Et si vous manquiez de sélénium ?

La présence de sélénium dans le corps est infime, mais son rôle déterminant. Gros plan sur ce « petit » oligo-élément. noisettes contiennent du sélénium

Sélénium : qu’est-ce que c’est ?

Il est issu des éruptions volcaniques. La roche mère le livre à la terre, qui le donne ensuite aux végétaux.

Ses composants chimiques ont été découverts au début du XIXe siècle. Mais le sélénium (Se) ne fut reconnu comme élément indispensable qu’en 1973, à l’occasion d’une autre découverte.

En effet, plusieurs scientifiques ont constaté que la « glutathion peroxydase » (enzyme freinant l’oxydation de nos cellules) avait besoin du sélénium pour fonctionner. Sans lui, elle est inactive.

Où le trouve-t-on ?

Surtout dans les aliments riches en protéines. Ceux qui en contiennent le plus sont les noix du Brésil, les poissons, fruits de mer et crustacés, les viandes rouges et blanches, les céréales complètes.

Mais l’apport alimentaire en sélénium est variable d’un pays ou d’une région à l’autre car il est étroitement lié à la nature des sols dans lesquels les végétaux poussent. Certains en sont très riches, d’autres pas.

Nos besoins en sélénium

Les besoins quotidiens d’un adulte se situent environ entre 70 et 200 μg (microgrammes).

Le sélénium s’éliminant par les voies naturelles (urines, selles, sueur), il nous faut donc, chaque jour, en apporter à notre organisme.

Pourquoi peut-on être carencé ?

  • Parce que notre alimentation provient d’un sol pauvre en sélénium.
  • Parce que nous mangeons des produits qui ne couvrent pas nos besoins.
  • Parce que nous vivons dans un milieu très pollué, chargé de métaux lourds.

Une déficience en sélénium ne génère aucun symptôme particulier. Il semble toutefois qu’en France, nos apports (environ 45 μg par jour, selon les statistiques) ne couvrent pas nos besoins.

Comment y remédier ?

  • Surveillez votre alimentation et consommez des produits qui regorgent du précieux métal. Au besoin, demandez conseil à votre médecin ou consultez un médecin nutrithérapeute.
  • Privilégiez les cuissons à la vapeur car, s’il ne craint pas la chaleur, le sélénium peut se dissoudre dans l’eau.
  • A l’occasion de soins dentaires, préférez, si possible, un composite neutre comme la résine plutôt qu’un amalgame au mercure. Parlez-en à votre dentiste.
  • Enfin, vu la pauvreté de certains sols en sélénium, l’alimentation a des limites qu’il est judicieux de combler par des oligo-éléments médicamenteux ou des compléments nutritionnels.

Il existe diverses spécialités en pharmacie, notamment avec apports simultanés de vitamines E et C, de provitamine A ou de lycopène.

De telles supplémentations ne doivent pas être effectuées de façon continue, mais seulement à raison de quinze à vingt jours chaque mois.

Vous êtes concerné par la manque de sélénium si :

  • Vous travaillez dans l’industrie des métaux, un laboratoire, un cabinet dentaire… Vous manipulez des produits chimiques, désinfectants, pesticides…
  • Vous avez de nombreux plombages dans la bouche…
  • Vous êtes exposé aux polluants, et notamment au mercure.
  • Vous avez des rhumatismes, une insuffisance rénale, une maladie auto-immune ou d’allergies…
  • Vous êtes grand buveur, vous fumez (l’alcool précipite l’élimination du sélénium, la cigarette contient du cadmium).

Une action bénéfique sur la santé

  • Il s’attaque à une armée de métaux lourds toxiques (tels : le plomb, le cadmium et surtout le mercure) et les neutralise en entraînant leur élimination urinaire.
  • Il lutte contre les radicaux libres. Ces constituants chimiques sont nocifs pour nos cellules quand ils sont présents en trop grande quantité.
  • Il freine l’apparition de maladies qui augmentent avec l’âge (cardiovasculaires, Alzheimer, Parkinson, cataracte…).
  • Il protège le cerveau et maintient nos fonctions intellectuelles. Dans son combat contre le vieillissement, le sélénium nous permet de résister aux affres du temps.
  • Il renforce nos défenses immunitaires, en synergie avec le zinc et participe à la fluidité du sang, réduisant les risques de phlébites et d’embolies, notamment au niveau cérébral. Des études récentes suggèrent qu’en interaction avec la vitamine E, il protégerait contre les risques de cancers par sa fonction antioxydante.
  • Il contribue à réduire nombre de problèmes inflammatoires et allergiques, y compris chez l’enfant.

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