50 conseils pour bien vivre la ménopause et ses symptômes

Le regard porté sur la ménopause change. Et c'est tant mieux ! Terminé le temps où l'on pensait que la vie s'arrêtait avec la fin des règles. Les conseils experts pour bien accompagner les femmes pendant cette période charnière.

Tableau noir avec texte « Ménopause », stéthoscope, pilules sur fond en bois bleu

Et si on envisageait la ménopause comme un début, et non comme une fin. Fini les règles et leurs embarras mensuels. Plus besoin de se poser des questions sur la maternité : je veux des enfants ou pas, je peux en avoir ou pas... Terminé ! On passe à autre chose. C'est le moment d'envisager une nouvelle vie, même si la transition n'est pas facile. De nombreuses choses sont remises en question au moment de la ménopause : le statut de mère, d'épouse, la féminité...

Dans cette période chaotique, les femmes ont besoin d'être informées et, surtout rassurées, sur les changements qui vont se produire. Voici donc nos conseils pratiques, en tenant compte des besoins réels des femmes, en allant au-delà des idées reçues. Saviez-vous, par exemple, que le symptôme de la ménopause considéré comme le plus gênant n'est pas la bouffée de chaleur, mais la prise de poids ? On vous explique tout !

Sommaire

Ménopause : Surmonter les bouleversements hormonaux

La chute des œstrogènes entraîne une cascade d’événements sur le plan gynécologique. Le cap de la ménopause est parfois déconcertant.

Pas de panique, c'est la préménopause

Les trois ou quatre années précédant la ménopause sont un peu difficiles à vivre. Les hormones jouent aux montagnes russes.

Conseil n°1 : Ne pas s'étonner de cycles irréguliers

A la ménopause, l'arrêt brutal des cycles ovariens est rare. La plu- part des femmes vont connaître une période un peu chaotique où les ovaires font de l'accordéon les cycles sont plus courts que 28 jours. Parfois, la femme saute un ou deux cycles. Les saignements sont imprévisibles. Il peut y avoir des bouffées de chaleur, de la fatigue... En cas de symptômes gênants, le gynécologue peut prescrire un traitement hormonal progestatif qui va bloquer les ovaires.

Conseil n°2 : Ne pas croire que les règles abondantes sont une fatalité

Quand les saignements surviennent sans s'annoncer, qu'ils sont abondants, parfois avec caillots, qu'ils durent plus longtemps, la situation devient embarrassante.

Sterilet Mirena
Le stérilet Minera est aujourdhui très controversé et beaucoup de femmes dénoncent les effets secondaires.

Le stérilet Mirena peut être une solution. Il délivre de petites doses de progestérone qui agissent au niveau de I 'utérus et empêchent sa paroi, l'endomètre, de se multiplier de façon anarchique. Résultat : les règles diminuent fortement.

Autre solution : un traitement progestatif par voie orale.

Conseil n°3 :  Adapter sa contraception

Le risque de caillot sanguin (thrombose) augmente chez une femme de plus de 40 ans, surtout chez celle qui prend une pilule œstro-progestative. Avant de lui prescrire une contraception, il faut s'assurer qu'elle ne fume pas, qu'elle n'a pas d'hypertension artérielle, de diabète ou de cholestérol.

En dehors de ces contre-indications, une femme peut continuer sa pilule habituelle si elle la supporte bien. Sinon, le stérilet Mirena ou un traitement progestatif qui a un effet contraceptif lorsqu'il est pris 21 jours sur 28 peuvent être envisagés.

Une ménopause à quel âge ?

Impossible de prédire l'âge auquel une femme va entrer en ménopause. Avoir eu ou pas des enfants ou une puberté précoce n'y change rien. Un constat : la moyenne en France est de 51 ans.

Conseil n°4 : Interroger sa mère ou sa sœur aînée

Interroger sa sœur aînée pour savoir à quel âge elle a franchi le cap peut donner une indication sur l'arrivée de sa ménopause.

L'âge de la ménopause est essentiellement déterminé par des facteurs génétiques. En parler à sa mère ou à une sœur aînée pour savoir à quel âge elles ont franchi le cap peut donner une indication.

Conseil n°5 : Accepter L'incertitude

Être ménopausée entre 41 ans et 58 ans est une situation normale. Avant 41 ans, la ménopause est considérée comme précoce et nécessite un traitement hormonal substitutif en prévention des maladies cardiovasculaires et de l'ostéoporose. A savoir : le tabagisme a tendance à avancer l'âge de la ménopause d'un ou deux ans. A l'inverse, l'obésité peut, elle reculer. Une ménopause tardive (après 55 ans) nécessite un suivi gynécologique. Le risque de cancer du sein augmente légèrement du fait de l'exposition hormonale prolongée.

Conseil n°6 : Renoncer au dosage hormonal

Effectuer un dosage sanguin n'est pas utile en préménopause. L’examen clinique est plus fiable : présence ou non de symptômes de la ménopause, arrêt des règles ou pas.

Conseil n°7 :  Attendre un an sans règles

Un an sans règles, c'est la définition que l'Organisation mondiale de la santé donne de la ménopause. Mais, pendant les deux premières années, il peut y avoir un réveil ovarien, avec la survenue de règles, des douleurs aux seins et au ventre.

Bien gérer les symptômes de la ménopause

On pense immédiatement aux bouffées de chaleur. Mais d'autres symptômes peuvent apparaître.

Conseil n°8 : Dédramatiser les bouffées de chaleur

Une soudaine sensation de chaleur sur tout le corps ? La fréquence des bouffées de chaleur est très variable d'une femme à l'autre. 20 % ne ressentent rien. Et si 40 % disent être gênées, seules 10 % sont handicapées par les rougeurs et les sueurs. Le traitement hormonal de la ménopause est le plus efficace contre ces désagréments.

A savoir : les bouffées de chaleur durent en moyenne quatre-cinq ans.

Conseil n°9 : Traiter la sécheresse vaginale

Conséquence de la carence en œstrogènes, la paroi vaginale devient plus fine et plus sensible, ce qui peut rendre les rapports sexuels douloureux. Le gynécologue peut alors proposer un traitement local à base d'œstrogènes, sous forme d'ovule et/ou de crème, à mettre deux ou trois fois par semaine. Les femmes qui ont eu un cancer du sein peuvent l'utiliser sans risque car le passage dans le sang est minime.

Ce traitement redonne de l'épaisseur à I 'épithélium vaginal. Il restaure sa fonction et ses défenses naturelles contre les mycoses. On peut aussi avoir recours à des lubrifiants, mais leur effet est ponctuel.

Conseil n°10 : Problèmes urinaires, oser en parler

La muqueuse vaginale est plus sensible aux attaques bactériennes, d'où un risque d'infections urinaires. En prévention, le traitement proposé est le même que pour la sécheresse vaginale : ovule et/ou crème à base d 'œstrogènes. Quant aux fuites urinaires, elles peuvent survenir ou s'aggraver à la ménopause car les muscles du périnée ont tendance à se relâcher. Ces fuites peuvent être améliorées avec le traitement hormonal de la ménopause (THM), et même avec un traitement œstrogénique local.

Traitement hormonal : le prendre ou non ?

Certaines supportent les signes de la ménopause d'autres ont besoin d'un coup de pouce pour les surmonter.

Malgré toutes les controverses, le traitement hormonal de la ménopause (THM) est le seul qui ait prouvé son efficacité contre les bouffées de chaleur, la sécheresse vaginale, les troubles de l'humeur et en prévention de l'ostéoporose. Son intérêt a été confirmé en 2013 par une conférence de consensus internationale. Le THM augmente légèrement le risque de cancer du sein et d'accident vasculaire. Mais ce risque est faible et diminue avec les traitements transdermiques (gels et patches). Aujourd'hui, on traite une femme sur trois. En dehors des contre-indications médicales, le prendre ou pas est un choix personnel.

Conseil n° 11 : Vous avez droit au THM si :

Plusieurs symptômes de la ménopause vous gênent vraiment et vous aimeriez retrouver votre sérénité. Comment ? A la dose la plus faible, le moins longtemps possible (la durée moyenne de traitement est de trois ans) et de préférence par voie transdermique (gel ou patch). Notre baromètre pour ajuster la dose, c'est le sein. Le THM ne doit pas donner de sensibilité mammaire.

Conseil n°12 : Vous n'avez pas droit

Le THM est contre-indiqué si vous avez eu un cancer du sein ou en cas d'antécédents familiaux. Si vous avez été victime d'un infarctus ou d'un épisode thrombo-embolique (phlébite...), il vous faudra l'aval d'un cardiologue. De même, si vous souffrez de lupus, une maladie immunologique, I 'avis d 'un spécialiste est nécessaire.

Conseil n°13 : Du soja, pourquoi pas ?

En alternative au THM, certaines femmes préfèrent le soja en complément alimentaire. Le soja a un effet œstrogénique partiel, mais il n'a pas fait la preuve de son innocuité sur le sein. La prudence est donc recommandée en cas d 'antécédent de cancer mammaire. En outre, le soja a une efficacité très variable d'une femme à l'autre. On estime que 30 % des Occidentales sont sensibles à ses effets. Les Asiatiques, nourries au soja depuis l'enfance, en tirent plus de bénéfice car leur métabolisme s'est adapté. En France, les autorités sanitaires recommandent de ne pas dépasser un milligramme (mg) d'isoflavones de soja par kilo de poids corporel par jour, soit 60 mg par jour pour une femme de 60 kilos.

Conseil n°14 : Les plantes : un recours

Lin, houblon, gattilier, cimicifuga (actée à grappes noires), trèfle rouge... L'efficacité de ces plantes est très faible. Elles peuvent convenir aux femmes dont les symptômes ne sont pas trop marqués. Mais comme on ne connaît pas leur profil de risque, il vaut mieux les éviter en cas d'antécédent de cancer du sein.

Se sentir bien dans son corps malgré la ménopause

Ce n'est pas le moment de baisser les bras. De nombreuses astuces aident à rester en forme et â lutter contre le vieillissement précoce.

Le poids, grand sujet de préoccupation pendant la ménopause

Prendre des mesures diététicienne du patient

La peur de grossir est la première inquiétude des femmes à la ménopause.

Conseil n°15 : Rester vigilante sur les kilos

En vieillissant, le corps perd du muscle au profit de la graisse.

Nous commençons à perdre de la masse musculaire dès l'âge de 30 ans, à raison de 0,4 kilo par an. Ce Phénomène s'accélère légèrement à lu ménopause. Or, cette masse musculaire consomme l'essentiel de notre énergie. Sans une dépense énergétique supplémentaire, les kilos s'installent. D'où l'intérêt de pratiquer une activité physique et de surveiller son alimentation (voir plus loin).

Conseil n°16 : Surveiller sa silhouette

Après la fin de l'activité ovarienne, la graisse se répartit différemment. Elle se stocke davantage sur le ventre. Or, cette graisse abdominale est un facteur de risque cardiovasculaire (voir le Conseil 31, avec des exercices pour renforcer ses muscles).

Une alimentation anti-âge pendant la ménopause

Pas de régime particulier. L'important, c'est de veiller aux équilibres.

Femme âgée à la consultation diététienne

Conseil n°17 : Conserver son énergie

A la ménopause, beaucoup de femmes manquent de tonus. Les aliments à index glycémique bas (riz et pain complet, quinoa...) permettent de tenir, sans coup de pompe ni fringale, toute la journée. A privilégier aussi, les fruits et légumes antioxydants (riches en vitamines A, C et E, sélénium et zinc), qui ralentissent le vieillissement cellulaire : noix, amandes, pruneau, brocolis, avocat...

Conseil n°18 : Manger du poisson deux fois par semaine

Pour ses qualités nutritionnelles, le poisson doit figurer au menu deux fois par semaine. Riches en oméga-3, saumon, sardine, maquereau, hareng ou truite fumée sont indispensables en prévention cardiovasculaire.

Conseil n°19 : Limiter la viande très cuite

A haute température, les protéines réagissent chimiquement avec les sucres, libérant des substances qui accélèrent le vieillissement. Il est donc conseillé de limiter sa consommation de viande grasse et de privilégier des modes de cuisson "doux" comme la vapeur ou les plats mijotés. Le barbecue : pas trop souvent !

Conseil n°20 : Réduire le sel

Pour réduire le risque d'hypertension artérielle, il ne faudrait pas consommer plus de cinq grammes de sel par jour, l'équivalent d 'une cuillerée à café.

Conseil n°21 : Craquer, c'est permis !

Le chocolat noir contient des polyphénols, des antioxydants naturels, qui aident à lutter contre le vieillissement cellulaire. On peut s'offrir deux carrés par jour à 70 % de cacao.

Le vin, surtout le rouge, contient lui aussi des polyphénols puissants. Pour une femme, la dose à ne pas dépasser est de deux verres par jour.

Comment lutter contre l'ostéoporose ?

L'os est un tissu en perpétuel renouvellement. Or, en début de ménopause, la perte osseuse s'accélère à un rythme de 3 à 4 % par an. L'os étant moins dense, le risque de fracture et de tassement vertébral augmente.

Conseil n°22 : Évaluer ses facteurs de risque

Le Groupe de recherche et d'information sur les ostéoporoses propose sur son site (www.grio.org) un test pour évaluer de risque : antécédents familiaux, fractures osseuses, traitements long à base de corticoïdes...

Conseil n°23 : Sauter, danser, courir...

Les cellules osseuses étant stimulées par les vibrations, les sports comme le tennis, le jogging ou la danse sont très intéressants en prévention de l'ostéoporose.

La marche est également efficace.

Conseil n°24 : Miser sur la vitamine D et le calcium

La vitamine D aide le calcium à se fixer sur l'os. De 1 000 à 1200 mg de calcium par jour sont recommandés, soit trois produits laitiers. A compléter ou remplacer par une eau minérale calcique (Contrex, Hepar...). L'organisme synthétise la vitamine D sur- tout sous l'effet du rayonnement solaire. Une exposition de 15 à 30 minutes par jour suffit. Mais comme l'absorption de la peau est moins efficace avec l'âge, une supplémentation peut être nécessaire (sur ordonnance) : 800 unités internationales (UI) par jour ou 100 000 UI par trimestre.

Une apparence soignée

S'occuper de soi implique aussi de se sentir bien dans son corps.

Conseil n°25 : Prendre soin de ses cheveux

La carence en œstrogènes influe sur la chevelure. Les cheveux s'affinent et peuvent s'éclaircir au sommet du crâne.

Pour ne pas les fragiliser « il vaut mieux éviter les brushings, les défrisages, les bigoudis et les coifftres très serrées. Un traitement local anti-chute, minoxidil à 2 % (en vente libre en pharmacie), est efficace chez une patiente sur trois. Le traitement hormonal de la ménopause va stabiliser la chute des cheveux au bout de six à neuf mois.

Conseil n°26 : Conserver une jolie peau

Le dessèchement cutané, accéléré à la ménopause, favorise les rides. Premier traitement : s'hydrater en buvant 1,5 l à 2 l d'eau par jour. Pour bien nourrir la peau, la crème de nuit doit être plus grasse que la crème de jour. Les massages du visage stimulent aussi la circulation sanguine et aident à prévenir le dessèchement. Lorsqu'on s'expose au soleil, une crème protectrice est indispensable pour éviter de brûler la peau et de voir des taches brunes apparaître.

Le sport, un remède naturel contre les symptômes de la ménopause

L'activité physique a une action bénéfique sur tous les petits soucis de la ménopause. En puisant dans les réserves énergétiques, elle empêche la graisse de se stocker. Elle renforce les muscles. Elle aide à prévenir les maladies cardiovasculaires. « Une femme qui marche trente minutes pur jour, cinq fois par semaine, diminue le risque d'infarctus de 50 %.

L'activité physique stimule les os. Elle n'a pas d'effet sur les bouffées de chaleur, mais elle améliore l'humeur et les troubles du sommeil.

En boostant la sécrétion d'hormones psychostimulantes (cortisol et catécholamines), elle redonne du punch. Enfin, il est prouvé scientifiquement que l'activité physique diminue le risque de cancer du sein de 25 % chez les femmes ménopausées et abaisse de 20 % le risque de cancer du côlon.

Conseil n°27 : Choisir le bon programme

Pour être efficace, il faut prévoir 30 minutes d'endurance, cinq fois par semaine. Ou 20 minutes d'activité physique intense, trois fois par semaine. Et pour compléter, du renforcement musculaire deux fois par semaine. Pour les bras, on peut se servir de Petites bouteilles d'eau comme d'haltères. Trois fois dix répétitions, cela suffit.

Conseil n°28 : Un bilan cardio si besoin

Les femmes qui pratiquent une activité physique peu intense, et qui n'ont pas d 'antécédents de maladies cardiovasculaires, peuvent reprendre le sport sans bilan cardiologique. L’épreuve d'effort    est réservée à ceux qui ont des facteurs de risques (antécédents cardiovasculaires, hypertension...).

Conseil n°29 : Prévenir les douleurs articulaires

De 20 à 30 % des femmes se plaignent d 'articulations douloureuses à la ménopause.

Ces raideurs s'améliorent avec une activité physique régulière.

Conseil n°30 : Doucement sur les abdos !

Certains exercices d'abdominaux sont délétères pour le périnée, ce muscle qui permet de se retenir d'uriner. Tous les mouvements qui consistent à rapprocher les épaules du bassin poussent les organes viscéraux vers le bas et vers l'avant. Il faut, au contraire, chercher à se grandir et rentrer le ventre.

Conseil n°31 : Deux exercices sans risque

On vous montre comme faire travailler ses muscles sans se faire mal.

  • Pour renforcer l'abdomen : asseyez-vous sur le bord d'une chaise. Redressez le dos. Soulevez une cuisse, genou fléchi, le plus haut possible, le dos toujours redressé. Pour augmenter la difficulté, soulevez la jambe tendue.
  • Pour muscler le périnée et les adducteurs : allongez-vous sur le dos, les jambes fléchies. Engagez le bras droit sur la face interne du genou droit. Poussez sur ce bras tout en expirant et en résistant avec la cuisse. Refaites l'exercice sur quatre ou cinq respirations et changez de bras.

Un mental au top pendant la ménopause

Les bouleversements de la ménopause bousculent l'équilibre psychique des femmes mais c'est aussi l'occasion de rebondir, en couple ou au travail.

Conseil n°32 : Relativiser ses baisses d'humeur

Vers 45-50 ans, il y a des remaniements assez profonds chez l’homme. C'est un phénomène naturel de transition, normal, prévisible et nécessaire. Mais, chez les femmes, les transformations physiques rendent encore plus aiguë la conscience que quelque chose se passe.

Certaines femmes, déstabilisées, peuvent tomber dans la déprime. Mais, si le risque de dépression augmente en préménopause, il diminue de 15 % tous les ans après la ménopause.

Conseil n°33 : Ne pas s'affoler en cas de trous de mémoire

Les trous de mémoire sont fréquents dans cette période de transition, sans être inquiétants. La faute, encore une fois, aux modifications hormonales. Des études laissent entendre que la prise du THM pourrait freiner le déclin cognitif et diminuer le risque d'Alzheimer. Mais ce n'est pas formellement démontré.

Conseil n°34 : Sexualité : rien n'est à changer

On pourrait penser que, dans une période de bouleversement hormonal, les femmes modifient leur comportement sexuel. Il n'en est rien. Une étude de l'Inserm (Journal of sexual medicine, octobre 2019) montre que rien ne change sous la couette. Les chercheurs n'ont trouvé aucune différence en termes de pratiques et de satisfaction, chez les femmes actives sexuellement entre 45 et 55 ans, qu'elles prennent ou pas un THM.

Conseil n°35 Réinventer son couple

Avec le départ des enfants, il vu falloir passer d'un couple Parental à un couple conjugal. Comment ré-envisager ce deuxième temps de la vie ? C'est assurément une source de conflit potentiel. Sans compter qu'à lu ménopause, le corps change. Certaines femmes s'interrogent sur leur pouvoir de séduction.

Notre conseil : parler de ses peurs et de ses angoisses. À qui ? À son conjoint bien sûr, mais aussi à son gynécologue ou un psychothérapeute.

Conseil n°36 : Accepter d'évoluer

La ménopause est une « fenêtre de tir » propice au changement. C'est le moment idéal pour se poser des questions de fond j'en suis dans mon statut de mère et d'épouse. Sur le plan professionnel, suis-je là où je voudrais être ? Qu'est-ce que j'aimerais vivre à partir de maintenant ?

Conseil n°37 : prendre soin de soi

C'est le moment de faire le point car le temps est « compté ». C'est vraiment le moment de s'occuper de soi ! ».

Conseil n° 38 : Gardez confiance en vous !

couple âgé parle de la ménopause dans le lit
Passer sereinement d'un couple parental à un couple conjugal avec le départ des enfants implique de confier ses peurs et ses angoisses à son conjoint, bien sûr, mais aussi à son gynécologue ou un psychothérapeute.

Les femmes ne ressentent pas la ménopause comme le début de la vieillesse, mais comme un marqueur dans leur vie féminine. Or, la société associe cette période à la pathologie et à la dégradation du corps. Du coup, elles se sentent en décalage. Dans le même temps, elles vivent des transformations corporelles (prise de poids...). Il faut leur montrer que tout cela n'est qu'une construction sociale. J'ai envie de leur dire : gardez confiance en vous !

Préserver sa santé pendant la ménopause

Dépistage et prévention, deux consignes majeures pour rester en forme

La ménopause, les femmes perdent l'avantage qu'elles avaient par rapport aux hommes sur le plan cardiaque.

Conseil n°39 : Faire attention à sa fatigue et ses nerfs

La protection naturelle que leur conféraient les œstrogènes a disparu. Leur risque cardiovasculaire rejoint celui des hommes cinq à dix uns après la ménopause. Il faut en prendre conscience.

Conseil n°40 : Il faut anticiper !

D'autres clignotants virent à l'orange : fatigue, sommeil perturbé, augmentation du risque de cancer... D'où l’importance d’anticiper !

Conseil n°41 : Éviter la fatigue

Une petite baisse de régime est normale. Mais il ne faut pas la laisser s'installer. Lorsqu'on est fatiguée et déprimée, on dort mal. On mange Plus et on prend du poids. C'est la porte ouverte au syndrome métabolique. Ce syndrome, bête noire des cardiologues, fait le lit de l'obésité, du diabète et de l'hypertension artérielle.

Conseil n°42 : Mesurer son tour de taille

La graisse abdominale est un bon indicateur de ce syndrome métabolique. A 50 ans, le tour de taille d'une femme ne devrait pas mesurer plus de 88 centimètres selon certains docteurs.

Conseil n°43 : Prendre sa tension

Une femme sur deux est hypertendue à la ménopause. L'hypertension artérielle est le premier facteur de risque d'accident vasculaire cérébral

Notre conseil : prendre sa tension avec un appareil d'automesure validé. C'est particulièrement important pour les femmes qui ont été victimes de pré éclampsie ou d 'hypertension artérielle lors d'une grossesse.

Conseil n°44 : Faire un bilan sanguin

A la ménopause, le "bon" cholestérol baisse et le "mauvais" augmente. D'autres perturbations métaboliques apparaissent : augmentation de la résistance à l'insuline (donc du risque de diabète) et des triglycérides. Pour faire le point, un bilan sanguin s'impose.

Des règles simples d'hygiène de vie (activité physique...) aident à équilibrer ces différents paramètres.

Conseil n°45 : Ne pas négliger les palpitations

Parfois le cœur s'emballe, une sensation désagréable qui dure quelques secondes. Ces palpitations font partie, avec les bouffées de chaleur, des troubles climatériques de la ménopause. Elles sont le signe d'une hyperactivation du système nerveux sympathique. Les femmes qui y sont sujettes ont un plus haut risque cardiovasculaire que les autres. Ces palpitations peuvent cacher une fibrillation auriculaire, une apnée du sommeil ou un problème thyroïdien.

Conseil n°46 : Retrouver le sommeil grâce au yoga

Femme mature, faire des exercices d’yoga à la maison
Activité physique tout en douceur, le yoga a une réelle efficacité antistress et aide à retrouver le sommeil.

Avec Ie yoga, on travaille pour soi et on regarde les choses avec plus de sagesse et de recul. Des scientifiques américains ont démontré que le yoga aide à retrouver le sommeil et à réduire les insomnies.

Conseil n°47 : Se faire dépister

A partir de 50 ans, les femmes sont invitées tous les deux ans au dépistage du cancer du sein. Cette mammographie est prise en charge par la Sécurité sociale. Un autre courrier concerne le dépistage du cancer du côlon, par une recherche de sang dans les selles. Un test gratuit, lui aussi, à renouveler tous les deux ans entre 50 et 74 ans. En France, hélas, la participation est assez peu élevée (53 % pour le dépistage du cancer du sein, 31 % pour le cancer du côlon).

Conseil n°48 : Faire un bilan ophtalmo

On constate une modification de la qualité du film lacrymal, à la ménopause. Cette sensation d'œil sec s'accompagne d'une plus grande sensibilité à la pollution, au vent, au soleil ou à la climatisation, et cela rend l'œil plus sensible aux infections.

femme agé en consultation chez l'ophtalmo
Une visite chez l'ophtalmologiste tous les deux ans est conseillée, notamment pour mesurer la tension oculaire en prévention du glaucome.

Nos conseils :

  • Humecter régulièrement les yeux avec un collyre sans conservateur.
  • Humidifier l'atmosphère avec un appareil électrique diffusant de la vapeur d'eau ou avec des plantes vertes.
  • Adopter des lentilles à haut pouvoir de diffusion de l'oxygène.

Une visite chez l'ophtalmo tous les deux ans est recommandée. Pour faire le point sur la presbytie qui survient vers 45 ans, plus ou moins deux ans pour vérifier l'acuité visuelle, mesurer la tension oculaire en prévention du glaucome et surveiller le cristallin en prévention de la cataracte.

Conseil n°49 Migraine : ça s'améliore !

Les crises s'atténuent, passée la cinquantaine, particulièrement chez les femmes qui souffraient de migraine pendant les règles. Attention, les maux de tête ont tendance à persister chez les femmes qui prennent un THM ! Celui-ci est déconseillé en cas de migraine avec aura, à cause d'un sur-risque cardiovasculaire.

Conseil n°50 : Surveillez votre asthme

A la ménopause, le profil de l'asthme change. Parfois, il s'améliore, d'autres fois, il s'aggrave, surtout chez les femmes en surpoids, qui fument ou qui prennent un THM. Ce dernier n'est pas contre-indiqué, mais sa prescription doit être discutée entre le pneumologue et le gynécologue.

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