tenir compte du fait que les premières « formules de calcul du poids idéal » ont été établies à une époque où l’on aimait « les formes ». Aujourd’hui, séduction et succès passent par la minceur.

C’est pourquoi les formules de calcul ont évolué : on a notamment pris en compte le sexe et, éventuellement, l’âge !

Indice de masse corporelle (IMC) : A votre calculette !

Actuellement, la référence la plus unanimement acceptée par les nutritionnistes semble être l’indice de Quetelet, dit encore « Indice de Masse Corporelle » IMC (en anglais : « Body Mass Index », ou B.M.I.).

On l’obtient en divisant le poids (exprimé en kilos) par le carré de la taille (en mètre) : IMC = P/T²

 

formule IMC

 

PAR EXEMPLE : un homme de 30 ans, pèse 67 kg pour 1,77m =

67/(1,77 * 1,77) = 67/3.13 = 21,4

L’IMC optimal est fixé à partir d’enquêtes portant sur une large population de personnes bien portantes. En France, on considère que pour la femme, l’indice de masse corporelle optimal est compris entre 18 et 24 au maximum (avec une moyenne de 21 vers 25 ou 30 ans).

Pour l’homme, il est de 20 à 25 au maximum (avec une moyenne souhaitée de 22 vers 30 ans).

Ces tables de B.M.I. tiennent compte, bien entendu, de la taille, ainsi que de la morphologie. On peut avoir une ossature « légère », « moyenne » ou « forte » : à taille égale, on pèsera plus ou moins lourd !

Ainsi, grâce à tous ces paramètres, on obtient des « plages » de poids assez larges, et plutôt confortables. Ce qui explique peut-être la bonne adéquation de ces tables à la réalité, et leur succès auprès de leurs utilisateurs !

Pour déterminer facilement si son ossature est « légère », « moyenne » ou « forte », il suffit de faire le test du poignet : avec le pouce et l’index de la main droite (gauche pour les gauchers), faire un bracelet autour de l’autre poignet, bien au niveau de l’articulation :

  • Si les doigts se chevauchent largement, l’ossature est « légère ».
  • Si les doigts se rejoignent juste, l’ossature est « moyenne ».
  • Si les doigts restent un peu éloignés, l’ossature est « forte ».

TABLE DES IMC

  
▷ Pour la femme (poids en Kg)

Taille (en m)

Ossature lègère
(IMC :18-20)

Ossature moyenne
(IMC : 21)

Ossature forte
(IMC : 22-24)

1.5

40,5 - 45

47.2

49,50 - 54

1.52

42 - 46

48.5

50,8 55,4

1.54

43 - 47,5

49.8

52,2 - 56,9

1.56

44 -48,5

51.1

53,5 - 58,4

1.58

45 - 50

52.4

54,9 - 59,9

1.6

46 - 51

53.8

56,3 - 61,4

1.62

47 - 52,5

55.1

57,7 - 63

1.64

48,5 - 54

56.5

59,1 - 64,5

1.66

50 - 55

57.9

60,6 - 66,1

1.68

51 - 56,5

59.3

62,1 - 67,7

1.7

52 - 58

60.7

63,6 - 69,4

1.72

53 - 59

62.1

65,1 - 71

1.74

54,5 - 60,5

63.6

66,6 - 72,7

1.76

56 - 62

65.1

68,1 -74,3

1.78

57 - 63,5

66.5

69,7 - 76

1.8

58,5 - 65

68

71,2 - 77,8

▷ Pour l'homme (poids en Kg)

Taille (en m)

Ossature lègère
(IMC : 20-21)

Ossature moyenne
(IMC : 22)

Ossature forte
(IMC : 23-25)

1.6

51 - 54

56.3

59 - 64

1.62

52,5 - 55

57.7

60,5 - 65,5

1.64

54 - 56,5

59.1

62 - 67

1.66

55 -58

60.6

63,5 - 69

1.68

56,5 - 59,5

62.1

65- 70,5

1.7

58 - 61

63.6

66,5 - 72

1.72

59 - 62

65.1

68 - 74

1.74

60,5 - 63,5

66,6

69,5 - 75,5

1.76

62 - 65

68.1

71 - 77,5

1.78

63,5 - 66,5

69.7

73 - 79

1.8

65 - 68

71.2

74,5 - 81

1.82

66 - 69,5

72.8

76 - 83

1.84

68 - 71

74.5

78 - 84,5

1.86

69 - 72,5

76.1

79,5 - 86,5

1.88

70,5 - 74

77.7

81 - 88,5

1.9

72 - 76

79.4

83 - 90

Poids de rêve ou poids de forme ?

Mais même un poids qui entre tout à fait dans les normes – un poids « raisonnable » – peut très bien ne pas nous satisfaire…

Nous pouvons parfaitement considérer, après tout, que c’est nous qui sommes les meilleurs juges de notre « poids idéal ». Qui n’est pas forcément celui des tables ni des calculs !

Notre « bon poids », n’est-ce pas celui avec lequel nous nous sentons bien dans notre peau, et heureuses de vivre ? Quand nous y sommes, nous avons bien envie d’y rester… Et nous y réussissons sans difficulté majeure. Car un « poids idéal » qu’on ne parviendrait à garder qu’au prix d’efforts constants, de restrictions alimentaires toujours renouvelées, ne peut être considéré comme un poids de forme souhaitable !

C’est un poids de rêve, peut-être, mais un poids bien peu réaliste. En effet, il est impossible de vivre en permanence en étant obligé de réduire plus ou moins sévèrement son alimentation (c’est généralement dangereux pour l’équilibre nutritionnel). Ou en se disant qu’il faudrait le faire (ce qui est assez inconfortable pour garder le moral !)

Alors, plutôt que de chercher indéfiniment à rester en dessous du poids pour lequel on est sans doute génétiquement programmé, ne vaudrait-il pas mieux essayer de prendre son parti de ces deux ou trois kilos de trop ? Le poids idéal, c’est finalement celui avec lequel nous pouvons vivre « bien », en accord avec nous-même… Tout un programme !

Les deux âges clés du poids

1. L’adolescence

Beaucoup de (très) jeunes filles sont déjà préoccupées par leur poids, et nombre d’entre elles suivent leur premier régime alors même que leur croissance n’est pas terminée ! En fait, pour que les règles puissent apparaître, il faut atteindre un niveau suffisant de poids, ou plus précisément de graisse corporelle entre la fin de l’enfance et l’adolescence, le « gain » de masse grasse est d’environ 6 kg (le total de graisse du corps passe de 5 kg à 11 kg en moyenne). Et c’est physiologique !

2. La ménopause

Au moment de la pré-ménopause, il se crée souvent un déséquilibre entre œstrogènes et progestérone qui affecte le métabolisme et l’appétit. Une prise de poids de 3 à 6 kg est très fréquente, même quand on fait attention à son alimentation. II est peut-être préférable de l’accepter (elle pourrait diminuer l’importance des bouffées de chaleur et les risques d’ostéoporose), plutôt que d’entreprendre un régime sévère difficile à équilibrer et pas toujours bien supporté.

Les conduites  » à risques »

Une restriction excessive de nourriture provoque inévitablement l’apparition d’une envie de manger absolument irrésistible. C’est pourquoi les régimes amaigrissants trop sévères n’ont aucune chance d’avoir un résultat durable. Mais à renouveler trop souvent ces cycles « régime de famine/prise élevée de nourriture », on risque de ne plus être capable de ressentir les vrais besoins de son organisme, les sensations de faim ou d’appétit, par exemple.

Dans certains cas, on aboutit même à de véritables troubles de la conduite alimentaire, avec des alternances d’anorexie et de boulimie.

Ces troubles du comportement alimentaire semblent de plus en plus fréquents chez les jeunes filles et jeunes femmes.

Pour certains médecins, il s’agit de conduites d’autodestruction qui menacent non seulement l’équilibre physiologique immédiat, mais aussi la vie affective et relationnelle des femmes qui en sont victimes. C’est pourquoi il ne faut pas hésiter à demander de l’aide, à en parler à un médecin des traitements existent et permettent de « s’en sortir ».

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