Santé des seniors : comment les hommes doivent prendre soin de leur santé ?

Du petit mal au symptôme à surveiller de près, toutes les réponses au cas par cas pour les hommes murs, pour être en excellente santé.

1. Vous entendez moins bien

Une déficience auditive survient de façon progressive. Les raisons peuvent être multiples. Il peut s’agir d’un problème infectieux (otite), d’une affection traumatique (répétition de bruits de même fréquence pendant votre travail, par exemple). Beaucoup plus rare : une surdité due à la prise prolongée de certains médicaments (anti-inflammatoires, antipaludéens).

Ou encore : une presbyacousie. C’est-à-dire une baisse progressive et bilatérale de l’acuité auditive. Elle se manifeste, en général, après cinquante-cinq ans et résulte d’un vieillissement physiologique des cellules neurosensorielles présentes dans l’oreille interne. Quelle que soit l’origine de cette baisse d’acuité auditive, un bilan chez un O. R. L. est indispensable.audition contrôle

2. Vous transpirez trop

Lors d’une réunion professionnelle, coincé dans une chemise-cravate-complet-veston, cela peut être un gros handicap, parfois même un véritable calvaire.

Sans parler des regards inquiets de votre voisinage qui craint de vous voir vous liquéfier sur pied ! Alors votre émotion se transforme en stress, et la sueur redouble… On estime qu’environ 12 % de la population adulte souffrirait de ce problème.

Les points vulnérables : les régions axillaires, les pieds, les mains.

Mais le handicap est parfois plus grand, quand s’ajoute le problème des mauvaises odeurs. Surtout les creux axillaires et bien évidemment les pieds… Les dermatologues sont formels : la première des solutions est une parfaite hygiène. Ne pas hésiter, en cas de forte transpiration, à prendre une douche, ou un bain, matin et soir. Éviter également les matières synthétiques en contact direct avec la peau.

Enfin, il existe des produits, comme des antiseptiques, pour éliminer les bactéries en grande partie responsables des mauvaises émanations. Dans de rares cas, on peut même proposer une intervention chirurgicale qui consiste à ôter les glandes sudorales axillaires, ou encore avoir recours à l’ionophorèse – traitement par courant électrique.

3. Vous avez vue qui baisse

De loin : Vous êtes myope ou hypermétrope. Dans le cas d’hypermétropie, vous êtes gêné par la vision de loin mais aussi de près. Il n’existe pas véritablement d’âge critique. La myopie, par exemple, peut se constituer dès l’enfance, au moment de l’adolescence ou un peu plus tard.

Des travaux prolongés sur ordinateur peuvent-ils déclencher une myopie ? Non, les facteurs favorisant ce genre d’affection sont des antécédents familiaux et l’habitude de lire dans de très mauvaises conditions, comme un faible éclairage.

De près : C’est le plus souvent à partir de quarante-cinq ans que la distance entre vos yeux et la page de votre journal grandit. C’est en raison d’une augmentation du volume du cristallin et d’une perte de son élasticité que se manifeste la presbytie.

Autre trouble qui sévit au fur et à mesure que les années passent : la cataracte. Votre acuité visuelle diminue en même temps que la vision devient jaune. La cataracte est due à un vieillissement physiologique du cristallin. Chez certains, ce vieillissement peut être plus ou moins important, plus ou moins prématuré.

Pour toutes ces affections, des solutions existent : du port de lunettes ou de lentilles, à la chirurgie pour la cataracte.

4. Vous avez mal au dos

Bien que les seniors soient les premiers concernés, un mal de dos peut survenir à tout âge. Les douleurs de la colonne vertébrale ne sont pas forcément liées au poids des ans. Après une période d’effort physique ou après « un faux mouvement », vous vous retrouvez les lombaires « bloquées ». Ce genre d’incident peut arriver à tous ceux qui ont le dos fragile.

Mais cette fragilité n’a rien d’une fatalité. Un défaut de la musculature, des vertèbres abîmées par un processus pathologique (dystrophie vertébrale de croissance, maladie arthrosique…) risquent d’engendrer des douleurs dorsales ou lombaires.

Si vous êtes sujet à ce genre de problème, sachez que la première des recommandations est d’avoir une activité sportive pour renforcer la musculature du dos et celle de la ceinture abdominale. Ce conseil est d’autant plus important si votre profession se résume – pour son activité physique – à de longues heures passées au volant d’une voiture ou vissé sur une chaise de bureau.

Dernier point : les déformations de la colonne vertébrale. Une hypercyphose (dos voûté) peut être le résultat d’une ostéoporose risquant de survenir, en général, après cinquante ans. Elle s’accompagne de douleurs locales. Dans ce cas, un traitement par calcium est indispensable. Le médecin ajoutera éventuellement de la calcitonine ou encore du fluor.

5. Vous avez des problèmes urinaires

C’est le lot d’un grand nombre d’hommes que de connaître après cinquante ans des problèmes urinaires : besoins fréquents (surtout pendant la nuit) et difficultés d’uriner. Voilà les principaux symptômes d’un adénome de la prostate.

Il s’agit d’une affection très courante. Elle touche plus de 70 % des hommes après 60 ans. Cette hypertrophie de la prostate peut être minime et, dans ce cas, n’engendrer qu’une gêne légère. D’autres fois, les troubles peuvent être plus sévères, nécessitant une intervention chirurgicale. En France, chaque année, environ 80 000 hommes se font opérer.

Mais avant d’avoir recours à la chirurgie, il existe d’autres moyens pour atténuer tous ces désagréments provoqués par cette hypertrophie prostatique : les médicaments peuvent donner de bons résultats.

Autre méthode : le traitement par la chaleur. Cette thérapeutique consiste à introduire une sonde près de la prostate (par l’urètre, par exemple). Dotée en son bout d’un appareil à micro-ondes, cette sonde détruit, grâce à la chaleur, une partie des cellules prostatiques.

Autre sujet de préoccupation : le cancer de la prostate. Il est bien entendu préférable de le découvrir au tout début de son évolution. Malheureusement, à un stade précoce, les symptômes sont discrets et n’attirent pas l’attention. Aussi, est-il recommandé d’avoir un avis médical dès que vous éprouvez des difficultés urinaires.

Le cancer de la prostate n’est pas à négliger. Aux États-Unis, il s’agit pour l’homme du cancer le plus fréquent. En France, avec plus de sept mille nouveaux cas par an, c’est le deuxième cancer, après celui des bronches. A noter qu’il se manifeste en général relativement tard puisque la moyenne d’âge des patients est de 72 ans. Un dépistage avec examen clinique, et éventuellement examen sanguin et radiologique, devrait commencer à partir de cinquante ans.

6. Vous avez du mal à digérer

Vous avez des crampes d’estomac

Vous vous plaignez de pesanteurs, de douleurs, à type de crampes, dans la région de l’estomac. Si ces épisodes de souffrance abdominale sont plutôt rares, sans doute s’agit-il de petits problèmes d’anxiété ou de stress. Sinon, un avis médical est recommandé.

Il faut être en effet plus vigilant si ces « crampes » se manifestent, en général, quelque temps après les repas et sont calmées par la prise d’aliments. Ces épisodes douloureux surviennent de façon périodique.

Il peut s’agir d’un ulcère du duodénum. Cette affection est nettement plus fréquente chez les hommes que chez les femmes. En général, leur fréquence augmente avec l’âge, avec une incidence maximale entre 55 et 65 ans. A noter qu’après l’âge de 60 ans, il est quelquefois difficile de diagnostiquer un ulcère duodénal puisque, dans un cas sur trois, le patient ne se plaint d’aucun signe particulier. Contre 8 % avant 50 ans.

L’ulcère de l’estomac est plus rare (deux à trois fois moins fréquent que l’ulcère duodénal). Dans ce cas, les symptômes sont moins caractéristiques (douleurs diffuses en haut de l’abdomen). L’aspirine, les anti-inflammatoires, le tabac sont des facteurs de risque de la maladie ulcéreuse. Pendant le traitement d’une poussée ulcéreuse, il est fortement conseillé de diminuer sa consommation d’alcool et de tabac.

Attention encore aux troubles de la déglutition avec, par exemple, une sensation de brûlure locale, surtout, encore une fois, si vous êtes consommateur d’alcool et de cigarettes. Dans ce cas, un avis médical est recommandé. Il peut s’agir d’une affection œsophagienne.

Vous avez des troubles du transit

Vous pouvez souffrir d’une gêne plus ou moins chronique. De toute façon, si elle a tendance à persister, un avis médical est conseillé. Ces troubles ne doivent pas être négligés après l’âge de quarante-cinq ans. En fonction des symptômes que vous ressentez, le médecin vous incitera peut-être à réaliser un certain nombre d’examens. A commencer par un Hémoccult II, examen qui consiste à chercher la présence de sang dans les selles. En fonction de vos symptômes, on peut également vous conseiller d’effectuer une coloscopie. Cette exploration est d’ailleurs d’autant plus recommandée que l’Hémoccult II est positif.

La coloscopie permet de mettre en évidence d’éventuelles lésions et, le cas échéant, d’en prélever des fragments, pour ensuite les analyser en laboratoire. Adénome, lésion inflammatoire, début d’un cancer… cette exploration est donc essentielle puisqu’elle permet d’effectuer un diagnostic précoce.

7. Votre sexualité « en panne »

De la perte du désir…

Les raisons de cette panne sexuelle ne sont pas toujours faciles à élucider : la survenue d’échecs successifs, des rapports sexuels « répétitifs » qui se déroulent dans une ambiance manquant d’exaltation risquent, à la longue, de lasser.

La montée du désir masculin (mais aussi féminin) est le fruit de stimulations diverses et variées. Toutes ces sensations passent par le cerveau, et c’est de là que naît le désir. Alors justement, si vous sentez une certaine lassitude s’installer, n’hésitez pas à revoir, à repenser la couleur de ces stimulations. La montée du désir est le fruit de sensations érotiques perçues en « haute fréquence ».

Si « le mal » persiste, parlez-en d’abord à votre compagne. De façon simple et directe. Dans le cas où vous ne parviendriez pas à vos fins, le conseil d’un médecin pourrait éventuellement vous aider.

… à l’impuissance

Elle peut avoir plusieurs origines. Il faut, en premier lieu, chercher une cause « organique », comme un problème vasculaire. Il faut d’autant mieux l’envisager que vous avez quarante-cinq ans ou plus, que vous êtes fumeur, ou que vous avez tendance à souffrir d’hypercholestérolémie ou d’hypertension artérielle.

L’érection est due à un afflux de sang dans la verge. S’il existe une obstruction artérielle en raison d’une pathologie athéromateuse, la verge ne parvient pas à rester rigide tout au long du rapport sexuel.

Ne pas oublier enfin que certains médicaments (notamment des antihypertenseurs) risquent d’engendrer un trouble de l’érection.

Un bilan médical (qui oblige parfois à une prise de sang ou une échographie…) permet de connaître l’origine de cette impuissance et éventuellement d’entreprendre une thérapeutique adaptée de l’organe malade (en cas d’infection, de tumeur ou d’obstruction vasculaire).

A noter que depuis une dizaine d’années, un grand progrès a été réalisé grâce à l’injection dans la verge (à l’aide d’une très fine aiguille) de papavérine avant le rapport sexuel. On peut, par cette piqûre, obtenir une érection qui dure d’une demi-heure à une heure.

D’autres fois, l’origine de cette impuissance est – c’est plus rare – uniquement psychologique. Une impuissance peut s’installer, en raison d’échecs répétés au cours de rapports sexuels (surtout chez le jeune). Dans ce cas, une explication avec un médecin ou une psychothérapie peuvent se révéler nécessaires.

8. Vous avez un « coup de déprime »

Il peut arriver à n’importe quel moment. Il existe cependant des moments plus vulnérables, vers vingt ans ou, plus tard, autour de la quarantaine. Un manque de punch, une perte de motivation, une lassitude, voire une fatigue générale sont les signes qui doivent attirer l’attention.

Cette situation peut paraître bien difficile, car justement rien – à vos yeux – ne justifie que vous repreniez les choses en main.

Première démarche : établir d’abord un « état des lieux », autrement dit, faire le tour de sa vie professionnelle, personnelle, affective… pour tenter de déterminer l’origine du mal.

Les solutions : tournez-vous vers ceux qui vous sont les plus proches, les plus enclins à vous comprendre et à vous aider. Pensez également à changer d’air. Si vous en avez la possibilité, un « break » de deux semaines est des plus profitables. Vous pouvez enfin entreprendre ce que vous n’avez jamais pu faire (par manque de temps, d’audace, par manque d’on ne sait trop quoi !). Et pourquoi ne pas vous organiser un petit week-end entre copains, histoire de vous retrouver ?

Si toute perspective d’évasion semble impossible, reprendre une activité physique permet souvent d’améliorer une petite déprime passagère.

Un médecin pourra également être d’une aide précieuse. Si le problème persiste, il vous prescrira du magnésium, certaines vitamines ou oligo-éléments , d’autres médicaments quand cela devient plus sérieux.

9. L’âge de ses artères : Gare à l’athéromatose !

Le rétrécissement du calibre des artères peut concerner les vaisseaux qui nourrissent le muscle cardiaque ou d’autres vaisseaux et, en particulier, ceux qui se dirigent vers la tête et le cou ou vers les membres inférieurs. Si la vascularisation du muscle cardiaque est touchée, autrement dit les coronaires, le risque est un infarctus du myocarde ou une angine de poitrine.

L’obstruction vasculaire peut également toucher les artères des membres inférieurs. Le rétrécissement se fait, en général, sur l’aorte abdominale ou, plus bas, sur les artères iliaques et fémorales.

Conséquence : des régions de la jambe sont mal irriguées. En marchant, vous êtes souvent gêné par une douleur dans le mollet, vous obligeant à vous arrêter. Lorsque l’obstruction est sévère, cette douleur peut survenir la nuit quand vous êtes allongé. Cette souffrance s’atténue quand vous quittez votre lit.

Certains facteurs favorisent la survenue de cette artériopathie, comme le diabète, le tabagisme, l’hypercholestérolémie. Le traitement médicamenteux consiste essentiellement à prendre des vasodilatateurs. Mais surtout, à cesser de fumer, et à marcher.

Il est parfois nécessaire d’opérer pour effectuer, par exemple, un pontage aorto-fémoral (entre l’aorte abdominale et l’artère fémorale).

Les résultats de cette intervention sont très bons, surtout si vous adoptez une meilleure hygiène de vie.

10. Prise de sang : quand la faire ?

Premier cas : vous n’avez jamais eu de prise de sang (ou alors cela vous paraît tellement loin…). C’est alors le moment, même si vous paraissez en grande forme ! La preuve : une récente étude, réalisée sur 8 000 appelés du contingent, a montré qu’un jeune homme sur cinq a trop de cholestérol. C’est-à-dire des taux supérieurs à 2 g/l*. Là, une surveillance particulière est conseillée : bilans approfondis, règles d’hygiène alimentaire…

On peut connaître la concentration en triglycérides, sucre (glycémie), phosphore, calcium, acide urique, la numération de la formule sanguine, la vitesse de sédimentation (VS). En mesurant d’autres substances présentes dans le sang, on explore les fonctions du foie, des reins et éventuellement de glandes comme la thyroïde, les surrénales, etc.

Deuxième cas : vous avez plus de 45 ans. Des bilans sanguins méritent d’être réalisés de façon plus régulière, avec une fréquence d’environ une fois par an ou tous les deux ans. En réalité, celte surveillance est à adapter en fonction de chacun. Si vous souffrez vous-même de problèmes particuliers, si dans votre famille existent des antécédents d’accidents cardiaques, de diabète… votre médecin vous prescrira un bilan sanguin.

11. Le cœur qui dit stop

C’est en général à partir de 40-45 ans qu’il faut commencer à surveiller son cœur – ou bien avant, s’il existe dans votre famille des antécédents de maladies cardiovasculaires (hypertension artérielle, hypercholestérolémie).

Le grand risque est un défaut de vascularisation du muscle cardiaque (le myocarde) qui peut entraîner des crises d’angine de poitrine, voire un infarctus du myocarde. Ce danger est d’autant plus important si vous êtes sédentaire, fumeur, ou si vous souffrez d’hypertension artérielle et d’hypercholestérolémie.

Avant cet âge, les accidents cardiaques sont assez rares. Cependant, un examen médical est nécessaire pour les jeunes qui font du sport régulièrement.

L’examen du cœur peut être plus ou moins complet, en fonction des éventuelles pathologies découvertes : consultations, prises de sang constituent le strict nécessaire. Dans d’autres cas, le médecin peut vous prescrire d’autres explorations, comme l’électrocardiographie, une radiographie, un holter (pour étudier votre rythme cardiaque sur une période de 24 heures), une échographie…

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