Avion : comment partir sereinement et bien vivre son vol ?

Oreilles qui bourdonnent, jambes qui gonflent, cœur qui bat la chamade, angoisse, peur panique à la limite de la crise d’angoisse... Voici tout ce que vous devez savoir pour décoller l'esprit tranquille.malade en avion

Heureux celui qui fait un beau voyage... Les vacances sont un moment de bonheur et de détente... qu'il serait dommage de gâcher sous prétexte d'un départ en avion. Comment éviter les désagréments que peut occasionner un voyage aérien ? Suivez le guide..

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Le mal de l'air

On reconnaît aisément quelqu'un qui souffre du mal de l'air. Il a le teint cireux, sue à grosses gouttes, semble très fatigué, presque paniqué. En fait, il est victime de « cinétose », c'est-à- dire un conflit de perception entre les mouvements de l'avion et le défilement du paysage. Les mouvements de l'avion d'un côté, les perceptions visuelles de l'autre : Le cerveau, incapable de coordonner les deux informations, panique.

La clé du problème se trouve dans l'oreille interne, responsable de notre équilibre. Si cette dernière fonction se trouve trop sollicitée, c’est aussitôt la valse des vertiges avec son lot de nausées. A cela s'ajoute l'atmosphère confinée, les odeurs et la chaleur qui n'arrangent rien. Mais dès que l'on touche le sol, tout rentre dans l'ordre sans laisser de traces.

Pour éviter ces désagréments, vous pouvez vous tourner vers l'homéopathie (voir plus bas) ou les antinaupathiques à prendre une demi-heure avant le départ. Certains recommandent les gélules de gingembre.

Mieux vaut demander conseil à votre médecin.

Si la crise survient en vol, buvez par exemple un soda à base de cola, mais surtout inclinez votre siège le plus près possible de l'horizontale et restez immobile en gardant la tête penchée en arrière.

Les oreilles sous pression

La montée en altitude de l'avion ne manque pas de provoquer, à l'intérieur de l'appareil, une variation de pression, bien que maintenue la plus constante possible de façon artificielle. Pression qui n'est ni celle du sol ni celle qui se trouve à l'extérieur de l'appareil.

Dans la cabine, elle correspond à une altitude de 2 200 m lorsque l'avion vole à 12 000 m. Plus on monte et plus la pression diminue. Au sol, la pression est d'environ 760 mm de mercure et, dans l'avion, elle se situe autour de 600 mm en croisière.

Cela explique que l'air qui est dans notre organisme se dilate et prenne plus d'espace qu'en temps normal. Ceux qui souffrent d'aérophagie ou de ballonnements y seront encore plus sensibles. Une bulle d'air dans une dent peut, en se dilatant, provoquer une rage de dents.

De même, une sensation d'oreilles bouchées s'explique, en montée, par l'air qui se dilate derrière le tympan. A la descente, l'air extérieur a tendance à appuyer sur le tympan.

C'est pourquoi, pour rééquilibrer la pression des deux côtés du tympan, il est conseillé de déglutir ou de mâcher un bonbon et de donner un biberon ou une tétine à sucer aux enfants (au décollage et à l'atterrissage.

On peut encore agir comme les plongeurs en se bouchant le nez, en fermant la bouche et en soufflant. Mais lorsque le nez est bouché, ces différences de pression provoquent parfois des otites barotraumatiques qui peuvent aller jusqu'à l'éclatement du tympan et des saignements à l'intérieur de l'oreille parfois responsables des vertiges lorsque la différence de pression outrepasse trop celle de l'atmosphère au sol.

Et si, malgré toutes ces précautions, vous souffrez de maux d'oreilles après un voyage en avion, consultez le plus rapidement possible.

Protégez vos yeux

Les yeux sensibles et les porteurs de lentilles souffrent en avion, Pour éviter d'avoir les yeux secs lors du voyage et rouges à l'arrivée échangez vos lentilles contre des lunettes pendant le vol.

Contre les yeux secs, les larmes artificielles en dosettes individuelles sont très efficaces. Vous pouvez aussi imbiber un mouchoir d'eau tiède ou d'eau d'hamamélis (en pharmacie) et l'appliquer sur les yeux.

Le contour de l'œil est aussi la première zone du visage à accuser la fatigue des longs trajets. Glissez dans votre sac un soin contour des yeux riche en actifs apaisants et décongestionnants.

Si vous avez un problème de tension oculaire, c'est-à-dire de risque de glaucome, consultez votre ophtalmologiste avant de partir. La dépression des avions risque d'aggraver les choses.

Buvez, éliminez

Après quelques heures en avion, vous seriez capable d’avaler des litres d'eau tant vous vous sentez déshydraté. Rassurez-vous c'est normal. En avion, avec la pressurisation et la ventilation, l'air est plus sec. Plus on monte en altitude et plus l'air est sec. La seule humidité est celle dégagée par les passagers.

A partir d’une à deux heures de vol l'hygrométrie est inférieure à 10 %. Pour compenser cette sécheresse, il faut boire au moins un litre d'eau pour cinq heures de vol. Évitez l'alcool et les boissons gazeuses qui ne feraient qu'augmenter l'aérophagie. Salez votre panier repas plus que d'habitude, le sel retient l'eau.

Boire beaucoup permet aussi d'éviter une trop grande concentration d'urines à l'origine de coliques néphrétiques ou d'infections urinaires. Les personnes souffrant de bronches infectées ne supportent pas cette sécheresse de l'air.

Contre la déshydratation de la peau, armez-vous d'un brumisateur de sac. Ces pschitt" rafraîchissent, apaisent les peaux en ébullition et dégonflent aussi les paupières.

N'oubliez pas une crème hydratante ou un masque crème à appliquer le jour de votre arrivée. Votre épiderme vous en sera reconnaissant !

Bougez

Les douleurs des jambes constitue la plainte numéro un des voyageurs. Là encore, c'est la pression des cabines qui est en cause. Elle provoque une augmentation des volumes gazeux à l'intérieur du corps. Et rester sanglé sur son siège pendant une ou plusieurs heures n'arrange pas la circulation veineuse.

Résultat ? Jambes, pieds et même ventre prennent du volume. Pour faciliter la circulation, adoptez les "trucs' des hôtesses : Se dégourdir les jambes dans l'allée et bouger les pieds comme si l'on voulait enfoncer les pédales de frein. Portez des vêtements qui ne serrent ni la taille ni les jambes, préférez la jupe au pantalon, des chaussures comme des tennis en coton... C'est aussi le moment d'essayer les collants de contention qui exercent un véritable massage circulatoire des jambes.

Dans l'avion, demandez un siège au premier rang ou devant l'issue de secours, vous aurez plus d'espace pour étendre vos jambes. Au pire, choisissez une place "allée" plus confort et pratique pour déambuler souvent en promenade dans le couloir.

En prévention, faites une cure de veinotonique en ampoule ou gélules au moins huit jours avant le départ (en pharmacie).

Et pendant le trajet n'oubliez pas ces sprays décongestionnants qui se vaporisent même sur les collants.

Enfin, si vous attendez un bébé ou si vous êtes une toute jeune maman, le risque de phlébite est fortement augmenté en avion, demandez l'avis de votre médecin traitant avant le dé- part, c'est plus prudent.

Quant aux médicaments phlébotoniques, ils doivent être pris sous prescription médicale à fortes doses en commençant le traitement la veille du départ et en le continuant jusqu'au lendemain de l'arrivée.

Récupérez

Tout décalage horaire provoque une perturbation de l'organisme. Il faut une à trois semaines pour remettre nos horloges biologiques à l'heure.

Si vous partez loin pour une durée courte, essayez de rester calé sur votre rythme de départ. Si vous vous envolez pour plus d'une semaine, prenez le rythme du pays dès votre départ.

La mélatonine, un médicament testé pour améliorer le sommeil et le confort dans la journée en cas de décalage horaire, elle donne des résultats encourageants. Véhiculée par l'épiphyse (glande située dans le cerveau), cette hormone est considérée comme un marqueur du temps car sa sécrétion est maximale la nuit et minimale le jour. Toutefois, il faut rester prudent, car ses effets à long terme ne sont pas connus.

Aidez-vous de moyens simples et efficaces pour vous reposer dans l'avion. Prenez un oreiller gonflable, des bouchons d'oreille et un masque pour les yeux.

Vous pouvez vous aider, sur prescription médicale, d'un somnifère léger à élimination rapide, afin de descendre de l'avion en pleine forme. Méfiez- vous néanmoins de l'association somnifère-alcool et immobilité. L'alcool entraîne une déshydratation, bloque la fonction hépatique et rénale. Le sang s'épaissit et stagne à cause de l'immobilité et de l'anesthésie légère provoquée par les hypnotiques. Ces phénomènes peuvent entraîner la formation de caillots dans les jambes qui peuvent être responsables d'une embolie pulmonaire.

Le cœur qui bat la chamade

Le stress de l'avion existe. S'il s'agit d'une légère appréhension, occupez-vous l'esprit. Pour "noyer le poisson", vous pouvez parler à l'hôtesse ou à votre voisin. Lisez un roman policier, faites des mots croisés qui font passer le temps et les angoisses.

Emportez votre lecteur de musique, cela supprime tous les bruits de l'avion. Enfin, un petit sédatif juste avant le départ aide à lever l'appréhension, une coupe de champagne aussi (une seule ! ) ou le recours à l'homéopathie (voir plus bas), très efficace dans le domaine du stress !

Attention au dos !

Si vous faites partie des Français qui ont mal au dos, mieux vaut prévenir que guérir. La veille de votre voyage, allez chez le kiné pour un bon massage décontractant. Dans l'avion, levez-vous souvent et surtout étirez-vous comme un chat.

Faites aussi quelques exercices simples : Levez-vous, touchez le bout de vos pieds, puis levez les bras le plus haut possible, en- suite pliez-les comme pour faire se rejoindre vos coudes dans le dos. Vous pouvez aussi voyager avec une bouillotte, à faire remplir d'eau bouillante par l'hôtesse puis à placer au niveau des reins. Demandez des petits coussins pour la nuque, un ou deux, bien calés sous les reins suffisent à empêcher de réveiller la plus petite douleur.

A retenir pour bien voyager en avion

  • Pour éviter les petits tracas de l'avion, n'hésitez pas à consulter votre médecin avant le départ. Il vous conseillera et vous prescrira si nécessaire des médicaments.
  • Au-delà de deux heures de voyage, n'hésitez pas à boire au moins 1 litre d'eau et à vous rafraîchir le visage avec un brumisateur.

Le parfait voyageur

Pensez à prendre un sac de voyage dans lequel vous pourrez glisser :

  • un oreiller gonflable,
  • des boules quiès et un masque,
  • vos médicaments,
  • un léger sédatif,
  • un antinaupathique contre le mal de l'air,
  • un châle ou un sweat-shirt,
  • un brumisateur, et une crème de jour hydratante,
  • une mini brosse à dents et un dentifrice.

Des stages anti-panique

Si l'avion est pour vous une véritable phobie et que vous ayez besoin de le prendre souvent, sachez que de nombreuses compagnies aériennes proposent des stages rapides de "déconditionnement". Ces stages anti-panique se font avec un psychologue et un commandant de bord. Là, en stimulation de vol, on vous apprend à surmonter votre appréhension, on vous donne les clés et les trucs pour la détente. Certaines compagnies proposent même des stages en thérapie de groupe.

Enfin, si le problème atteint le summum, suivez une vraie thérapie avec un psychologue et enchaînez avec un stage d'une compagnie.

Les interdits d'avion

Certaines situations sont incompatibles avec un voyage en avion. Ainsi, il est fortement déconseillé de voyager :

  • Si vous souffrez d'une otite aiguë ou d'une sinusite aiguë.
  • Si vous avez une anémie très importante.
  • Si vous avez une menace de décollement de la rétine.
  • Si vous êtes au huitième mois de grossesse (certaines compagnies refusent l'embarquement des femmes enceintes de plus de sept mois).
  • Si vous souffrez d'hypertension artérielle et d'insuffisance cardiaque mal stabilisées.
  • Si vous avez eu un infarctus récent.
  • Si vous venez d'effectuer une plongée sous-marine équipés de bouteilles, quelques heures auparavant.

L'aide de l'homéopathie

Pour voyager en toute sérénité, voici les médicaments homéopathiques généralement prescrits.

Contre le mal de l'air : Cocculus 7 CH, Tabacum 7 CH, Petroleum 7 CH et Nux Vomica 7 CH. Prenez trois granules de chacun, matin et soir, avant les repas, deux jours avant le départ, Ensuite pendant le voyage, un granule de chacun toutes les heures.

Contre le stress : Gelsemium 7 CH et Ignatia 7 CH. Deux jours avant le départ, prenez trois granules de chacun, matin et soir, avant les repas. Puis, deux heures avant le décollage prenez un granule de chacun tous les quarts d'heure. Enfin, pendant le vol un granule de chacun toutes les heures.

Contre les jambes lourdes : Arnica 5 CH, Aesculus 5 CH, Pulsatilla 5 CH. Deux jours avant le départ, prenez une granule de chacun, trois fois par jour. Puis pendant le voyage, un granule de chacun toutes les heures.

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