Cheveux : pourquoi tombent-ils ?

De beaux cheveux, vigoureux et volumineux, cela vous semble tout à fait naturel. Mais attention, c'est un capital précieux dont vous devez prendre soin car à certaines périodes ils peuvent commencer à tomber. Pourquoi ? Qu'est-ce qui, d'un coup, perturbe ce cycle fragile ? Voici les principales raisons à connaître pour pouvoir enfin y remédier.

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Docteur, je perds mes cheveux...que faire ?

Nous sommes nombreux à croire que la calvitie nous guette parce qu'une poignée de cheveux nous est restée dans la main. C'est vrai et c'est faux. Il y a des périodes, dans la vie, où les cheveux ont tendance à tomber, mais cela ne veut pas dire qu'ils ne repousseront pas...

Si vous recueillez une quantité importante de cheveux le matin ou après chaque shampooing, mais si le volume et la densité de votre chevelure sont intacts, pas d'inquiétude ! Les fausses chutes de cheveux sont dues le plus souvent à des erreurs capillaires qui concernent le lavage et la coiffure.

En effet, "le shampooing est à l'alopécie ce que le sucre est à la carie". Les détergents acides contenus dans certains shampooings, heureusement de plus en plus rares, agressent l'enveloppe externe du cheveu et la rendent écailleuse ; il devient électrique et incoiffable. Il est donc important de choisir un produit adapté et de bonne qualité. D'autre part, les méthodes de coiffage agressives (peignes, barrettes, bigoudis, traction sur le chignon, queue de cheval, fer à lisser/friser) finissent par casser les tiges des cheveux et sont une cause de chute.

Les traitements chimiques (voir les meilleurs traitements ici) destinés à faire "tenir" la coiffure : permanentes, décolorations et teintures mais aussi brushings, mises en plis serrées, décrêpages ou crêpages, risquent à la longue d'altérer, d'arracher ou de casser les cheveux.

Les chutes de cheveux peuvent être diffuses ou en plaques bien limitées, brutales ou progressives, transitoires ou définitives. Tout cela dépend de chacun et nécessite un conseil pour bien cerner le problème.

Accouchement ou pilule

Trois à six mois après l'accouchement - ou après l'arrêt d'une pilule - ou même au cours de la prise d'une pilule, une chute de cheveux importante et rapide, appelée "effluvium" ou "defluvium", peut se produire. Elle est d'origine hormonale, le taux d'œstrogènes augmentant suivant le type de pilule ou pendant la grossesse ou la contraception.

Mais cette alopécie aiguë qui affole souvent les femmes est temporaire et l'on verra rapidement apparaître de petits cheveux courts en bordure du front, premier signe de repousse. Celle-ci peut être accélérée par un traitement vitaminique prescrit par le médecin.

Choc psychologique

Un choc psycho-affectif, un stress peuvent entraîner une chute de cheveux transitoire durant quelques semaines. En effet, l’hyper-anxiété entraîne une augmentation brutale de la sécrétion d'androgènes par stimulation des glandes surrénales. Des chercheurs américains ont même découvert que le stress fragilise le bulbe pilaire.

En général, la repousse est naturelle. Mais dans certains cas, la repousse est plus longue, plus difficile, les sujets étant plus sensibles que d'autres à toute émotion, et une contrariété, une peur peuvent entraîner une rechute. Le traitement, souvent long, alliant soins et médicaments, devra être suivi avec patience pour aboutir à de bons résultats.

Médicaments

De nombreux médicaments peuvent être responsables d'une alopécie : par exemple, les anticoagulants et surtout les antimitotiques ou antimétaboliques, administrés à l'hôpital le plus souvent pour traiter certaines tumeurs ou maladies graves. Dans ce cas, la chute des cheveux débute tôt : 1 à 3 semaines après le début de la prise médicamenteuse. A l'arrêt du traitement, le cheveu recommence à pousser.

Peuvent aussi être mis en cause : la vitamine A à forte dose, les sels d'or, l'arsenic, autrefois le mercure et les sels de Thallium, utilisés pour tuer les rats (leur absorption, volontaire ou accidentelle, entraîne une alopécie totale en quinze jours) ; les radiations ou la radiothérapie.

Carences alimentaires

Une nourriture déséquilibrée, un régime amaigrissant excessif peuvent entraîner une chute de cheveux et modifier leur couleur et leur texture. La consommation de protéines est nécessaire car ce sont elles qui apportent les acides aminés indispensables à la synthèse de la kératine, principal constituant du cheveu. Une carence en minéraux (calcium, magnésium, fer), en oligo-éléments (sélénium, cuivre, zinc) fait perdre aux cheveux toute leur vitalité. L'importance de l'alimentation explique pourquoi les interventions chirurgicales de l'estomac (gastrectomies), les maladies digestives, les cirrhoses, etc., favorisent la chute. Dans tous ces cas, la chevelure recommence à pousser quand la cause est traitée ou supprimée.

Toutes les maladies infectieuses fébriles (la grippe, la fièvre typhoïde, etc.) peuvent faire tomber la chevelure. Quelques semaines après une infection aiguë ayant provoqué une fièvre élevée (39° ou 40°) pendant quelques jours, on observe durant 1 à 2 mois des chutes de cheveux diffuses, de faible intensité ou massives. La chute rapide, rarement totale, souvent sur les tempes, persiste cinq à six semaines. Pas d'inquiétude, la repousse est de règle.

Chute de cheveux : Que faire ?

Le traitement de toute chute exige la découverte de la cause et sa suppression, car si celle-ci persiste, on risque d'atteindre un stade d'alopécie chronique pouvant aboutir à la calvitie. Généralement, si le problème est pris à temps, l'amélioration est possible. Il est donc primordial de consulter un dermatologue. Si la chute est importante, il pourra vous prescrire soit une vitamino-thérapie à long terme par voie intramusculaire ou orale, soit du Minoxidil.

Ce dernier, utilisé tout d'abord pour les hypertensions sévères (c'est un vasodilatateur puissant), provoquait une pilosité accrue chez les personnes l'utilisant. Après de nombreux tests et essais, on l'a appliqué localement dans les traitements d'alopécie androgénique. Aujourd'hui, son action anti-chute est reconnue mais son action repousse est très relative. Jusqu'à présent, c'est un médicament anti-chute réellement efficace que l'on trouve sur le marché.

Des inconvénients : son application doit être quotidienne et à vie car ses effets disparaissent quelques mois après son arrêt, et il peut être mal toléré localement (irritations, eczéma du cuir chevelu).

Si la chute est plus légère, optez quand même pour un traitement de confort et apprenez les gestes pratiques qui améliorent la qualité de vos cheveux. Il est évident que, bien soignés, ils auront beaucoup moins tendance à tomber.

À lire aussi : Cheveux des hommes : comment éviter leur chute, quelles solutions ?

La vie d'un cheveu

Le follicule pileux, qui sert de moule au cheveu, naît dès le 3e mois de grossesse, Les bébés naissent avec un duvet ou de très fins cheveux qui tombent souvent après la naissance pour repousser trois ou quatre mois après.

Le follicule pileux se situe au niveau du derme avec, à sa base, une glande sébacée qui sécrète une substance grasse, le sébum, lubrifiant la chevelure. Produit en quantité normale, le sébum donne à la chevelure un bel aspect brillant

La vie du cheveu est un cycle de trois étapes :

Chaque cheveu pousse pendant deux à trois ans, puis entre dans une phase de repos de trois ou quatre semaines et tombe enfin, lors du shampooing ou du coup de peigne du matin, poussé par un nouveau cheveu vivant qui se forme au niveau du follicule pileux, Ainsi, chaque cheveu tombé est normalement remplacé par un autre, Il faut donc bien comprendre qu'il est normal de perdre des cheveux chaque jour, et l'on peut en perdre quotidiennement de quinze à vingt sans s'inquiéter. Mais la durée de ces trois étapes varie d'un sujet à l'autre et d'un âge à l'autre : chez certaines personnes, la phase de poussée dure jusqu'à dix ans et cela explique l'existence de chevelures exceptionnellement longues.

D'autre part, la phase de repos s'allonge avec l'âge. Enfin, divers facteurs locaux et généraux entrent en jeu dans ce mécanisme de pousse et de chute du poil : diverses hormones (androgènes, œstrogènes, hormone thyroïdienne), l'hypophyse„ des vitamines, des sels minéraux et des facteurs psychologiques qui ont un impact important.

Pour toutes ces raisons, les problèmes de cheveux ne peuvent se traiter souvent qu'au cas par cas.

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