Les insomnies : une pathologie du sommeil a prendre au sérieux

Ce mal dont souffrent 37 % des Français provoque des troubles de la mémoire et de la concentration. Dans certains cas, une insomnie peut conduire à la dépression ou en être le symptôme majeur. Plus nous avançons en âge, plus certains symptômes peuvent être attribués à un dysfonctionnement normal du sommeil : le dépistage de l’insomnie est donc plus complexe chez un sujet âgé.

- femme qui ne trouve pas le sommeil - trouble sommeil senior
La sensation de ne pas dormir exprimée par des seniors est parfois d’ordre subjectif et traduit davantage un sommeil fractionné qu’une véritable insomnie. Seul un bilan médical sérieux peut définir la nature exacte du trouble et permettre un traitement adapté, car l’insomnie prend des formes diverses.

Les insomnies occasionnelles

Elles surviennent chez des sujets dont le sommeil est habituellement de bonne qualité et ne durent que quelques nuits. En général, elles sont liées à des nuisances externes ou physiologiques (bruits, abus de substances dopantes, activités physiques excitantes). Des perspectives joyeuses (mariage, naissance d’un enfant, promotion sociale…) ou des angoisses (divorce, examen, soucis d’ordre professionnel ou relationnel…) peuvent également provoquer des insomnies transitoires. Certains problèmes de santé perturbent aussi le sommeil.

Les problèmes urinaires (hypertrophie de la prostate chez l’homme, cystite chez la femme) sont parmi les principales causes d’insomnie. Le dormeur se lève pour uriner et ne trouve plus le sommeil.

Le reflux gastro-aesophagien, provoquant des brûlures et des douleurs, par- fois d’une extrême violence, est également un facteur de réveil. Dormir avec la tête un peu surélevée suffit parfois à mettre un terme au phénomène. Le médecin peut conseiller des remèdes efficaces.

Le diabète de la maturité, fréquent après 50 ans, entraîne une hypersudation nocturne et une production accrue d’urine qui favorisent les réveils. Par ailleurs, les traitements antidiabétiques provoquent des maux de tête et des anxiétés nocturnes. Il est important d’en parler au médecin afin de chercher une solution de confort. Souvent, plusieurs essais sont nécessaires avant de trouver le traitement adéquat.

Les douleurs respiratoires, les apnées du sommeil, les douleurs musculaires et tendineuses sont également responsables d’insomnie.

Les insomnies occasionnelles disparaissent si l’on supprime les phénomènes qui les déclenchent. Tout trouble de sommeil doit donc faire l’objet d’une consultation médicale et d’un bilan physiologique complet. Plus vous tardez à consulter, plus votre sommeil est bousculé dans son équilibre profond. Vous risquez alors une insomnie chronique, beaucoup plus difficile à soigner.

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Les insomnies chroniques

II s’agit d’une altération du sommeil accompagnée de difficultés d’endormissement, de réveils au cours de la nuit qui engendrent une baisse de l’adaptation aux activités diurnes. Elle survient souvent à la suite d’un choc émotionnel, d’un stress, ou au cours d’une période dépressive.

Les insomniaques se plaignent d’une fatigue diurne chronique et de « coups de barre » qui les rendent inefficaces dans leurs activités. Il se sentent insuffisamment réveillés le jour et insuffisamment endormis la nuit. Plus leur sommeil nocturne est mauvais et moins ils parviennent à faire la sieste, l’endormissement étant impossible.

Leurs capacités intellectuelles sont altérées. Ils souffrent souvent de problèmes de mémoire et de concentration, de troubles du comportement (irritabilité, agressivité). Ils peuvent présenter des symptômes d’hypocondrie (anxiété permanente concernant la santé) et même développer des maladies psychosomatiques.

Préserver son autonomie, mener une vie régulière, avoir des activités sociales, trouver sa place en famille, s’occuper de ses petits-enfants, accorder du temps aux autres, faire du sport, voyager sont les moyens les plus sûrs de ne jamais connaître l’insomnie chronique.

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Les règles d’or pour un bon sommeil

  • Éviter tous les excitants (café, thé, vitamine C, soda à base de cola) avant de se coucher.
  • Ne pas faire de repas copieux le soir ; éviter l’alcool au dîner.
  • Réserver la chambre au sommeil et à l’activité sexuelle.
  • Avoir une bonne literie.
  • Éviter de regarder la télé, de travailler ou de manger au lit.
  • Si l’on regarde la télé avant de se coucher, proscrire les programmes violents et le zapping, qui stimule l’activité cérébrale.
  • Éviter de pratiquer un sport, ou toute activité stimulante, après 17 heures.
  • Après le dîner, favoriser les activités relaxantes : lecture, musique, télévision.
  • Dormir dans une chambre aérée dont la température se situe entre 18 et 20°C.
  • Connaître son rythme de sommeil et le respecter.
  • Résister au désir de sommeil lorsqu’il survient quelques heures avant le coucher.
  • Créer des rituels (infusion, verre d’eau, rangement des vêtements…) : tous ces gestes répétés de façon identique chaque soir envoient des signaux au cerveau et préparent à l’endormissement.

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