Femme : Je perds mes cheveux : que faire ?

Reliés à nos récepteurs hormonaux, influencés par notre alimentation et même notre psychisme, nos cheveux sont le reflet de notre santé. D’où l’importance d’un bon diagnostic face à leur chute ! L’analyse cas par cas des 6 problèmes les plus fréquents.greffe de cheveux femme

Introduction

Bonne nouvelle : aujourd’hui, le problème de la chute des cheveux reste rarement sans réponse grâce aux progrès des diagnostics et de la prise en charge personnelle. Sur le plan hormonal, la médecine arrive à cibler de façon plus précise ce qui ne fonctionne pas.

Les femmes se sentent plus responsables de leur capital cheveux. Elles réagissent plus vite en cas de chute anormale. En effet, une alopécie non expliquée par un stress ou un choc émotionnel peut faire soupçonner des problèmes hormonaux ou thyroïdiens. Face à des situations héréditaires, il n’est pas rare d’avoir toute la famille en consultation, la mère amène très tôt ses filles parce qu’elle-même a souffert, adolescente, de n’avoir pas été soignée à temps.

Notre capital cheveux est inscrit dans nos gènes comme notre capital peau. Il détermine le nombre de cycles de pousses pour chaque bulbe pilaire autant que la qualité des cheveux.

Chez les femmes, les cycles de pousse vont, en moyenne, de deux à sept ans. C’est généralement moitié moins chez les hommes. C’est dire l’importance de la préservation de ce précieux patrimoine. Par une alimentation équilibrée avec supplémentation dès qu’il y a risque de carence ou besoins accrus en micronutriments. Par une hygiène adaptée au cuir chevelu qui a besoin d’être régulièrement oxygéné et stimulé. En effet, les muscles du cuir chevelu ont tendance à se tendre et à se rétracter, notamment en cas de stress. Tensions qui sont aussi néfastes pour le tonus des bulbes capillaires que la graisse ou les pellicules asphyxiantes. D’où la nécessité de masser le crâne et de gommer régulièrement tout ce qui peut étouffer le scalp (avec des complexes d’huiles essentielles par exemple).

Enfin, les shampooings doivent être adaptés à la nature des racines autant qu’à celles des longueurs, sous peine de fragiliser les cheveux naissants. Aujourd’hui, plus performants, tournés vers le plaisir et la commodité, ils procèdent aussi d’un véritable souci de soins sur mesure.

Un régime déséquilibré

« J’ai suivi le même régime amaigrissant à base de sachets protéinés qu’une amie sans consulter de médecin. J’ai minci mais mes cheveux sont tombés de façon catastrophique. Que faire ? »  

Géraldine, 27 ans

⇒ La réponse dermato

Un régime équilibré qui fait perdre deux ou trois kilos ne fragilisera jamais vos cheveux. Mais si vous souhaitez perdre 5, 10 kilos ou plus, attention. Ne parlons pas des coupe-faim à base d’amphétamines qui favorisent l’alopécie. Tout régime qui supprime des aliments, comme ici les lipides et les fruits, est dangereux sans surveillance médicale. Une alimentation équilibrée est à la base de la santé des cheveux.

Un médecin vous aurait prescrit les nutriments capillaires indispensables : les acides aminés, cystine, cystéine, nécessaires à la fabrication de la kératine, les vitamines (C, B1, B6, H). Sans oublier les oligo-éléments comme le zinc et le fer. En France, près de 40 % des femmes sont carencées en fer en raison de règles abondantes ou d’abandon de la viande rouge, ou encore d’alimentation basses calories.

Il est important de consommer régulièrement du bœuf, ou mieux encore du boudin noir, et de faire de temps en temps des cures de fer en comprimés ou en granules homéopathiques (Ferrrum metallicum, 5 CH, 3 granules par jour).

Des gélules « coup de fouet »

Les compléments alimentaires sont recommandés en cures de trois semaines à deux mois au printemps et à l’automne et préventivement en cas de gros stress, maladie, etc.

La part du stress

« Depuis quelques années, je perds mes cheveux par touffes et ils sont très clairsemés sur le dessus de la tête. J’ai suivi divers traitements et même pris des hormones, sans résultat durable. Je me trouve si moche que j’ai du mal à me regarder dans la glace. »

Françoise, 35 ans

⇒ La réponse dermato

L’alopécie androgénétique, cette perte de cheveux sévère sur le sommet du crane, ressemble à celle de l’homme mais n’a rien de génétique chez la femme. Beaucoup de dermatologues ignorent ses origines psychologiques, Ils prescrivent des hormones pour freiner l’excès d’androgènes responsable de la chute, mais au bout de deux ans, leur effet s’épuise. Les causes sont ailleurs.

Cette alopécie anxieuse est presque toujours associée à un choc émotionnel, un état dépressif caché, une mauvaise image de soi… Les problèmes débutent souvent à l’adolescence et sont toujours associés à une hyper-séborrhée. Or ce symptôme apparaît lorsqu’il y a déficit en neuromédiateurs entraînant un état dépressif. C’est la nuit que le cerveau fabrique les neuromédiateurs, ces substances chimiques qui lui permettent d’envoyer des informations aux cellules. Lorsqu’on dort mal, ce manque se répercute immédiatement sur les cellules de la peau. Or un des symptômes de dépression est un trouble sérieux du sommeil, Une prescription d’antidépresseurs est souvent nécessaire. Mais pour régler la cause du problème, une thérapie d’inspiration psychanalytique un travail en face à face aide la patiente à grandir et à surmonter son blocage.

Les résultats sont étonnants. Les cheveux repoussent presque toujours, sauf si le capital cheveux est épuisé, L’alopécie androgénétique accélérant les cycles pilaires, il est important d’agir vite

Le secret ? Un bon sommeil

Périodes difficiles, moments de blues sentiment d’épuisement. – la peau et le cuir chevelu l’enregistrent. On dort moins bien et la chute des neuromédiateurs est immédiate avec pour conséquence des cheveux plus gras, Si le stress perdures la chute des cheveux peut être importante deux mois plus tard. Prendre pendant quelque temps un calmant léger associé ou non à un anti-dépresseur peut permettre de mieux protéger sa mine et ses cheveux.

Cures de saison

Le stress provoque des excès de sébum qui étouffent les racines : la micro-circulation garante de la santé du cheveu ralentit. Pour la relancer, assainissez votre cuir chevelu avec des huiles essentielles absorbées en dix minutes, hyper concentrées en actifs.

Indispensables en cure en mars – avril et octobre – novembre, elles sont conseillées une fois par semaine avant le shampooing pour fortifier les cheveux en formation.

Appliquez raie par raie. Massez du bout des doigts en déplaçant légèrement le cuir chevelu sur le crâne.

Problème de thyroïde

« Depuis 1 an, je perds mes cheveux. J’ai essayé – en vain – des traitements anti-chute locaux. Je n’ai pas été malade. Je n’ai pas subi de stress ».

Marie Pierre, 23 ans

⇒ La réponse dermato

A la naissance, on dispose d’un capital cheveux, avec des cycles de pousse renouvelables d’une durée de 3 à 6 ans.

Quand la perte dure depuis aussi longtemps, l’interrogatoire doit être serré. Dans la famille, les femmes – tante, mère ou grand-mère – ont-elles perdu leurs cheveux à certains moments ?

Le début de la vie hormonale est propice aux dérèglements ; 2 ou 3 ans après la puberté, un bilan hormonal s’impose en cas de règles irrégulières. Mais les problèmes hormonaux peuvent répondre à d’autres pathologies (kystes ovariens…). L’endocrinologue ou le gynécologue traiteront avec des anti-hormones mâles au moins 18 mois à 2 ans. Parallèlement, on observe des chutes sévères associées à une peau et à un cuir chevelu secs, souvent aussi à une prise de poids et une frilosité. Les cheveux sont atrophiques, fins et secs. Cela correspond à des problèmes d’hypothyroïdie qui se sont beaucoup multipliés. Après un bilan thyroïdien, le traitement se fait en collaboration avec l’endocrinologue. Les cheveux repoussent normalement au bout de 2 à 3 mois et sont de meilleure qualité.

A la ménopause, la carence en œstrogènes et en progestérone peut entraîner une chute importante si on ne prend pas de traitement hormonal substitutif.

Mais il faut replacer le problème dans un contexte familial. Si votre mère et votre grand-mère ont toujours eu des chevelures magnifiques, restez vigilante sans trop vous inquiéter. En revanche, si leurs cheveux ont posé problème, il est bon de consulter et de faire un dosage hormonal en temps utile.

Trop de permanentes

« À la suite d’une permanente ratée, mes cheveux sont devenus cassants et sont tombés par paquets ».

Christelle, 31 ans

⇒ La réponse dermato

Agresser le cheveu par des permanentes, des défrisages et la racine par des décolorations à l’ammoniaque, peut le casser net. On se retrouve avec des cheveux pauvrets et comme tondus. Ne confiez pas votre chevelure à n’importe qui ! Et ne cumulez pas les mauvais traitements, décolorations répétées ou permanente et décoloration par exemple. Les cheveux traumatisés ont besoin d’être traités avec infinie douceur et régénérés en profondeur.

Grossesse et perte de cheveux

« Comment protéger mes cheveux après l’accouchement alors qu’ils sont peu épais et que je les perds habituellement de façon importante deux et même parfois trois fois par an ? »

Sylvie, 24 ans

⇒ La réponse dermato

La perte normale des cheveux peut aller jusqu’à 100 par jour, notamment au printemps et à l’automne. Ces périodes de « mues » régulières ne doivent pas vous affoler. D’autres cheveux vont repousser. Un cheveu qui tombe est mort depuis six semaines.

Raison pour laquelle on recherche les causes d’une chute importante en remontant dans le temps : choc émotionnel, opération, maladie ou stress.

Lors de la grossesse, l’abondance des sécrétions hormonales protège contre les pertes habituelles. Mais à l’accouchement, tout s’interrompt. Dans les 8 à 10 semaines, la chute est d’autant plus brutale que l’on perd les cheveux que l’on aurait dû perdre pendant neuf mois et ceux dus à la fatigue.

A la maison

Seulement 40 % de résultats avec une application matin et soir : on est beaucoup revenu du Minoxydil et des produits en contenant. On trouve de bonnes aides à la repousse qui allonge la phase de croissance du cheveu et freine la chute.

En institut

Anémiés, squameux, archi-secs… l’examen à la caméra et au microscope permet un programme sur mesure d’huiles essentielles, d’ozone, de massage et de masque qu’on peut en partie prolonger à la maison. Après un accouchement, attendre deux mois et la fin de l’allaitement, les huiles essentielles pouvant passer dans le lait.

Pour les cas désespérés : les shampooings et lotions à base d’iode et de benjoin stimulent la micro-circulation et en cas d’hyper-séborrhées permettent d’espacer les shampooings.

Pour les jeunes mamans, en traitement 2 mois avant et 15 jours après l’accouchement.

Après une chimiothérapie

« À la suite d’une chimiothérapie, j’ai perdu progressivement tous mes cheveux. Même transitoire, c’est une situation difficile à vivre mais je voudrais réagir ».

Colette, 45 ans

⇒ La réponse dermato

Vous avez raison, s’occuper de soi, retrouver une image de soi positive, c’est important pour faire face. Mais d’abord une bonne nouvelle : comme vous avez perdu tous vos cheveux, ceux qui étaient naturellement en chute (14 % environ) autant que ceux qui étaient en croissance (85 % environ), ils vont, à 99 %, redémarrer tous en même temps et, petit duvet d’abord, ils seront ensuite vraisemblablement plus fournis. Sans doute reprendront-ils certains anciens caractères, bouclés ou colorés alors que certains étaient parfois déjà blancs.

Comptez deux à trois mois pour cette repousse. En attendant, vous pouvez masser ou faire masser votre cuir chevelu pour entretenir une bonne irrigation.

Et puis perruque, petit chapeau, ou même rien du tout à l’image des stars qui se font raser la tête pour les besoins d’un film, choisissez une solution dans laquelle vous vous sentez bien. Maquillez-vous un peu.

Côté perruques, au Printemps, les spécialistes qui vous reçoivent dans une cabine privée se déplacent aussi chez vous ou à l’hôpital. Aujourd’hui, aux cheveux naturels, on préfère souvent le synthétique, léger, d’entretien facile et très naturel d’aspect. A noter, une prise en charge de la Sécurité sociale est possible.

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